“LES QUESTIONS DE SÉCURITÉ, DU FANTASME” pour la majorité municipale

La porte-parole d'Eric Piolle expliquant à la Métro que les " questions de sécurité relèvent du fantasme "

 

 

«  Les questions de sécurité relèvent plus de fantasmes que de réalité «  a lancé Céline Deslattes la porte-parole ( Verts/FI) du groupe Piolle à la Métropole vendredi.  Elle répondait notamment à Alain Carignon qui lui avait fait remarquer que dans la délibération sur le « programme d’actions sécurité et prévention de la délinquance 2021 » il n’y  avait rien, pas une ligne, pas un crédit pour la lutte contre l’insécurité. « 

RIEN POUR PROTEGER LES FEMMES VICTIMES de VIOLENCE

"Pourtant les quartiers explosent , une soignante doit déclarer son identité pour entrer quartier de l’Alma, des mères de famille de Villeneuve ont expliqué à la presse sous le regard et le contrôle des délinquants  qu’il ne se passait rien alors que la crèche venait d’être envahie par les dealers, une femme seule du Lys Rouge a vu arriver dans son appartement des dealers qui s’y sont installés le soir pour se livrer à leur trafic…  Il n’y a même rien dans vos actions de prévention pour protéger les femmes qui n’osent plus emprunter certaines lignes de transports en communs."

PREMIERE VILLE POUR LES AGRESSIONS VIOLENTES 

"Nous sommes la première ville de France pour les agressions violentes et les vols à la tire pour 1000 habitants … " avait rappelé Alain Carignon.

R.SULLI ( PCF) N'Y EST POUR RIEN à ECHIROLLES !

Toute la majorité Métropolitaine ( Verts/PS/PC) s’est recroquevillée sur elle-même et on a entendu un Renzo Sulli Maire (PCF) d’Echirolles asséner des contre-vérités selon lesquelles la situation de l’agglomération est la même qu’ailleurs, reprenant les antiennes sur l’Etat et ses moyens faisant comme si, dans une ville Comme Echirolles, gérée par son parti depuis la Libération, la densification, les attributions irresponsables de logements, bref la politique municipale n’avait aucune part dans l’explosion de la ville!

C.FERRARI ( PS repenti) THEORISE SON IMMOBILISME 

 Le Sénateur Michel Savin a rappelé qu’il était possible d’agir par une police municipale intercommunale. Tandis que Christophe Ferrari ( PS repenti), fidèle à lui-même, énumérait toutes les bonnes raisons qui – selon lui- l’empêche d’intervenir.  Avec eux l’immobilisme est toujours théorisé pour faire bonne figure.

GOUVERNER à MINIMA et PAR INTERMITTENCE: PLUS IMPORTANT

Alors qu’un président de Métropole qui mettrait en place des outils communs de vidéo-protection en laissant libres les communes d’y adhérer ou non placerait les Maires devant  un dilemme. Mais il s’agit toujours d’épargner Piolle et sa majorité qui permettent à Christophe Ferrari de gouverner à minima et par intermittence la Métropole. A quoi ça tient la sécurité!

LES VICTIMES DE LA DELINQUANCE " ORDINAIRE "

Les deux jeunes hommes de 19 et 23 ans attaqués samedi soir rue Docteur Bordier par 6 ou 7 personnes  , recevant plusieurs coups de tournevis dans le dos pendant que dans le même temps, un véhicule roulait à deux reprises sur un autre homme, âgé de 27 ans ont eu l’impression que le « fantasme » était très douloureux. «  Le mépris pour les victimes que représente ce déni est intolérable pour les victimes » avait aussi répondu Alain Carignon . Même s’il s’agit d’un règlement de comptes ultra violent, ce niveau de délinquance dans la ville est inacceptable. Car à côté de lui les victimes de la délinquance « ordinaire » violente, elles aussi ne se comptent plus. 

JAMAIS AUCUN BILAN DE LEURS RESULTATS

Or à Grenoble- comme à Echirolles et aileurs dans l’agglomération – les élus poursuivent la même politique. D’ailleurs le rapport «  d’action » sur la sécurité et la prévention de la délinquance qui ne comportait rien sur la sécurité se garde bien d’établir un bilan de résultats. Les Rouge/Verts grenoblois qui sont aux commandes de la Métropole depuis 26 ans aux côtés du PS et du PC – et ont même essayé d’en prendre la tête- devraient pourtant engranger des succès après une telle continuité.  Que nenni.

ILS POURSUIVENT LA GHETTOÏSATION des QUARTIERS

Mais ils continuent le bétonnage, ils continuent à attribuer des logements qui accentuent la ghettoïsation des quartiers, ils continuent à demeurer les bras croisés face aux délinquants qu’ils logent alors que par les contrôles des revenus, alors que par leur qualité d’Officier de Police Judiciaire les Maires peuvent distribuer avertissements et amendes. 

UNE CERTAINE CONNIVENCE ELECTORALE

Mais chacun comprend que la lutte contre la délinquance se limite au discours et se heurte à un intérêt électoral. Mais pourquoi donc plus les quartiers sont paupérisés et gangrenés, plus ces élus sont réélus? 

C.DESLATTES (Verts/FI) N'A PAS RENDU SERVICE à SON CAMP

En lâchant le fond de » la pensée » Piollesque, Céline Deslattes n’a évidemment pas rendu service à son camp. Cette vérité est normalement cachée et si Eric Piolle explique tout le temps des raisons pour lesquelles il ne veut pas agir, jamais il ne dévoile la réalité de son opinion fondamentale: l’insécurité est un fantasme.  

POUR PIOLLE L'INSECURITE N'EXISTE PAS

Dans la cité qui trône dans sa tête, elle n’existe pas, sauf pour quelques beaufs’ attardés voués aux oubliettes de l’histoire. A Grenoble des bobos-gauchos sont évidemment sur cette ligne. Jusqu’au moment où ils recommandent à leurs enfants d’éviter les transports en commun, jusqu’au moment où des dealers s’installent dans leur immeuble, jusqu’au moment où ils sont étonnés de la baisse de la valeur de leur bien.

ROUE DE COUPS POUR RIEN : PAS DE CAMERAS

On se souvient tous de cet ingénieur, représentatif de la sociologie grenobloise faisant son jogging un dimanche après-midi vers 16 h en bordure du parc Paul Mistral .Ce  père de famille n'a toujours pas compris pourquoi il a été roué de coups alors qu'un vélo l'a effleuré. Il a raconté dans le Dauphiné (6/9/18) les conséquences physiques graves qu'il doit subir et ignorant qu'il n'y a en réalité de caméras pratiquement nulle part, déclarait:  « je crois qu’il n’y a pas de caméra à cet endroit, donc plus le temps passe, plus je me dis que mon agresseur ne sera sûre­ment jamais identifié ni puni ».

UNE PERSONNE SUR 10 TOUCHEE PAR UN ACTE DE DELINQUANCE

 La prise de conscience passe peut être par là ? Comme pratiquement une personne sur dix est touchée par un acte de délinquance dans la Métropole, le déni ne peut que reculer avec le nombre de victimes . Victimes de ces »fantasmes» qui font parfois très mal.

 

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