L’IMMOBILISME MUNICIPAL AMPLIFIE LE SQUAT Jean MACÉ

 

« Je dénonce l’indignité de votre exposé, le terreau d’une société nauséabonde, l’inhumanité de votre question, l’insulte que vous proférez à l’égard de personnes qui, dans leur immense majorité sont en  détresse sociale, médicale, psychologique « répondait Eric Piolle à Alain Carignon lors du Conseil Municipal du 29 mars dernier alors que celui-ci l’alertait en termes extrêmement mesurés et respectueux sur le développement du squat de la rue Jean Macé, sur la pérennisation de celui du 38 rue d’Alembert -des locaux municipaux occupés par des arnarcho-gauchistes nullement en détresse - sur celui de la rue Diderot et de la rue des Alliés, entre autres.

 LE MÊME IMMOBILISME COMME LE BIDONVILLE ESMONIN

Eric Piolle montait sur ses grands chevaux, feignait l’indignation afin de justifier son habituel immobilisme dans ces dossiers. Les grenoblois ont vécu la même situation quand il a laissé perdurer et se développer le  véritable bidonville de la rue Esmonin malgré les mêmes alertes. Au bout d’un an, face aux trafics, aux vols, à la violence il a enfin demandé l’expulsion.

 

UN QUARTIER COMPLÈTEMENT BOULEVERSÉ

Les habitants de la gare vivent la même galère de puis que des appartements et garages de la rue Jean Macé sont occupés par des Roms. Depuis l’été 2020 l’occupation concerne maintenant de l’ordre de 120 personnes selon le DL. Les riverains  ont constitué un collectif et  dénoncé à la journaliste Isabelle Calendre (DL) un « quartier complètement bouleversé . la gêne est là et elle n’a fait qu’empirer.Une gêne sonore, d’abord, avec les bruits d’une rue parfois privatisée (pour des parties de foot par exemple) ; le ballet de berlines qui roulent particulièrement vite ; des bruits de « bricolage, de klaxon, de mécanique, de barbecue, de rixes », le tout « jusque très tard le soir ». En période de couvre-feu, « où tout le monde devait être chez soi après 19 h, les occupants, eux, étaient dehors ». L’un des voisins immédiats explique: « On les entend jouer au foot, ça hurle, les portes claquent, il y a la musique très fort… c’est un brouhaha permanent « 

LES TRAFICS ET LA PROSTITUTION

Et de continuer à relater : « Certains ont alerté les services d’hygiène à cause des odeurs et des rats. Photos à l’appui, elle montre les occupants qui sortent faire leurs besoins dans la petite allée qui jouxtent leur bâtiment. Une allée souvent jonchée, comme la rue elle-même, de déchets divers… Dans l’immeuble à côté, c’est même un nouveau mur qui a dû être érigé. « Il y a une sorte d’abri sous nos balcons, qui leur sert de WC public ! » explique un résident. « On a eu droit à tout : les odeurs, les excréments… les riverains ont remarqué « les nombreuses très belles voitures qui se succèdent devant le squat », sans parler des trafics, voire de la prostitution. »

CERTAINS ONT LOUÉ DES APPARTEMENTS HORS DE GRENOBLE

« Les vraies victimes, c’est nous » assurent les riverains, qui regrettent de « ne pas avoir été entendus par la Ville et la Métro ». « Certains ont même loué des appartements en dehors de Grenoble, pour fuir la situation « rapporte aussi Isabelle Calendre. Pour leur répondre Eric Piolle a envoyé Yann Mongaburu (Verts/Ades) chargé de l’urbanisme transitoire ! C’est dire si la municipalité est consciente de ce que vivent les habitants.  Il propose « une solution de mise à l’abri des occupants qui sont en réelle situation de vulnérabilité ». Toujours la langue de bois. 

A.CARIGNON : LA MUNICIPALITÉ REFUSE DE VOIR

Rien sur le fait de l’avoir laissé grossir démesurément depuis l’été 2020. Toujours en retard sur les dossiers à traiter. « Chaque fois la municipalité refuse de prendre en compte la qualité de vie des habitants, refuse de voir les trafics, la prostitution et les vols « rappelle Alain Carignon (DL du 9/6/21). «Le refus d’intervenir dès que nous le lui avons demandé n’a fait qu’aggraver une occupation aux conséquences sociales, sécuritaires et environnementales de plus en plus insupportables pour tous.Eric Piolle doit abandonner les postures incantatoires, les leçons aux autres et traiter en temps réel ces dossiers afin d’évite qu’ils n’explosent. Bref il doit se mettre à faire le travail pour lequel il a été élu » ajoutait le Président du groupe d’opposition.

LE CYNISME MUNICIPAL EST  ÉCOEURANT

Personne ne peut savoir quand les riverains de Jean Macé sortiront de l’impasse . Ceux de la rue d’Alembert, de la rue Diderot, de la rue des Alliés attendent depuis 7 ans ! Mais il est vrai qu’il s’agit de secteurs plus populaires ou la municipalité peut plus facilement imposer aux habitants de vivre dans ces conditions. Leur capacité d’intervention et d’influence est moindre, ils sont plus modestes et plus accoutumés à supporter les difficultés, les nuisances, la dégradation de leur qualité de vie. C’est aussi à ça qu’on reconnaît la majorité municipale. A son cynisme.

DIMANCHE 20 JUIN : EXPRIMER SON MÉCONTENTEMENT

NB Dans ce quartier les candidats soutenus par l'opposition municipale lors des élections départementales de ce dimanche 20 juin sont Isabelle Pelloux-Gervais et Romain Branche face aux candidats de la municipalité dont Benjamin Trocmé  élu sortant avec Nadia Kirat , l'organisatrice du "mois décolonial". Une occasion d'exprimer son mécontentement plutôt que de s'abstenir qui renforce Eric Piolle.

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