E.PIOLLE MONOPOLISE 97 % des POSTES !

Alain Carignon s'indignant du sectarisme d'Eric Piolle ( photo Joël Kermabon Place Gre'Net)avec Brigitte Boer et Nicolas Pinel

 

"Un nouveau blocage institutionnel" a dénoncé Alain Carignon. Après 14 heures de débats pendant lesquels Eric Piolle a refusé de rien entendre, la conclusion est claire -factuelle comme dirait Pascal Clouaire- : la majorité municipale s'est emparé de près de 97 % des postes de représentation de la ville alors qu'elle n'a totalisé que 53 % des électeurs. 

1,8 % DES REPRÉSENTATIONS POUR 24 % des GRENOBLOIS 

Le seul groupe d'opposition qui compte 7 élus et comptait une soixantaine de représentations dans la précédente municipalité, passe à 8 représentants. Soit 1,8%. Ceux qu'Eric Piolle ne pouvait pas empêcher puisque la loi lui imposait la proportionnelle dans ces organismes, dont le CCAS. Le groupe PS et LREM totalisant 1, 4 % à eux deux par générosité du Guide.

LA MAJORITÉ CONTRÔLERA SEULE LES SEM 

Ainsi, par exemple, Nathalie Béranger qui siégeait à Grenoble Habitat ou à la régie du Téléphérique est éliminée. L'opposition sera absente de toutes les sociétés d'économie mixte, de tout le secteur du logement  qui seront gérés par la seule majorité municipale sans contrôle.

N.PINEL RAPPELLE LES PROMESSES de E.PIOLLE 

Un recul sans précédent. Une fermeture jamais vue. Comme l'a souligné Nicolas Pinel Conseiller Municipal d'opposition à maintes reprises, ceci est en totale contradiction avec les promesses lénifiantes  de "Grenoble en commun" qui s'engageait au dialogue, à l'ouverture et au travail collectif. 

Nicolas Pinel (ici avec Brigitte Boer) lors de l'une de ses interpellations au Conseil Municipal 

 

"VOS PROMESSES N'ENGAGENT QUE CEUX QUI LES REÇOIVENT"

"Vos promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent" a lancé Alain Carignon. Eric Piolle a à nouveau déchiré la charte d'Anticor signée à grands renforts de com' des trémolos dans la voix. Il n'a pas appliqué dans tout le mandat précédent son engagement d'attribuer la commission des Finances à l'opposition. Maintenant il piétine allègrement celui de faire représenter l'opposition dans tous les organismes importants. 

E.PIOLLE UNE OPPOSITION SELON SON BON PLAISIR

Pour quelle raison officielle ? Eric Piolle veut choisir Son opposition. Celle-ci lui déplait. Elle n'est pas conforme à Ses désirs, à Son bon plaisir. Lui qui veut être Président de la République (!) se situe plutôt dans la culture d'un Poutine ou d'un Erdogan. 

Christine Garnier, apparatchik du groupe Avrillier, élue depuis 1995 cumule tous les postes. Elle est récupérée comme Adjointe au Maire

TOUS LES ÉLUS D'OPPOSITION MONTENT AU CRÉNEAU... 

Successivement Chérif Boutafa, Brigitte Boer, Anne Roche, Dominique Spini sont montés au créneau aux côtés d'Alain Carignon et de Nicolas Pinel pendant tout ce Conseil Municipal. Même si Eric Piolle avait supprimé à l'écran la possibilité de voir ceux qui s'exprimaient hors Lui-même , on pouvait les entendre. 

... ILS DÉFENDENT LES GRENOBLOIS QUI ONT VOTE POUR EUX

Ces élus dont les origines et les préoccupations étaient différentes ont tous expliqué leur étonnement et pourquoi ils étaient choqué de ce rejet et de ce sectarisme. Ils ont fait plaisir aux grenoblois qui ont voté pour eux de les défendre. 

Idem pour Vincent Fristot (Verts/Ades) 

 

EXCLURE DES MILLIERS DE GRENOBLOIS du CONTRÔLE PUBLIC

Afin de ne pas laisser passer ce déni de démocratie comme une lettre à la poste l'opposition a demandé que les délégations soient votées à bulletins secrets. A chacune elle rappelait le mépris que représentait le fait d'exclure des milliers de grenoblois du contrôle public.

LES GODILLOTS PAS FIERS D'APPLIQUER LES UKAZES

Les rouge/verts grenoblois collés à leurs sièges -"godillots"- ont du supporter pendant des heures l'avalanche de vérités sur leur comportement  intolérable. Ils n'étaient pas fiers de devoir appliquer les ukases de leur infaillible  chef "qui ne perd jamais"... 

Celine DESLATTES INCITÉE à SE TAIRE

Et lorsque certains tentaient de défendre très maladroitement  l'indéfendable, le Grand Timonier les incitait à se taire. On a vu ainsi la malheureuse Céline Deslattes -qui a déjà perdu son poste d'Adjoint occupé 3 semaines seulement- réclamant qu'Alain Carignon retire le mot de "sectarisme" (!) se faire ramener au silence par le Maire. Dans une cinglante réponse Alain Carignon a développé en effet toutes les raisons qui démontraient que ce terme s'appliquait bien à une majorité municipale assoiffée de pouvoir. 

Lucille Lheureux consolant Yann Mongaburu "porté" par E.Piolle à la présidence de la Métro et battu par Ferrari

CHAQUE FOIS, LE VRAI VISAGE D'Eric PIOLLE 

Ce conseil municipal aura eu une vertu pédagogique supplémentaire. A chacun d'eux le vrai visage d'Eric Piolle se révèle. L'épisode du bannissement de 9 Adjoints par lequel avait commencé le Conseil Municipal avait laissé des traces quant à l'opacité du système. Celui de la Métro est mortel pour lui. 

LES ADJOINTS au MAIRE "AUX FORCEPS"

Même Isabelle Calendre qui en rend compte dans le "Dauphiné" (26/7/20) jugeant que "la ficelle est grosse" reconnait leur élection "aux forceps" par une majorité municipale qui compte pourtant 46 élus. Cet épisode n'a pas encore tout révélé de la réalité de ce qui se joue dans la coalition municipale et produira des remous durables. 

Mais ces 14 heures de débats ont donné lieu à des épisodes significatifs qui peuvent éclairer les grenoblois sur lesquels nous reviendrons évidemment. 

 

 

 

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