E. PIOLLE CÉDERAIT LA MAIRIE au PS EN ÉCHANGE de la MÉTRO

Voilà un rendez-vous parisien qui ne fera pas l’objet d’un tweet laudateur comme sa rencontre si impromptue avec un SDF dans le Métro

Lors de son déplacement à Paris Eric Piolle a rencontré Olivier Faure le patron du PS canal historique afin d’envisager avec lui une alliance. Ce que nous avions annoncé depuis un moment dans le scepticisme général a été sérieusement évoqué entre eux deux. Eric Piolle, abandonné par ses soutiens, n’est plus en capacité de se représenter tant le rejet est fort. De plus les affaires judiciaires à venir en septembre assombrissent un peu plus son horizon.

E.PIOLLE ENVISAGE DE RENONCER à SE PRÉSENTER

Eric Piolle a envisagé de renoncer à se représenter à la mairie de Grenoble et comme tête de liste en échange de la présidence de la Métro. Il figurerait en N° 3 sur la liste conduite par le PS. Tout le monde serait gagnant : le PS reprendrait la mairie, Piolle garderait du pouvoir sans plus avoir à rendre des comptes à ces ploucs de grenoblois qu’il ne supporte plus (et qui le lui rendent bien).

UN VRAI CONTE DE FÉE ÉLECTORAL

Un vrai conte de fée électoral sur le dos des grenoblois et de Grenoble. Peu importe que tout le monde aille à Canossa, fasse le contraire de ce qu’il a dit jusque là ! On sombre dans la plus grande politicaillerie qui soit afin de sauver les postes. De tels conciliabules en disent très long sur l’état de panique des élus locaux : ils sentent le vent du boulet.

Olivier Faure l’a évidemment renvoyé sur les instances locales avec lesquelles il doit dialoguer pour savoir si ce montage est possible. Un contact doit avoir lieu très prochainement. Au passage on mesure le poids de Christophe Ferrari (PS repenti) que l’ex rue de Solferino passerait aussi facilement en pertes et profits

LE GRAND TIMONIER COURT APRÉS LE PS

Voilà donc le Grand Timonier qui avait dénoncé le vieux parti socialiste comme un “syndicat d’élus” qui a chevauché successivement toutes les casaques -la dernière étant Benoit Hamon pour lequel il a vraisemblablement voté aux Européennes- contraint de discuter avec Marie-Jo Salat et Maxence Alloto les représentants locaux du PS

Manque plus qu’Eric Piolle au milieu : les élus locaux PS et Verts/Ades ne pensent qu’à sauver les postes

LE NAUFRAGE DE L’ENTRÉE DANS LE XXI ème SIÉCLE

En arriver là pour celui qui faisait entrer Grenoble dans le XXI ème siècle en dit long sur son naufrage. C’est pas la grande montée en gamme triomphante.

Le fameux “arc progressiste” des gauches qu’Eric Piolle appelle de ses voeux sur tous les tons derrière son panache plus très blanc rétrécit au lavage. Car l’entrée du PS canal historique solderait la sortie des Insoumis d’Elisa Martin. On voit mal Mélenchon s’allier à Olivier Faure pour les beaux yeux d’un Maire qui s’est mis tout seul sa ville à dos. Et donner la Mairie au PS.

Alain DONTAINE CONDUIRAIT LA LISTE DES INSOUMIS

C’est Alain Dontaine qui avait été ridiculisé par Eric Piolle dans le dossier des Théâtres qui conduirait la liste des Insoumis : ce n’est pas une très bonne nouvelle pour le Maire sortant.

LA FUITE DÉSASTREUSE DU VILLAGE OLYMPIQUE

Plus Eric Piolle voit son champ des possibles se réduire comme peau de chagrin plus il s’énerve et se révèle tel qu’il est. L’épisode de sa fuite de la réunion de quartier du Village Olympique laissera une marque indélébile sur sa personnalité. Celui du SDF rencontré dans le Métro qui démontrait son humilité, son attention aux autres ce dont il n’a jamais fait preuve avec les grenoblois est tout aussi désastreuse pour son image. L’électeur pardonne tout, sauf l’insincérité flagrante.

M.CHAMUSSY A DÉJA PERDU 50 % DE SES TROUPES

Mais les canards sans tête sont partout dans la classe politique locale. Ainsi dans le “Dauphiné” d’hier (12/6/19) Matthieu Chamussy (LR repenti) qui était deux, a déjà perdu 50 % de ses troupes. Stéphane Gemmani (girouette) a disparu. Chamussy n’est d’ailleurs pas questionné sur ce point par JB Vigny le journaliste du DL. Pourtant leur “alliance” avait fait l’objet d’une page du même journal en novembre dernier, ce qui soulignait l’importance de l’événement politique(!). Les mêmes accuseront Alain Carignon de faire du buzz pour rien…

CHACUN ADDITIONNE LES MÊMES ET ARRIVE à 50 %

Mais lui aussi en est pour “l’arc progressiste”. Comme celui de Piolle cet arc sans flèches représente “50% des Grenoblois” (!). Chacun ajoute des navets aux choux (les mêmes !) et arrive au résultat de sa tambouille. Car on raisonne en boutiquier chez ces gens là. Un Matthieu Chamussy qui avait réussi en 2014, en pleine vague bleue, à faire le plus mauvais score historique de la droite à Grenoble est spécialiste des additions. Comme si les grenoblois étaient prisonniers d’appartenance et incapables de s’en libérer aux municipales pour juger d’un projet et des hommes en capacité de le porter.

