GRENOBLE DISPARAIT AUSSI DES VILLES VERTES

La valeur d’un Maire ne se mesure pas aux tonnes de béton coulées sur la ville “déclare au” Dauphiné (9/2/20) le Grand Timonier. Le plus “bétoneur” ose . Celui qui aura densifié à mort faisant de Grenoble la ville centre la plus dense de France (hors Région parisienne), celui qui aura multiplié les îlots de chaleur avec ses aménagements (bonjour l’étouffement pendant la canicule sur Agutte Sembat, Béranger..), celui qui aura fait descendre à moins de 12 M2 le nombre d’espaces verts, celui qui aura abattu sans ménagement des centaines d’arbres, peut en effet gloser.

Mais pas de chance. L’observatoire des villes vertes vient de rendre son verdict pour 2020. Accablant pour Eric Piolle. Il a tué le vert à Grenoble. Il a fait disparaître la ville. Une honte.

Dans le 3ème palmarès des Villes Vertes, l’Union Nationale des Entreprises du Paysage en partenariat avec Hortis a retenu 10 villes vertes sur la base de critères publics : “Angers, Nantes et Metz sont à la tête du classement des villes les plus vertes grâce à un patrimoine végétal important et à un volontarisme politique fort” écrit- elle.

Suivent dans l’ordre Amiens, Lyon, Poitiers, Rennes, Caen, Nancy, Brest. Grenoble n’est pas une ville verte.

“En moyenne nationale la surface moyenne d’espace vert par habitant a progressé de 3 M2 (51 contre 48 M2 en 2017)” alors qu’à Grenoble elle a baissé : nous étions à 12 M2 en 2014 à l’arrivée de la municipalité Piolle. Avec les nouveaux “écoquartiers “( !) tel la presqu’ile avec seulement 1 M2 d’espaces verts par habitant, les logements de l’ilot Raymond, les 2000 logements en construction à Flaubert sans nouveau parc, les constructions à Châtelet sur un espace vert, avenue de Washington dans l’enceinte du stade de foot, la réduction du parc Hoche … la moyenne grenobloise est encore en dessous de ce chiffre.

En conséquence avec Eric Piolle, Grenoble ne risque pas de figurer dans les villes au patrimoine Vert, soit le densité d’espaces verts par habitant. Ce sont Angers, Caen et Poitiers qui sont les trois premières suivies de Metz et Besançon.

Eric Piolle se gardant bien de communiquer la dessus. Il préfère continuer à lancer des promesses tous azimuts qui n’engagent que ceux qui les reçoivent.

Le palmarès mesure le niveau d’entretien des espaces verts et Metz, Angers, Vitry sont en tête, le dynamisme en matière d’investissements sur les espaces verts ou Marseille, Nice et Angers sont citées.

Mais même sur des critères comme la biodiversité, Eric Piolle est coiffé du bonnet d’âne : Lyon, Angers, Nantes, Montpellier, Nancy sont les 5 premières villes du classement. Grenoble n’y figure pas non plus.

Dans une ville ou des milliers d’habitants supplémentaires doivent supporter une pollution de l’air augmentée si on en croit Atmo, l’organisme de contrôle de la pollution, cette régression de Grenoble est une catastrophe.

Après avoir été classée première pour l’impôt et la dette, première pour la baisse de la valeur des biens, première pour les agressions violentes et les vols à la tire pour 1000 habitants, voilà que Grenoble est dernière pour les espaces verts.

Parc de Marliave ( Berriat )…

…Parc Pompidou (Foch) la municipalité Carignon a créé une vingtaine d’hectares de parcs et jardins, une formidable réserve foncière verte épuisée par la bétonisation qui a suivi

Les fake, les invectives et les rideaux de fumée de la campagne d’Eric Piolle ne peuvent en aucun cas masquer cette triste réalité que les grenoblois subissent dans leur chair ou observent de leurs propres yeux.

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