INSÉCURITÉ : LE MAIRE ATTAQUÉ POUR CARENCE

Nouveau rebondissement dans l'affaire de l'épicerie de Championnet régulièrement la cible de vols et agressions de "jeunes" sortis de la piscine Jean Bron (le même équipement où Eric Piolle autorise le retour du burkini).

MAITRE ALDEGUER VA ATTAQUER LA VILLE POUR CARENCE

Excédée par la situation (jeudi 21 juillet, une bande est encore entrée se servir et l'a violemment agressé avant d'être repoussée), la commerçante a décidé de contacter l'avocat Maitre Thierry Aldeguer (qui a porté le recours contre le burkini notamment). Il souhaite attaquer la ville pour sa carence à assurer la sécurité aux abords de la piscine. « Les pouvoirs de police du maire l’engagent en matière de tranquillité et de salubrité publiques. Il doit mettre en œuvre ses pouvoirs pour les assurer, or cela n’a pas été le cas ici », détaille-t-il dans Le Dauphiné Libéré du 30 juillet. 

L'épicerie à Championnet cible de vols et la commerçante agressée, jeudi 21 juillet.

UN "NUAGE DE SAUTERELLES DÉVASTATEURS"

Interrogé dans le Dauphiné, Nicolas Trouillon, président de l'union des commerçants du quartier, qualifie ces bandes de "nuage de sauterelles dévastateurs qui pollue le quotidien de la place". Grenoble au temps de Piolle en est rendue aux 10 plaies d'Egypte, avec des bandes qui ont bien compris l'impunité dont elles jouissent. 

L'INSÉCURITÉ COÛTE CHER AUX GRENOBLOIS

Excédée par une situation qui dure depuis des années, la commerçante de la place a dans un premier temps embauché un vigile... qui lui coûtait 3000 euros par mois et n'avait aucun pouvoir, il pouvait donc simplement appeler la police lorsque les jeunes arrivaient. Finalement, elle a fait le choix de fermer son magasin plus tôt, avant l'heure de fermeture de la piscine, pour éviter les ennuis. Outre l'épuisement de subir les agressions, elle subit une grosse baisse de chiffre d'affaires : conséquences concrètes du dédain d'Eric Piolle pour la sécurité des Grenoblois.

L'insécurité pèse également sur les finances de la ville : le violent incendie du camp rue des alliés, qui part d'un squat sur un terrain municipal, coûte au moins 2 millions d'euros à la commune et donc aux contribuables Grenoblois (contentieux juridique, gardiennage...).

LA MUNICIPALITÉ AUX ABONNÉS ABSENTS

Si la médiatisation de la dernière agression a permis une meilleure présence de la police nationale aux horaires concernés, silence radio de la ville. « On a l’impression que le problème est pris avec dédain par la mairie », explique le président de l'union des commerçants. À juste titre : Maud Tavel, l'adjointe à la tranquillité publique qui n'a jamais tranquillisé le quotidien d'aucun Grenoblois, a refusé de répondre aux questions du Dauphiné sur le sujet pour ne pas « interférer dans le travail de la police municipale ». Un tel degré de déconnexion relève de l'irrespect : la commerçante appelle depuis des années la municipale... qui renvoie vers la nationale, alors qu'il suffirait de la présence d'une patrouille au moment où la piscine ferme pour régler le problème.

Suite à cette affaire, le Président du Groupe d'Opposition Alain Carignon a dénoncé sur CNEWS l'irresponsabilité de la Municipalité en matière de sécurité.

LA JUSTICE, SEUL RECOURS DES GRENOBLOIS ABANDONNÉS

Une fois de plus, il faut passer par la voie juridique pour espérer des avancées à Grenoble. Sur le sujet des places aux enfants, imposées sans concertation, il aura fallu le tribunal administratif pour qu'un artisan lésé soit écouté (défendu là-encore par Me Thierry Aldeguer). Sur le burkini, il aura fallu un combat jusqu'au Conseil d'État pour enrayer la croisade folle d'Eric Piolle. Désormais, même en matière de sécurité, la voie juridique semble le seul recours pour forcer le Maire à assumer ses fonctions. Affaire à suivre.

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