CONSEIL MUNICIPAL : E.PIOLLE EXCÉDÉ FACE à Dominique SPINI

"Les électeurs et les électrices nous ont apporté un soutien aux élections, nous avons été élus pour mettre en œuvre un programme."  A bout d’arguments et de réponses Eric Piolle s’est cabré hier au Conseil Municipal. Dominique Spini, Conseillère municipale du groupe d’opposition venait de lui rappeler la colère des associations et du Comité de Liaison d’Unions de Quartiers. Elle a cité celles-ci reprochant le mépris et l’opacité du système, relevant qu’Eric Piolle ne respectait aucune des obligations qu’il avait lui-même édictées.

D.SPINI RAPPELLE LES ENGAGEMENTS D'E.PIOLLE 

Elle a rappelé le premier engagement d’Eric Piolle -la co-construction !-  en prenant la peine d’en rappeler les termes ce qui faisait éclater le cynisme de la majorité. Dominique Spini a aussi décrit la tentative d’étouffer les Unions de Quartiers qui présentent l’inconvénient d’être indépendantes avec la création de "conseils citoyens indépendants", dont le caractère factice a été démontré par tous.

LE CLUQ DÉNONCE L’OPACITÉ TOTALE 

Elle a cité le Comité de Liaison des Unions de Quartiers (CLUQ) qui  vient de dénoncer je cite « l’opacité la plus totale « de vos décisions expliquant -citant toujours- « n’avoir à aucun moment été associé ou plus grave encore, simplement informé les Unions de Quartiers, ni même l’ensemble des citoyens grenoblois ».

ASSOCIER HABITANTS ET QUARTIERS

Elle a demandé « de reprendre à zéro le processus de refonte de la Charte de la démocratie locale -de le rendre public , d’y associer cette fois-ci tous les habitants dont les Unions de quartier et de définir des règles de fonctionnement partagées par tous les participants« 

Nicolas PINEL S'INDIGNE DES LOCAUX MUNICIPAUX VIDES

On imagine la colère rentrée d’Eric Piolle  d’entendre des vérités. Il a donc lu une longue réponse rédigée par ses services en cherchant toujours à disqualifier les opposants. Pour lui toute critique de sa politique est nécessairement illégitime puisqu’il incarne  à la fois le Bon et le Beau. Pourtant de tous les bancs qui n’appartiennent pas à la majorité muselée -dont certains membres n’en pensent pas moins-  le verbiage municipal a été moqué. Un Conseil Municipal qui ennuyait manifestement un Eric Piolle déjà usé  par sa campagne. Il voulait en finir le plus vite possible et s’attira aussi une verte réponse de Nicolas Pinel à propos des locaux vides de la ville.

E.PIOLLE CHARGE SON CABINET DE LA CHASSE AUX LABELS

Le conseil Municipal célébrait la « capitale verte «  -la lanterne rouge des villes pour le nombre de M2 d’espaces verts par habitant- votait des chartes, des engagements, des objectifs pour 2030 . Grenoble collectionne les  labels comme  ville des ainés, des enfants, des jeunes… Des titres du type «meilleur Maire du monde » décernés par on ne sait qui, on ne sait comment. Mais, tourné vers sa promotion présidentielle, Eric Piolle a chargé son cabinet de faire la chasse à ces titres inconnus afin de faire campagne sur le dos des grenoblois.

LA MAUVAISE FOI HABITUELLE de Gilles NAMUR (Verts/FI) 

Hier la majorité municipale votait donc de multiples délibérations de principe -des "délibérations cadre" !- qui permettent de communiquer sur un sujet en faisant le moins de concret possible. Ce théâtre d’ombre a été fortement contesté. Les grenoblois ont entendu la mauvaise foi habituelle de Gilles Namur (Verts/FI) expliquant que les arbres abattus l’étaient parce qu’ils sont malades alors qu’Alain Carignon avait montré par l’image une partie de ceux qui ont été abattus square Silvestri, à Châtelet, place de la gare, piscine Jean Bron… à cause des projets ou négligences de la municipalité, aucunement parce qu'ils étaient malades. 

AVEC LE VIDE QUE NOUS VOTONS, LA VILLE VA REMPLIR SES CAISSES

Avec Yann Mongaburu (Verts/Ades) Grenoble est passé à « l’urbanisme tactique « qui succède à « l’urbanisme transitoire ». Cela a permis au verbiage municipal de donner toute sa mesure : empilage de généralités . L’élu a proposé "de faire du vide une ressource". Alain Carignon a ironisé : « avec tout ce que vous nous faites voter aujourd’hui la ville va remplir ses caisses ».  Un verbiage qui a pour objet de cacher l'abandon du patrimoine municipal.

"LA VIE DES GRENOBLOIS NE S’AMÉLIORE PAS"

Plus on avance dans le mandat, plus Eric Piolle fuit la réalité, se réfugie dans les discours afin de libérer son temps pour sa campagne présidentielle. Alain Carignon l’a résumé ainsi : « la signature de toutes ces lettres, accords, conventions, l’affirmation de toutes ces intentions et même les changements d’appellation pour appeler le béton «  éco-quartier » ne changeront rien au sentiment profond des grenoblois à savoir que pour tous les paramètres qui concernent leur environnement leur cadre de vie ne s’améliorent pas»

En effet. Jusqu’à quand les grenoblois vont-ils accepter de servir à leur détriment de marche-pieds à une ambition personnelle ? 

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