F. BORDRY : “UN VISITEUR N’EST PAS TOUJOURS ADMIS…”

« Accompagner le renouvellement des équipes … » annonçait notamment Eric Piolle dans ” le nouveau contrat avec les acteurs culturels de la ville ” (!). Citant notamment le Théâtre de St Marie D’en Bas ou il s’agissait de faire la peau de Diden Berramdane le créateur qui déplaisait, les Théâtres en général, le CNAC-Le Magasin…

Ces règlements de compte ont été des échecs complets.

ST MARIE D’EN BAS: E.PIOLLE VIDE CELUI QU’IL A INSTALLÉ ….

A St Marie D’en Bas le remplaçant de D.Berramdane a été vidé par ceux qui l’avaient installé unilatéralement: “les musiques créatives du sud”, dirigée par le compositeur et chanteur Antonio Placer. La municipalité aurait “découvert” 100 000 € de subventions non justifiées !

L’OFFRE DE SPECTACLE VIVANT RÉDUITE

La prise en mains directe de la programmation des Théâtres par les élus ( !) et l’éviction du collectif le Tricycle qui les gérait s’est effectué dans la douleur, les manifestations et l’opération est un fiasco : l’offre de spectacle vivant aux grenoblois a été réduite.

BIFURK et “LE CIEL”: DÉCISIONS DE PIOLLE ANNULÉES

Le chef Marc Minkowski qui était dans le viseur a résisté à la suppression totale de la subvention “Musiciens du Louvre” mais Grenoble a perdu en image. MC2 a tangué avec la baisse des subventions mais le vaisseau a établi un équilibre de la terreur. La majorité municipale Rouge/Verts était devenue trop faible pour l’affronter.

La prise en mains a été partout brutale et l’échec tout aussi retentissant: à la Bifurk et au “Ciel” , le licenciement des deux salariés qui déplaisaient et la dissolution de la Régie RC2 sont annulés par le tribunal.

RUE 89 :« LE DUO PIOLLE/BERNARD FAIT L’UNANIMITÉ CONTRE LUI »

La liste du cercle des festivals disparus est impressionnante.

Si Rue 89 -pour qui «  le duo Piolle/Bernard fait l’unanimité contre lui »-  a établi un bilan partiel accablant , “le Magasin” a été omis de la liste. Il est pourtant  en bonne place dans la politique municipale : son directeur réputé, très apprécié dans son domaine de compétence Yves Aupetitallot a été lui aussi la victime de la vindicte municipale .

B.JOSSE ( le Magasin) LA TOTALITÉ DE L’ÉQUIPE LICENCIÉE !

Depuis l’arrivée de  Béatrice Josse  la totalité de l’équipe qui était en place a été licenciée (rupture conventionnelle, licenciement économique,…) ou a démissionné, 13 personnes au total. Aucune institution grenobloise n’a connu un tel ménage social .

LE MAGASIN” : ON EST PASSÉ DE L’ŒUVRE à la SECTE

C’est ce qu’Eric Piolle appelle «  accompagner le renouvellement des équipes … »( !). Un cynisme à toute épreuve. Le résultat est au-delà de toute désolation. On est passé de l’œuvre à la secte. Une institution, le Centre National d’Art Contemporain ( CNAC) dont la création de haute lutte sous la municipalité Carignon, qui était devenu l’un des phares de la confrontation culturelle à Grenoble , au retentissement national ,a été dévoyé au service d’une idéologie fermée sur elle-même. Une institution assassinée par les Rouge/Verts

J.POMMERAT :  «LA CULTURE à GRENOBLE FAIT HONTE AUX VERTS »

Pas de chance pour Eric Piolle. Ici aussi ceux qui font autorité établissent son bilan. On se souvient du metteur en scène Joël Pommerat pour qui « la culture à Grenoble fait honte des Verts ».

Pour “le Magasin” c’est François Bordry qui s’y colle. En art contemporain il vient de succéder à Bernard Faivre d’Arcier à la présidence de la Biennale de Lyon (comprenant celle d’art contemporain et celle de la danse).  Il est aussi président de  l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris (depuis 2007), ainsi que l’Ecole nationale supérieure d’Art de Bourges (depuis 2010). Il a été aussi l’attaché de presse de Simone VEIL, Présidente du Parlement européen de 1979 à 1982.

