GRENOBLE SACCAGÉE : LE REPORTAGE CHOC

La chaîne "Le média pour tous" a réalisé un reportage sur Grenoble, qui dévoile des aspects de la ville dont la Municipalité ne fait évidemment jamais la publicité. Vous pouvez visionner ce reportage en cliquant ici : https://www.youtube.com/watch?v=57CH12n8KOA&

PLUS DE 200 000 VUES EN 48H

En moins de deux jours, le reportage a déjà cumulé plus de 200 000 vues sur Youtube. Sous la vidéo, des milliers d'internautes ont d'ores et déjà commenté, des Grenoblois confirmant l'état de la ville, d'autres ne connaissant pas Grenoble et sincèrement choqués de ce qu'ils découvrent. 

Les commentaires sont sans concession.

DE NOMBREUX TÉMOIGNAGES D'HABITANTS

Le journaliste Vincent Lapierre, micro à la main, se balade dans Grenoble et interroge de nombreux habitants pour leur demander ce qu'ils pensent de Grenoble. Les réponses sont quasiment unanimes, quel que soit le quartier : une ville qui se dégrade à vitesse grand V depuis l'arrivée d'Eric Piolle, des faits de violences tellement réguliers qu'on s'y habitue, des rues sales et mal entretenues... 

Des Grenoblois sont obligés de témoigner le visage masqué par peur de représailles !

TAGS, VOIRIE : LA DÉCHÉANCE DE GRENOBLE

Tout au long du reportage, Vincent Lapierre montre l'état des façades grenobloises ("il y a des tags littéralement partout"), des rues, et l'état catastrophique de la voirie en de nombreux endroits (notamment Avenue Alsace-Lorraine, autrefois fierté de la ville). 

Une rue jonchée de tags, quartier Chorier Berriat.

SAINT-BRUNO : L'OMERTA

Place Saint-Bruno, le journaliste revient sur les lieux de la fusillade à la kalachnikov devant un bar il y a quelques semaines. Un habitant lui intime de ne pas filmer, et les autres passants du quartier interrogés oscillent entre déni ou peur de parler, et dénonciation de la violence. Une personne âgée interrogée, qui commence à évoquer le sujet du trafic dans le quartier, n'ose pas terminer ses propos et est obligée d'être floutée. 

Saint-Bruno, juste après la fusillade devant le bar le 1er octobre.

LE BIDONVILLE DE DIDEROT

Vincent Lapierre se rend ensuite à Diderot, où un bidonville s'est installé et perdure depuis des années. Il ne peut rentrer dans le campement, une personne avec un couteau lui intimant de sortir, et ne peut que constater l'insalubrité totale des alentours. Un habitant, interrogé flouté, témoigne de l'enfer que les riverains vivent depuis 5 ans, les nuisances jour et nuit à répétition, et la Municipalité qui ne fait absolument rien pour résoudre la situation. 

Une décharge sauvage en pleine rue, à 50m du bidonville de Diderot.

LES FONTAINES EN PANNE

Le journaliste a pu vérifier de lui-même un autre problème bien connu des Grenoblois : les fontaines en panne, à Alsace Lorraine et Place Victor Hugo notamment. Pour cette dernière, il souligne que les travaux de rénovation ont coûté plus d'1.5 millions d'euros, mais que la fontaine ne fonctionne toujours pas (comme 70% des fontaines de la ville). Un comble dans une ville soumise à de très fortes températures, et pourtant dotée d'un adjoint à la fraîcheur !

La fontaine Place VH : pas d'eau, mais un tag "IVG pour toustes"...

INSÉCURITÉ : UNE JEUNE GRENOBLOISE TÉMOIGNE

Une jeune Grenobloise croisée témoigne de l'insécurité qui règne à Grenoble, des agressions qu'elles et ses amies ont déjà subi, et de la peur qui tenaille les jeunes filles qui sortent le soir, y compris dans des quartiers auparavant calmes, en pleine journée. "Ce genre d'agression s'est banalisé, c'est plus vivable" conclut-elle. 

Laurent Prévost, Préfet de l'Isère, annonçait début octobre 3500 faits de violence en 2022 à Grenoble. Soit plus de 12 par jour...

ALMA : L'EMPRISE DU TRAFIC DE DROGUE

Vincent Lapierre et son caméraman pénètrent également à l'Alma, où les dealers règnent en maitres et où ils peuvent filmer les guetteurs. Les quelques habitants qu'ils peuvent interviewer reconnaissent l'existence du trafic mais semblent s'y conformer, comme si nous chacun devait se résoudre à cautionner ces activités. "C'est intéressant d'arriver, ou de ne pas arriver, à communiquer avec les différents types de personnes. La cohabitation est compliquée mais ça finit toujours par s'apaiser" explique une habitante pas complètement à l'aise. Les mauvaises langues pourraient y voir comme un parfum de syndrome de Stockholm dans l'air... 

Il y a quelques années, l'installation du pupitre d'Eric Piolle pour un évènement à l'Alma, avec les dealers en fond. Si même la ville cautionne cette présence...

MALHERBE : LE QUARTIER ABANDONNÉ

L'équipe se rend enfin à Malherbe, secteur abandonné par la Municipalité. Plusieurs habitants témoignent de cette relégation qu'ils subissent, des difficultés à faire société ici, de l'état du quartier. Mimoun M'rad, Président de Convivialité Malherbe qui organise de nombreuses animations sans soutien municipal, explique le désintérêt des élus : "Eric Piolle a donné 25 000 euros à une association écolo pour compter les pigeons à Grenoble... Pas besoin de les compter, à Grenoble on est 160 000 pigeons !". 

Mimoun M'rad répond aux questions du Média pour tous à Malherbe.

CHAMPIONNET : UN COMMERCE CONSTAMMENT ATTAQUÉ

La vidéo se termine par une interview de la commerçante de Championnet, qui a subi tout l'été les attaques de bandes sorties de la piscine Jean Bron. Vols, perte de chiffre d'affaires, et même une agression physique : une situation invivable pour elle au cœur d'un quartier censé être tranquille. La commerçante souhaite désormais engager la responsabilité du Maire pour carence à son devoir de tranquillité publique. 

L'épicerie à Championnet cible de vols et la commerçante agressée.

UNE VERSION LONGUE AVEC ENCORE DAVANTAGE DE SUJETS

Il existe une version longue de plus d'une heure de ce reportage, réservée aux contributeurs du "Média pour tous", avec encore davantage de sujets traités : la loi que font régner les dealers au Lys Rouge, les nuisances du squat d'ultra gauche installé par la Municipalité au 38 rue d'Alembert... 

Le squat du 38 rue d'Alembert, assumé et "officialisé" par Eric Piolle.

SACCAGEGRENOBLE MIS EN AVANT

Au cours du reportage, le journaliste fait remarquer qu'il a déniché tel ou tel lieu sur le groupe Facebook "SaccageGrenoble", confirmant la pertinence de cet espace où les citoyens font remonter les problèmes de la ville que la Municipalité voudrait cacher. Vous pouvez rejoindre le groupe en cliquant : https://www.facebook.com/groups/2575824609219389

"SaccageGrenoble" compte déjà près de 3000 membres, qui partagent l'actualité de leur quartier et de Grenoble que l'on ne voit pas dans les médias traditionnels.

LA RÉALITÉ FRACASSE LA PROPAGANDE MUNICIPALE

Ce qui frappe le plus en visionnant ce reportage, c'est le décalage invraisemblable entre l'état réel de la ville, le désespoir et la colère de ses habitants, et la propagande municipale qui voudrait faire croire à un Grenoble où tout va bien, où tout le monde est ravi. Malgré le succès de cette vidéo qui expose au grand public quelques uns des problèmes que notre collectif dénonce régulièrement, il y a malheureusement fort à parier qu'Eric Piolle et ses élus persisteront à les minorer, voire à carrément nier la situation. Cette politique de l'autruche risque de mal finir.

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