CULTURE : LA BÉRÉZINA MUNICIPALE

En matière culturelle le mandat d’Eric Piolle ne sera qu’un long chapelet d’échecs égrainés au fil des années.

Depuis l’affaire des bibliothèques qui a eu pour conséquence de faire de Grenoble la lanterne rouge de la lecture publique jusqu’à l’affaire du Théâtre de St Marie d’En Bas quartier Très Cloîtres, Eric Piolle aura tout fait faux.

LE CIEL, le THÉÂTRE, LE CNAC….

Il y aura eu également les menaces sur “le Ciel” la salle des musiques nouvelles créée par la municipalité Carignon, la suppression du théâtre privé au théâtre municipal, la municipalisation du CNAC/Magasin devenu le porte parole d’une idéologie au détriment de la création.

O.BERTRAND, C.BERNARD, E.PIOLLE : SECTARISME et INCOMPÉTENCE

Entouré du sectaire Olivier Bertrand (Verts/Ades) chargé de l’animation qui exprime de plus en plus souvent son désaccord avec le Maire et de Corinne Bernard (Verts/Ades) pour la culture qui aurait du être déchargée immédiatement de ce rôle, Eric Piolle a démontré son absence d’empathie et d’intérêt pour un secteur clef de la ville.

OBJECTIF : COUPER DES TÊTES

Pour le clan Avrillier/Comparat qui avait mis ce secteur important sous sa coupe avec ses deux élus le fiasco sera également indélébile.

La principale préoccupation aura été de couper les têtes quand cela était possible ou de mettre à l’écart tous les acteurs de la culture et de l’animation qui avaient eu le tort d’exister avant leur arrivée sans leur prêter allégeance anticipée !

J.POMMERAT : “la culture à Grenoble fait honte aux Verts”

Dans une retentissante tribune à “Libérétion” le metteur en scène Joël Pommerat avait écrit “la culture à Grenoble fait honte aux Verts”

MUSICIENS du LOUVRE : UN SCANDALE NATIONAL

Eric Piolle a commencé par les Musiciens du Louvre provoquant un scandale national dans le milieu de la musique, mobilisant contre lui tous les mélomanes grenoblois. Donnant une image détestable à la ville.

Il a poursuivi par le Théâtre en retirant brutalement au collectif le Tricycle la gestion et la programmation des théâtres pour les reprendre directement en mains. Les Rouge/Verts avaient l’ivresse de choisir eux-mêmes les programmes culturels qu’ils mettraient sous les yeux des grenoblois. Ils pourraient ainsi satisfaire deux objectifs : répandre leur doctrine et faire du clientélisme avec les troupes.

MC2 A ÉTÉ MENACÉE PAR UNE BAISSE DE SUBVENTIONS

De son côté le navire amiral de la culture GrenobloiseMC2- a été menacé par une baisse de subvention, mais la municipalité Piolle n’avait pas les moyens d’abattre ses dirigeants. Elle s’est contentée de réduire son aide afin de serrer sans étrangler de façon à ce que l’outil soit à sa merci. Elle a pu ainsi organiser des opérations politiques que MC2 a labellisé en acceptant de les accueillir.

F.MEGEVAND (ext gauche) CHARGÉE de la SURVEILLANCE

Afin de ne pas relâcher l’étreinte, ces équipements étant passés sous gouvernance de la Métro, Francie Mégevand (ext gauche) co-présidente du groupe Rouge/Verts de la Métro avec Eric Piolle a été promue Vice-Présidente à la culture. Fallait il qu’il y ait urgence à maintenir le lien pour qu’elle soit désignée au mépris de son engagement de ne pas cumuler les fonctions avec la Mairie d’Eybens (abandonnée depuis).

ST MARIE D’EN BAS : 100 000 € NON JUSTIFIÉS

Même le festival du Street Art a annoncé être menacé par l’incurie municipale.

Avec Sainte Marie D’En Bas la municipalité est au sommet de son art. Après avoir unilatéralement choisi d’y installer “les musiques créatives du sud”, dirigée par le compositeur et chanteur Antonio Placer. Elle aurait “découvert” 100 000 € de subventions non justifiées ! L’association choisie par la si vigilante et transparente municipalité n’avait même pas de commissaire aux comptes comme il y en a l’obligation. C’est la direction des affaires culturelles de la ville qui a découvert le pot aux roses.

NOMBRE DE SPECTATEURS DIVISES PAR DEUX

En parallèle, le nombre de spectateurs au théâtre a été réduit de moitié. L’affaire ne pouvait plus être tenue secrète. Il a fallu dans l’urgence mettre dehors Antonio Placer en espérant limiter les dégâts politiques avant les municipales. Mais le dossier pourrait avoir les suites judiciaires de la journée des Tuiles.

UN REMPLACEMENT 6 MOIS AVANT LES ÉLECTIONS

Il a été remplacé dans la précipitation par le Centre international des musiques nomades dirigé par Benoit Thiebergien qui occupera le lieu 6 mois avant les élections municipales à partir de septembre. Il dirige déjà le festival Les Détours de Babel.

On est bien loin du foisonnement, de la liberté de création, de la diversité culturelle de la municipalité Carignon tant regrettée.

E.PIOLLE AURA AUSSI ABÎMÉ ST MARIE D’EN BAS

Le Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas, une ancienne chapelle mise à la disposition de la compagnie de Diden Berramdane par la municipalité Carignon en 1985 a fonctionné à la satisfaction du quartier et de tous les grenoblois jusqu’en 2015. Il aura également fallu attendre l’arrivée d’Eric Piolle pour que cet outil au service de l’art vivant, de la création et de la culture pour tous soit aussi abîmé.

D.BERRAMDANE : “LE SEUL MAIRE QUI AIT SUIVI : Alain CARIGNON”

Un Diden Berramdane qui, dans le DL, avait bien résumé la situation à son départ : “Le seul maire de Grenoble qui se soit vérita­blement intéressé à Sainte­ Marie­ d’en­ Bas, qui l’ait do­té des moyens nécessaires et qui ait suivi mes spectacles, c’est Alain Carignon ! A croire que la gauche, pour qui j’ai toujours voté, a aujourd’hui perdu le sens de la culture”

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