F.BORDRY ATTAQUE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION

François Bordry a livré directement au dernier conseil d’administration du Magasin la sentence sans appel des acteurs de la vie culturelle sur cette dérive sectaire, groupusculaire qui est l’ADN de la municipalité Piolle. Voici son intervention :

« J’ai suivi depuis longtemps le travail accompli par Béatrice Josse au FRAC Lorraine, à Metz, mais là-bas, même avec son radicalisme qui est sa marque de fabrique, elle confrontait le visiteur à des oeuvres.
« J’imagine que je ne suis pas le seul, ici, à partager les valeurs de l’universalisme républicain, qui s’honore à laisser de l’espace pour que puisse s’exprimer une approche radicale de l’art comme celle qu’a développée là-bas, avec cohérence, Béatrice Josse.

D’INTERMINABLES FORUMS DE DISCUSSION”


« Or, je constate malheureusement que, depuis plus de deux ans, l’éventuel visiteur du Magasin est invité essentiellement à d’interminables forums de discussion,(1)  alors que, dans un centre d’art, le visiteur s’attend d’abord à être confronté à des œuvres

«   CELA ME RAPPELLE BEAUCOUP DE SOUVENIRS »

.
« Si cela me pose problème, c’est que cela me rappelle beaucoup de souvenirs : étudiant à Nanterre de 1967 à 1970 (et pas forcément du côté des réactionnaires puisque j’étais délégué permanent du Conseil de faculté auprès du Doyen Ricoeur), j’ai été abreuvé nuit et jour de discussions freudo-marxistes interminables, au cours desquelles tout interlocuteur qui osait émettre la moindre suggestion était immédiatement stigmatisé par des propos violents et idéologiquement totalitaires, du genre : “D’où parles-tu camarade ?”

«  EN NON MIXITÉ MEUF-GOUINES-TRANS »


« Ici, d’ailleurs, un visiteur n’est pas toujours admis
: parfois, il faut d’abord être invité puisque certains ateliers, sous le titre alléchant “Inventer des futurs désirables”, se tiennent “en non-mixité meuf-gouines-trans” ou en “mixité choisie: lesbiennes, bies, hétérosexuelles, trans”…

«  DES DISTINCTIONS INTOLÉRANTES  »


« C’est loin d’être anecdotique et il convient d’aborder ce problème au fond : ces distinctions intolérantes ne peuvent que heurter ceux qui, comme moi -et, j’espère,comme certains d’entre vous- prônent avant tout des valeurs de partage, de dialogue et de respect.
« Ce sont précisément ces valeurs qui nous font veiller tous les jours à écarter avec obstination toute forme de discrimination et d’intolérance et à brandir comme postulat qu’il existe une nature commune à tous les êtres humains par-delà leurs différences.

«  IL N’EST PLUS QUESTION DE LIBÉRER LES INDIVIDUS»


« Chez les artistes, combattre les oppressions, lutter contre toutes les souffrances et les misères humaines, est l’un des ressorts principaux de leur action créatrice. Mais, ici, on a parfois l’impression que c’est l’oppression elle-même qui constitue l’individu. Comme le dit très bien le sociologue Laurent Dubreuil, “l’oppression est elle-même fondatrice de l’identité”.
« Il n’est donc plus question de libérer les individus de cette oppression, puisqu’ainsi on les assigne à une place définie et immuable dans une société fermée qui est vue comme étant une structure de domination.

« ATTISER LES CLIVAGES ET ALIMENTER LES POPULISMES »

« On aboutit ainsi au résultat exactement contraire à celui qui est revendiqué et qu’on prétend combattre : on construit une société où “tout le monde se pense aujourd’hui lésé dans son identité”, et cette posture ne fait qu’attiser les clivages culturels et ne peut qu’alimenter les populismes.

