PLUS DE 12 FAITS DE VIOLENCE PAR JOUR À GRENOBLE EN 2022

Au lendemain d’une semaine marquée par la violence, les témoignages sur l’insécurité à Grenoble se multiplient. Et la Préfecture annonce 3500 faits de violence à Grenoble depuis début 2022.

HOCHE : DEMANDEZ LE MENU

À Hoche, quartier où règne le trafic de drogue à deux pas du centre, les dealers avaient déjà défrayé la chronique en réalisant une grande fresque pour vanter leurs tarifs. Le groupe Facebook SaccageGrenoble a dévoilé qu'ils ont récidivé, en profitant cette fois-ci du mobilier urbain pour écrire leur "menu"...

La publication de "SaccageGrenoble" à propos des dealers qui ont écrit leurs tarifs sur du mobilier a fait plus de 8300 vues.

ARLEQUIN : LA « MONTÉE CRESCENDO » DE LA VIOLENCE

À l'Arlequin, un habitant a accueilli les journalistes de CNEWS pour témoigner de l'emprise du trafic de drogue dans le quartier, ces jeunes en déperdition qui guettent au pied des immeubles, et la violence qui est "montée crescendo". 

Le reportage de CNEWS à l'Arlequin.

LA DROGUE GANGRÈNE TOUTE LA VILLE

La situation est similaire à Saint-Bruno, qui a connu fusillades et agressions au couteau tout l'été pour la drogue, à l'Alma, au Lys Rouge, à Mistral, mais aussi dans des quartiers qui étaient jusque là plus épargnés : la rue Léo Lagrange, déjà ravagée par les incendies de voitures et les dépôts de déchets sauvages, doit également supporter un point de deal.

CNEWS S’INTERROGE SUR L’INSÉCURITÉ DE GRENOBLE

Dans un autre reportage, CNEWS a interrogé des habitants confrontés à l'insécurité, notamment la commerçante de Championnet qui a vu son commerce pris d'assaut tout l'été par des bandes sorties de la piscine Jean Bron et a même été agressée physiquement. Un autre habitant témoigne de cette insécurité du quotidien : "les gens en ont marre de cette ville qui est dangereuse".

Le reportage sur l'insécurité, suivi de l'intervention d'Alain Carignon, Président du Groupe d'Opposition.

F. LEWANDOWSKI : "PLUS DE CAMÉRAS"

Fabienne Lewandowski, directrice départementale de la sécurité publique, était l'invitée de France Bleu cette semaine. Elle a dénoncée "l'augmentation des faits de violences généralisées", avant de mettre directement en cause la politique anti-vidéoprotection de la Municipalité Piolle : "il y a quelque chose qui pourrait nous aider, c'est d'avoir un peu plus de caméras dans la rue. Par exemple, sur Hoche, on a eu un cas de kalashnikov : la caméra, ça n'aurait pas empêché la kalachnikov, mais ça aide beaucoup à la résolution des enquêtes malgré tout".

Fabienne Lewandowski, invitée de France Bleu Isère.

3500 FAITS DE VIOLENCE EN 2022

Dans un autre reportage, des habitants témoignent de la scène de fusillade qui a agité Saint-Bruno et la Villeneuve samedi dernier. Puis les journalistes dévoilent un chiffre édifiant : la Préfecture a recensé 3500 faits de violences depuis début 2022 à Grenoble... soit plus de 12 par jour. 

Laurent Prévost, Préfet de l'Isère, témoigne suite à la fusillade.

C. D’ORNELLAS « LE REFUS DU SUJET DE LA SÉCURITÉ »

Après Guillaume Bigot en début de semaine, qui avait dénoncé la complaisance coupable d'Éric Piolle avec la délinquance, c’était au tour de l’éditorialiste Charlotte d’Ornellas d’étriller Éric Piolle : "[il] a théorisé le refus du sujet de la sécurité, il dit en permanence que ce sujet ne le concerne pas. Il dit lui-même qu'on est dans une « ville apaisée »."

Charlotte d'Ornellas revenait sur la situation de Grenoble dans "Face à l'info"

LE RETOUR DE « CHICAGRE »…

De son côté, le site actu.fr s’interroge sur le retour de l’expression « Chicagre » sur les réseaux sociaux. Pas besoin d’aller chercher très loin : cette simple contraction de « Chicago » et « Grenoble » met en exergue l’insécurité endémique qui ronge la ville.

 

ERIC PIOLLE EST-IL AVEUGLE ?

Tout le monde se rend bien compte de la pente glissante qu'emprunte Grenoble en matière d'insécurité. Plus personne ne le nie, jusqu'à des élus socialistes pourtant victimes de cécité pendant de longues années... Il ne reste plus qu'Éric Piolle qui refuse de comprendre. Tant que le dernier maillon de la chaine, l'échelon municipal, persistera à rejeter sa responsabilité, la situation ne s'améliorera. Quelle que soit la bonne volonté des autres acteurs.

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