MAINTENIR L’IMMOBILISME et FAIRE RECULER la MÉTROPOLE

D’ailleurs Chamussy présente un “projet” pour Grenoble qui ne dérange personne. Reconnaissons qu’il ne retient pas la proposition géniale de Stéphane Gemmani d’un Maire tous les deux mois, lui permettant de l’être une fois ! Mais pas de risque que qui que ce soit retienne quoi que ce soit du “projet” Chamussy réfléchi 20 ans dans l’opposition. Un robinet d’eau tiède qui maintiendrait l’immobilisme et continuerait à faire reculer la Métropole. D’ailleurs on comprend bien qu’il n’a aucune importance. Pourquoi changer une politique qui échoue ?

LE PLUS PETIT DÉNOMINATEUR COMMUN DERRIÉRE LREM

Dans le plus pur style de la III ème République il accepte le plus petit dénominateur commun entre MM Six (LREM) S.Gemmani, Ph .de Longevialle (app PS) et tout transfuge qui les rejoindrait pourvu qu’il ait bien prouvé n’avoir jamais rien fait dans ses postes précédents et établi n’avoir laissé aucune trace de rien. Mais il est tout de même gêné aux entournures de devoir “s’aligner derrière le candidat désigné par Paris (DL du 12/6/19). Car même s’il a déjà décidé de se ranger derrière LREM, pour ne pas affronter le risque de se compter, la couleuvre est dure à avaler pour les tenants officiels d’une “démarche citoyenne.” (!).

METTRE FIN à L’ASPHYXIE DE L’AGGLO : DU POPULISME !

M.Chamussy s’insurge aussi contre les projets d’Alain Carignon. Pensez donc! Le collectif de la société civile voudrait notamment mettre fin à l’asphyxie de l’agglomération devenue la 5 ème de France la plus embouteillée. C’est une “forme de populisme” (!). Accepter que Grenoble devienne demain par exemple la 1ère de France la plus embouteillée (après la 1ere pour l’insécurité et la 1ere pour la baisse de la valeur des biens) serait par contre une manière d’assumer ses responsabilités !

UNE DIGNITÉ D’ÉLUS QUI NE L’ONT JAMAIS ÉTÉ

A force de siéger dans des commissions inutiles et de se promener de bureaux en bureaux, en pleine connivence avec les pouvoirs locaux, des élus locaux se drapent maintenant dans une sorte de dignité d’élus qu’ils n’ont, de fait, jamais été. Ils préviennent : toute solution proposée aux problèmes qu’ils ne savent pas résoudre s’apparente à du populisme.

COMME SI TOUT ÉTAIT FIGÉ , IMMOBILE

Ainsi Alain Carignon qui a conduit les études et la réalisation des deux premières lignes de Tram après un référendum exemplaire ne pourrait pas passer à l’aprés-Tram. Comme si les structures, les financements, les modèles de 2019 étaient définitivement figés.

Grenoble doit redevenir pionnier, doit redevenir premier” a lancé sur Telegrenoble Alain Carignon en expliquant comment et par quels moyens.

GRENOBLE MÉRITE MIEUX QUE LA MÉDIOCRITÉ

Les Grenoblois savent que leur ville mérite mieux que cette médiocrité. En installant le Tramway, en obtenant le Synchrotron contre Strasbourg, l’implantation de ST Micro à Crolles face à l’Italie candidate -ce sera la naissance de la filière aux 15 000 emplois dans l’agglo- en réussissant à gagner le nouveau Musée de Peinture et le déblocage de l’autoroute Grenoble/Valence deux dossiers impossible, attendus depuis 20 ans par toutes les municipalités qui se succédaient, Alain Carignon et ses équipes ont prouvé que le meilleur était possible pour Grenoble.

UNE CLASSE POLITIQUE LOCALE ARRIÉRÉE

Le collectif de la société civile veut renouer avec ce meilleur. La peur saisit la classe politique grenobloise plus arriérée que jamais. Au contraire de ce qu’elle proclame, elle n’a pas intégré l’explosion produite par l’élection d’Emmanuel Macron qui a rendu leur liberté de choix aux citoyens.

RECRÉER DE LA VALEUR à PARTAGER

Le fort mouvement de la société civile qui s’engage sur des projets novateurs pour sortir Grenoble de la crise, recréer de la valeur à partager est en train de bousculer l’ordre établi.

NE RESTE QUE LA POLITICAILLERIE

Ce mouvement sacrifie au passage une génération qui depuis un quart de siècle a bénéficié de toutes les opportunités pour lancer des idées, anticiper sur son époque, tracer un avenir pour Grenoble. En aucune circonstance cela a été le cas et aujourd’hui il ne lui reste que la politicaillerie.

E.CHALAS : “NI PIOLLE NI CARIGNON, PAS UN PROJET”

Le “ni Carignon, ni Piolle” parait un peu court sur pattes je ne crois pas que le “Ni Piolle ni Carignon” constitue un projet en soi.»(!) reconnait même la Députée (LREM) Emilie Chalas .

LA GUEULE DE BOIS ÉLECTORALE

Au-delà de la présentation médiatique bienveillante de ces gesticulations, la cruelle absence de fond et des grenoblois dans le débat avec eux est des plus apparente à chaque étape. Ceux qui devraient se réveiller avec la gueule de bois électorale ne sont pas ceux que l’on croit.

Soutenez le collectif : partagez cet article et faites découvrir le site à vos proches !

Add a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *