GRENOBLE ABSENTE DU CLASSEMENT DES MEILLEURES VILLES POUR LE VÉLO

C'est un coup dur pour la doxa Piollienne, entièrement tournée autour de la promotion de Grenoble comme prétendue capitale du vélo. 

GRENOBLE GRANDE ABSENTE DU CLASSEMENT DE LUKO

L'assureur Luko a établi un classement des "meilleures villes au monde où faire du vélo". Coup de tonnerre : Grenoble n'y figure pas. Pas même dans les bas-fonds du classement, notre ville est tout simplement rayée de la carte du vélo. 

Le classement Luko compte 90 villes.

5 VILLES FRANCAISES SONT POURTANT SALUÉES

Strasbourg, Bordeaux, Nice, Nantes, Paris sont les 5 villes françaises figurant dans le classement. Le Maire de Nice Christian Estrosi, que le système Piolle adore fustiger pour sa politique sécuritaire, fait donc mieux que son homologue de Grenoble... sur son propre terrain. Sévère humiliation. 

Strasbourg est sacrée capitale française du vélo avec ce classement, dans la continuité de nombreux autres.

DES CRITERES VARIÉS ET PERTINENTS

L'assureur Luko explique que les villes ont été sélectionnées pour leur "volonté d'investir et de travailler sur des initiatives visant à améliorer les infrastructures cyclables et la sécurité". Les critères retenus sont nombreux et variés, allant de la qualité des infrastructures aux investissements en passant par le taux d'accidents cyclistes, le nombre de vélos loués, les conditions météo ou encore... les vols de vélos. Forcément, on comprend mieux que Grenoble soit absente du palmarès. 

Les vols de vélos sont monnaie courante, y compris en plein-centre.

UN CLASSEMENT BIEN PLUS RIGOUREUX QUE CELUI DE LA FFUB

Un tel nombre de critères confirme la crédibilité de ce classement. On est loin du palmarès établi par la Fédération Française des Usagers de Bicyclette, qui encense Grenoble. Celui-ci se basait en effet sur les contributions de cyclistes : assez facile de mobiliser un grand nombre de personnes pour gonfler la position de telle ou telle ville dans le classement... Et si des âmes malintentionnées voulaient se prêter à ce petit jeu, ce serait sans doute encore plus facile de le faire si on dispose de nombreux militants EELV sous la main. Quel crédit accorder à une telle méthodologie ?

Quelques uns des critères du classement Luko.

COPENHAGUE N'A PAS D'AUTOROUTES À VÉLOS

À Copenhague, très bon élève qui figure en 4ème position du classement, les autoroutes à vélos sont bannies depuis plus de 20 ans. Un long article du Monde Diplomatique expliquait ainsi que "les élus mettent en avant les « autoroutes à vélos » (rue de Rivoli ou boulevard de Sébastopol à Paris) ou « Chronovélo » (boulevard Agutte-Sembat à Grenoble). Il s’agit pour eux d’implanter des pistes bidirectionnelles sur des avenues comprenant de nombreuses intersections ; or les infrastructures de ce type sont bannies à Copenhague depuis plus de vingt ans. Elles s’avèrent deux fois plus dangereuses que les voies latérales." 

L'autorouté à vélo boulevard Agutte Sembat : précisement ce genre de gabegie que Copenhague a banni depuis déjà 20 ans.

STRASBOURG NE VEUT PLUS DE VÉLOS DANS L'HYPER-CENTRE...

Du côté de Strasbourg, 11ème mondiale et première ville française pour le vélo, on fait également l'inverse de Grenoble. Un projet de ring cyclable qui contourne l'hypercentre est en bonne voie. L'objectif : écarter les vélos du centre pour diminuer les conflits piétons/cyclistes. Comme quoi, on peut œuvrer intelligemment à concilier les différents usages et prêter attention aux piétons. Il y a encore du boulot avant que les lumières du 11 Boulevard Jean Pain en arrivent là.

La page de consultation citoyenne du ring cyclable de Strasbourg. Même en matière de participation citoyenne, ils sont meilleurs...

ENCORE UNE COMMUNICATION DÉMYSTIFIÉE

Mais les autoroutes à vélos sont plus marquantes en termes de communication que construire un réseau cohérent, qui maille correctement le territoire, et qu'investir pour l'état des voiries et la sécurité des usagers les plus vulnérables (cyclistes mais aussi piétons, grands abandonnés). Ce classement démystifie le cœur de la propagande Piollesque, qui a voulu bâtir une image locale et nationale en s'associant au vélo. Décidément, que reste-t-il à Eric Piolle ?

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