« COMME AUX USA , UN NOUVEL ORDRE MORAL »

« Cette idéologie n’est pas une idée neuve : elle traîne et se développe aux Etats-Unis depuis les années 1970 et finalement on construit un nouvel ordre moral qui recycle les luttes sociales en luttes catégorielles, identitaires et victimaires.
« A mon sens aussi, participe de ce même mouvement l’écriture inclusive, qui fleurit maintenant au Magasin (sauf, bizarrement, quand on y parle d’ateliers “en non-mixité” ou “en mixité choisie”), car elle s’attaque à une langue française prétendument “genrée”…

«  LA DÉNONCIATION ET LE PROCÉS »

« Je ne peux pas laisser passer sans réagir ce qui ressemble finalement à une croisade, qui remplace la culture du respect de l’homme et de la femme par une rhétorique de la victimisation, qui entraîne elle-même une rhétorique de la culpabilité, de la dénonciation et du procès.

A.MNOUCHKINE : « UN ÉTAT DE CONFUSION MENTALE «  


« Permettez-moi de citer Ariane Mnouchkine, qu’on ne peut soupçonner d’être une fieffée réactionnaire et qui défend toujours avec passion la liberté de création artistique. Elle dit dans une interview récente: “Nous sommes dans un état de confusion mentale, une perte totale de confiance en ce qui représente la République”.

« LE CNAC EST LA POUR ÊTRE MIS EN PRÉSENCE DES ŒUVRES  «  

« Je résumerai mon propos en conclusion : un centre d’art, Magasin compris, ne doit pas se contenter de discussions théoriques. Il existe pour permettre aux visiteurs d’être mis en présence des oeuvres, de découvrir le travail des artistes, de s’y confronter, souvent de s’y reconnaître, pour pouvoir ensuite -mais ensuite seulement- dialoguer et partager. »

UN DISCOURS DATÉ, RIDICULE , TRÉS RÉACTIONNAIRE

Que ceux qui jugent «  Grenoble, le changement » trop systématique lisent ce texte. Ils comprendront que la matrice de la municipalité Piolle est bien sa  culture totalitaire.. Elle ne veut accorder aucun espace a qui ne pense pas comme elle. Elle a fait disparaître au Magasin la création artistique même, au profit d’un discours idéologique daté, ridicule et finalement très réactionnaire puisqu’il habille un nombrilisme exacerbé en lutte sociale. Eliminant les vraies.

MARIANNE : « LE LABO-ÉCOLO PROGRESSISTE PREND L’EAU  « 

Par pan entiers le bilan de la municipalité passe dans un scanner qui ressemble à une sulfateuse. «  Marianne «  a jugé que le bateau municipal  « prend l’eau » en se penchant sur ses pratiques délétères pour tuer toute participation citoyenne indépendante.

C.BERNARD ( Verts/Ades) MAINTENUE PAR E.PIOLLE

Le secteur culturel est en train d’y passer en entier. La malheureuse Adjointe Corinne Bernard ( Verts/Ades) est – selon Rue 89- retournée à Clelles pour y retrouver le repos de Chef de Gare ou il ne passe pas de trains. Eric Piolle n’aurait jamais dû , par vanité personnelle l’ayant choisie, la maintenir contre vents et marées. Elle n’est pas la seule aux abris. Martine Jullian l’adjointe au patrimoine a officiellement abandonné ses fonctions. Mais beaucoup d’autres ont disparu des radars et se terrent. Ne demeure au pouvoir local qu’un clan très réduit et souvent intéressé.

GRENOBLE N’EST PAS DANS LES 15 VILLES ÉCOLOS de FRANCE !

Dans une fuite en avant éperdue Eric Piolle tweete a tout va sur le Ceta, le désarmement, le changement climatique… Tout ce qu’il ne peut pas ou ne fait pas.

Cruellement à la fin de son mandat, il est maintenant établi que Grenoble ne figure pas dans les 15 villes les plus écolos de France. Sur la base de critères publics et transparents. Avec le témoignage de François Bordry qui dit mieux ?

( 1) on se souvient qu’Eric Piolle était comme entré en lévitation au Magasin

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