PARTICIPATION CITOYENNE : PIOLLE a TOUT VERROUILLÉ

« Le Comité de Liaison des Unions de Quartiers vous écrit aujourd’hui pour s’étonner que ce soient des structures fantômes qui ont le droit d’interroger le Conseil Municipal et pas lui, vous prenez les grenoblois pour des imbéciles » avait lancé Alain Carignon au dernier Conseil Municipal pour résumer tout l’enfumage municipal autour de la «  démocratie locale » à la grenobloise.

Antoine BACK ( Verts/FI) CRÉE LA ENIÉME COMMISSION D’ÉVALUATION

Afin de continuer à noyer le poisson, l’inénarrable Antoine Back ( Verts/FI) a annoncé la création d’une énième « commission d’évaluation des dispositifs de démocratie locale » ( !) . Composée de 15 «  représentants des citoyens «  mais Piolle a refusé que le CLUQ ou un collectif comme «  Grenoble à Cœur » y soient représentés comme le groupe d’opposition le proposait. Les « représentants des citoyens » doivent toujours être copie conforme aux Rouge/Verts.

 

 

 

UN APPARATCHIK VERTS POUR REPRÉSENTER LES CITOYENS INDÉPENDANTS

On se souvient qu’Eric Piolle a osé faire plancher Guillaume Laget comme «  représentant des Conseils Citoyens indépendants «  devant le Conseil Municipal pour porter les revendications des grenoblois : il est l’apparatchik négociateur des Verts pour les élections.Pas de risque, avec lui, d’être perturbé par une question dérangeante. Mais même la majorité ne sait pas comment toutes ses usines à gaz fonctionnent,  tant tout le système est volontairement fermé et abscons pour tout citoyen normalement constitué.

ÉTOUFFER LES UNIONS DE QUARTIERS

Elle a décidé de maintenir la fiction des Conseils Citoyens Indépendants qui «  ne sont ni des conseils, ni des citoyens , ni indépendants » comme l’a dit Alain Carignon. Malgré leur échec patent, le fait qu’il soient limités à un appareil politique très restreint, qu’ils soient totalement éteints depuis deux ans, le Conseil Municipal s’est encore penché sur une « charte de fonctionnement des Conseils Citoyens Indépendants » . On se souvient qu’entre 2014 et 2016 il avait fallu deux ans pour les mettre en place entre les statuts et le fonctionnement. Mais cela avait pour seul objet d’étouffer les Unions de Quartiers. Pendant qu’on se penche sur les «  chartes « , le statuts, qu’on réunit des commissions pour évaluer les dispositifs, Eric Piolle peut prendre toutes ses décisions solitairement.

 

 

UNE TRICHERIE DE GRANDE AMPLEUR

Si on met,  face à la somme de paperasse accumulée depuis 7 ans sur la démocratie locale, les problématiques de la ville à débattre on mesure l’ampleur de la tricherie organisée. Face à elle Eric Piolle a pu décider des autoroutes à vélo , de la fermeture de quartiers entiers comme récemment Notre-Dame/Sainte-Claire, il a pu décider d’un nouveau plan de circulation pour la ville, de poursuivre la densification massive de la ville ( Presqu’ile, Flaubert…) , de supprimer des centaines de places de stationnement, de fermer des piscines ou d’envisager d’autoriser le Burkini  … sans jamais consulter personne, sans qu’aucun de ces si mirobolants dispositifs de démocratie locale ne permettent de l’interpeller ! Il a construit une «démocratie populaire »  à la soviétique. Il a même refusé la votation aux bibliothécaires lors de la fermeture des bibliothèques! 

E.PIOLLE MAINTIEN DES GADGETS POUR OCCUPER LES MÉDIAS

Certes des grenoblois ont pu débattre pour choisir entre un poulailler et un four à pain, décider d’un WC à éolienne ( 110 000 €) parc Paul Mistral ou des Grebox à livres envahis d'ordures. Bien entendu la question du fonctionnement de tout ça n’a jamais été intégrée dans une ville record de délinquance et d’incivilités du fait d’un choix de peuplement qui tire vers le bas et de l’absence de toute répression. Ce qui fait qu’a peine installés tous ces équipements sont inutilisables.

Mais peu importe pour Piolle. L’important est de maintenir ces gadgets afin de communiquer sur eux à des médias, en particulier nationaux, mais pas seulement, très complaisants, qui n’effectuent aucune vérification, aucune hiérarchisation.

 

 

 

LA CO-CONSTRUCTION ÉTAIT L’ENGAGEMENT N°1

Aucun ne s’est jamais interrogé de savoir pourquoi aucune concertation n’avait jamais eu lieu sur les décisions importantes de Piolle dans la ville dont la municipalité a décrété en engagement N°1 la « co-construction » ? Cette grave fumisterie est recouverte de mots redondants, de truisme  tels ces «  forums ouverts de territoire ». Existe-t-il des forums fermés ? Ou bien ces conseils qui  doivent «  vitaliser » la municipalité, alors qu’elle aurait dû écrire « vivifier » la démocratie. Mais pour Piolle peu importe les mots également puisqu’ils ont pour seul objet de couvrir le verrouilage total.

LE CLUQ : « VOUS METTEZ FIN à 100 ANS DE CONCERTATION »

 «  Vous mettez fin à 100 ans de concertation entre la municipalité grenobloise et les habitants » écrit aussi le CLUQ à Eric Piolle. Ça ne l’émeut pas. Il s’en fout. Il ne discute pas.  Il accepte seulement  ceux qui « partagent d’avancer dans une transition juste et partagée ». Définie par Lui. On se trouve pleinement dans ce système d’essence totalitaire si bien décrit par Riss (Charlie Hebdo) qui nie toute démocratie puisque le «  débat » n’existe qu’entre ceux qui sont d’accord sur l’analyse et les objectifs.

 

RENDRE AUX CITOYENS LE POUVOIR DE DÉCIDER : EXCLU

Des «  antifas » qui déterminent qui est fasciste ou pas, en passant par le squat municipal du 38 rue d’Alembert qui organise un centre de ressources de lutte anti-capitaliste sur fonds publics, à Sciences Po Grenoble ou la rééducation est en route , partout il s’agit de changer les comportements, modifier l’imaginaire, réécrire l’histoire avec des codes « décoloniaux ». Cette œuvre ne laisse pas de place à une quelconque concertation, consultation et à fortiori la possibilité de rendre aux citoyens  le pouvoir de décider sur une question puisque les dogmes s’imposent comme une évidence infranchissable. Ils n'est rien demandé aux Grenoblois sur le Jihab et le Burkini, il décide pour eux. 

COMME UNE RAIE à la GRENOBLOISE…

La participation à la grenobloise ressemble à l’origine de la raie à la grenobloise : quand les cuisiniers ont servi ce poisson avec des câpres afin d’atténuer son goût faisandé à l’époque ou la réfrigération n’existait pas. Une métaphore qui convient bien à Eric Piolle qui incarne à la fois la tromperie sur la marchandise et une terrible marche arrière en matière de qualité de vie.

 

 

 

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