Pont Esclangon : C. FERRARI ENVOIE L’HUISSIER à E.PIOLLE

« Ainsi que constaté ce jour par voie d'huissier… »  écrit Christophe Ferrari , Président de la Métro à Eric Piolle, Maire de Grenoble à la suite de la fermeture du Pont Esclangon décidée par le Grand Timonier himslef  depuis on ne sait où et on ne sait quand.  La dernière d’Éric Piolle suscite un courroux général et une gêne y compris parmi les élus non grenoblois de son groupe à la Métropole.

Y.MONGABURU (Verts/Ades) : "JE L'AI DIT à L.THOVISTE..." 

La fait qu’il ne se trouve que l’élu à «l’urbanisme transitoire », Yann Mongaburu ( Verts/Ades) pour répondre n’arrange pas le dossier. Ce n'est pas le plus populaire. Il se colle à ses explications habituellement verbeuses dans le « Dauphiné « (11/9/21) et ça ne convainc pas grand monde. Il avoue seulement  dans le DL à Isabelle Calendre qui insiste pour comprendre : « Je l’ai dit à Laurent Thoviste (adjoint à Fontaine) dans un message mercredi ». Voilà comment se décide la fermeture d’un pont reliant deux communes et dont Christophe Ferrari rappelle dans sa lettre à Piolle que sa fermeture est « une violation des dispositions réglementaires en vigueur, à savoir l'absence de concertation préalable du gestionnaire de voirie qu'est la Métropole » . Un détail.

Il suffit que le petit rapporteur de Piolle mette -dans sa grande générosité-un message sur le répondeur d'un Adjoint de la commune concernée pour fermer un pont reliant deux communes et géré par La Métropole.

F. LONGO ( FONTAINE) : "JE SUIS SCANDALISÉ..."

D’ailleurs Franck Longo, Maire de Fontaine est « scandalisé qu’une telle décision ait pu être prise de manière unilatérale. Ce pont relie deux communes, il n’est pas normal que celles-ci ne communiquent pas entre elles. Nous avons annoncé à nos habitants la réouverture du pont prévue ce matin et ils l’ont trouvé fermé. De plus, il semble illogique de fermer ce pont tant que les discussions concernant la Chronovélo n’ont pas eu lieu. Autant favoriser la circulation sur ce secteur, complètement congestionné depuis la rentrée » (DL du 11/9/21).

LE MÉPRIS DES HABITANTS DE BERRIAT

Alain Carignon  « a été l’un des premiers à réagir à cette fermeture » relève Isabelle Calendre. Pour lui le mépris concerne les grenoblois du quartier Berriat auxquels Eric Piolle avait promis la concertation sur l’autoroute à vélos. Promesse réitérée lorsque les commerçants ont barré le cours Berriat en juillet pour protester contre la piétonisation. En fermant le Pont Esclangon Eric Piolle prouve que toutes ses décisions sont déjà prises. « À Grenoble, la “participation citoyenne” et la “co-construction” sont bien, seulement, des slogans de campagne du candidat Piolle. Cette méthode contribue à éloigner le citoyen de la vie publique et favorise la montée de l’abstention «  ajoute le Président du groupe d’opposition.  (DL du 11/9/21)

 

Mais la lettre de Christophe Ferrari démontre à nouveau qu’il n’y a pas de majorité à la Métro, seulement un attelage brinquebalant. Le Président  de la Métropole est contraint de rappeler par lettre ses pouvoirs et compétences sur lesquels Piolle s’assoit.

LA MÉTRO : 9 VICE PRÉSIDENTS DU GROUPE DE PIOLLE 

Comment 9 vice Présidents du groupe Verts d’Eric Piolle peuvent-ils demeurer dans l’exécutif dans ces conditions ? Comment Christophe Ferrari peut il les accepter ? On imagine que l’aspect financier -les indemnités- est le seul lien qui maintient ces élus à leur poste, en particulier les 6 Vice-Présidents Grenoblois sur les 9, (Nicolas Beron-Perez,  Pascal Clouaire, Céline Deslattes, Salima Djidel ,Yann Mongaburu, Anne-Sophie Olmos, ) qui cumulent souvent avec un poste d’Adjoint au Maire permettant d’arrondir les fins de mois ( environ 3000 €/mois tout de même...)  

 

LE BATEAU IVRE ENTRAINE LA MÉTROPOLE

On voit mal cette situation perdurer encore 5 ans : les habitants de la Métropole -spécialement les grenoblois- et notre territoire lui-même en sont les victimes. Cette dernière affaire d’Eric Piolle, la tentative de fermer un pont en catimini ( !) après le retour honteux -également en catimini- des colonne Morris de JCDecaux  montre que le bateau municipal continue à être ivre mais entraine la Métropole. Il serait temps de changer vite avant le naufrage des deux. 

LES ÉLUS DE LA MÉTRO VEULENT DURER 

Cela nécessiterait que Christophe Ferrari prenne ses responsabilités plutôt que de vouloir durer pour lui-même. Bref il faudrait "seulement" un cap, une boussole  et un capitaine. Avec ce conglomérat d'élus -PS, ex- PS, PCF et de la gauche extrême y compris les Verts lesquels eux-mêmes ont  déjà gouverné directement la Métro 20 ans dans l'exécutif- qui se partage le pouvoir Métropolitain depuis 26 ans au total, il y a peu à espérer sans une mobilisation citoyenne.  Car leur seule "idée" majeure est de se maintenir. 

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