LE BILAN PIOLLE FAIT ÉCLATER LA GAUCHE

L’abandon des quartiers et du social pèse lourd dans le bilan Piolle. L’arrogance, la suffisance manifestée pendant 6 ans produit des effets délétères. Chez les Insoumis de Mélenchon faut-il que l’attrait de la gamelle municipale soit forte pour tenir avec une politique aussi décriée. Elisa Martin craint le suffrage universel direct.

LES JEUNES INSOUMIS, GÉNÉRATION.S QUITTENT LE NAVIRE

Les jeunes Insoumis, en quittant le navire les premiers, ont montré la voie. Maintenant c’est le groupuscule Hamon qui part avec armes et bagages : les instances nationales avaient donné l’ordre d’alliance avec Piolle dont ils ne veulent pas. Maxime Gonzalez, responsable départemental de Génération.s 38, Mallory Tetu et Lucas Duchaine se réfugient chez Olivier Noblecourt (PS) la roue de secours de Piolle pour le second tour.

“PAS DE DIMENSION SOCIALE CHEZ PIOLLE”

L’écologie ne peut pas aller sans la dimension sociale. Ce qu’on ne retrouve pas chez Piolle” répètent-ils publiquement dans le DL. Pour contrer cette saignée Eric Piolle, lui , entend piquer Maxence Alloto, Marie-Jo Salat (PS) à Olivier Noblecourt. Un véritable pugilat.

NOBLECOURT : “IL AVAIT ABANDONNÉ GRENOBLE et LE PS”

La bataille des gauches fait rage. Piolle tire à boulets… rouges sur Noblecourt :  “Il avait abandonné Grenoble, le parti socialiste, et son mandat municipal pour rejoindre le gouvernement de Macron dès juin 2017″ tape le parti dans un communiqué publié par le DL (16/10). Poursuivant : “Olivier Noblecourt et Émilie Chalas se marchent sur les pieds à Grenoble en tentant d’enfiler le même déguisement de centre gauche”. Pas de quartier.

UNE LUTTE POUR DES PARTS DE MARCHÉ

Cette bataille rangée se déroule à livre ouvert devant des grenoblois ébahis. La lutte pour la part de marché de la gauche est engagée, sans merci mais sans conviction sur le fond.

NOBLECOURT : LE CLIENTÉLISME COMME VALEUR AJOUTÉE

Les uns sont avec Noblecourt contre l’insupportable Piolle, les autres avec Piolle car ils connaissent Noblecourt qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau : la même suffisance, le même dédain cumulés, les mêmes tartufferies. La seule “valeur ajoutée” de Noblecourt est le vieux clientélisme socialiste des quartiers qui a fait les beaux jours de Destot, le malheur de J.Safar et des populations concernées.

UNE IMPOSSIBLE ADDITION DES ÉLECTORATS

Mais avec une telle campagne de rue entre eux, il est impossible que l’addition des deux électorats s’effectue au second tour comme nous l’avions annoncé dès le départ. Les haines sont trop recuites et les oppositions de personnes trop fortes. Le partage prévu des postes n’y suffira pas.

UNE GAUCHE DE CONVICTION à 7 %

La présence d’une gauche de conviction autour de Guy Tuscher et de différents collectifs qui avaient fait confiance à Piolle en 2014 peut aussi bouleverser la donne : créditée de 7 % dans le sondage publié, elle pourrait profiter de cette confusion pour tirer son épingle du jeu et atteindre ou dépasser les 10%.

UNE ÉGALISATION RELATIVE DES 3 GAUCHES

Le point de départ de 32 % à Piolle, 11 % au PS, 7 % à l’autre gauche devrait bouger fortement au vu de ces affrontements. Une égalisation relative est en route dans des proportions inconnues évidemment. Mais à coup sur d’abord au détriment de Piolle cible aisée qui se prête aux flèches par ses positions extrêmes, incohérentes et ses résultats calamiteux.

PAS UNE BONNE NOUVELLE POUR E.CHALAS

Mais ce n’est pas une bonne nouvelle non plus pour Emilie Chalas (LREM) qui avait choisi un positionnement à gauche toutes avec le bon vieux raisonnement des boutiquiers de la politique : Grenoble se gagne à gauche, l’électorat est bête, captif, il faut lui dire ce qu’il veut entendre. Elle va perdre sur cette marge de gauche qui faisait partie de ses 18 % si fragiles. N’oublions pas qu’elle été créditée de 25 % des voix dans le sondage LREM de juin dernier. La chute ne devrait pas s’arrêter d’autant que son démarrage diésel de campagne montre qu’elle est très à la peine. L’absence d’ancrage est mortel dans une municipale.

O.NOBLECOURT (PS) AU POUVOIR LOCAL DEPUIS 1995

Toute cette tambouille est en train de s’effondrer car les grenoblois ont bien compris que le seul intérêt qu’on leur reconnait est l’intérêt électoral ! Olivier Noblecourt est au pouvoir local depuis… 1995 comme membre du cabinet Destot, Adjoint au Maire, suppléant et maintenant exécutant du gouvernement d’Edouard Philippe. Un air plutôt vicié.

LE BILAN de la “CONTINUATION” EST CONNU

Il s’agit -comme le dit Eric Piolle pour lui-même et son programme- de la “continuation”… Sauf que les grenoblois mesurent avec lucidité le bilan de cette “continuation”. Surtout tous ceux qui s’appauvrissent.

LES GRENOBLOIS VEULENT RESPIRER UN NOUVEL AIR

Ils demandent effectivement de respirer un nouvel air. Mais celui-ci nécessite un projet disruptif avec ce qui a été conduit jusque-là. Ici le bât blesse lourdement. Ici gît la limite de toutes les tentatives d’enfumage.

DES ADHÉSIONS SUR LA BASE D’UN PROJET

Cadres du privé, mères de famille, militants de quartier, chercheurs qui rallient le collectif de la société civile actuellement en nombre le font sur la base d’un projet auquel ils adhèrent. A la définition duquel ils veulent participer.

UN BESOIN D’EXPÉRIENCE et de COURAGE

Pour eux Alain Carignon est l’un des outils de la réalisation de ce projet pour Grenoble, par lequel il faut passer car son ampleur a besoin d’expérience et de courage. Ces éléments de fond renversent la baraque.

E.PIOLLE SUSCITE UNE BATAILLE DE CHIFFONNIERS

Face à la cacophonie engendrée par la bataille de chiffonniers que suscite Eric Piolle, le collectif de la société civile incarne une fraîche authenticité qui n’a pas peur d’afficher des convictions précises pour Grenoble. Ça fait toute la différence.

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