BERRIAT : LA FRONDE ANTI-PIOLLE

Bref mais douloureux atterrissage pour Eric Piolle à Grenoble. Lundi au Conseil Municipal il s’est fait durement savonner les oreilles par Brigitte Boer, Conseillère Municipale d’opposition.

"PIOLLE TUE LE COURS BERRIAT"

Mardi matin elles ont sifflé fort avec les « Piolle tue le cours Berriat » affiché, écrit, répété par les commerçants du cours. Ces derniers ont bien compris que « l’expérimentation «  en cours de fermeture de leur artère avait pour objet de leur faire avaler la pilule. Les gros malins de la municipalité auraient pu répondre « on continue, ça s’est bien passé… »

REPORT DE LA POLLUTION ET DES NUISANCES 

 Sauf qu’il y a quelques jours déjà Guy Waltisperger, président du Comité de Liaison des Unions de Quartiers (CLUQ), Bruno de Lescure Président de l’UQ Berriat et Michel Voilin Président de « 60 millions de piétons » protestaient contre cette décision brutale « imposée de fait » (Bruno de Lescure). Pour lui « le flux de véhicules a été détourné. A quoi bon piétonniser si c’est juste reporter la pollution et les nuisances sonores sur d’autres habitants ? ».  « Mettre en place une piétonnisation nécessite d’avoir des animations, de créer une vitalité pour les habitants et les commerçants. Là, c’est le vide », ajoutait  Guy Waltisperger (DL du 10/7/21)

O.BERTRAND (Verts/ADES) : "LES HABITANTS SONT TRÈS CONTENTS"

Ça n’a pas fait bouger un sourcil à la municipalité, l’inamovible Olivier Bertrand (Verts/Ades) qui aura traversé la vie publique sans aucune utilité publique, ni contacts avec les citoyens, répondant invariablement au DL : «les habitants sont très contents ».

"ON S'EST FAIT INSULTER PAR LES AUTOMOBILISTES"

Dans le même DL un agent de sécurité avoue « on s’est fait insulter par les automobilistes, qui ne comprenaient pas ce qui se passait «. Les coups de klaxon s’enchaînent sur une rue Ampère totalement saturée dès le milieu d’après-midi et jusqu’à tard dans la soirée. Était-ce la meilleure idée, alors qu’Ampère sert actuellement de voie de délestage avec les travaux qui s’enchaînent sur le pont de Catane et sur l’A480 ? demande même le journaliste Benoit Lagneux. 

 

"ON EST PRÊT à TOUT, C'EST NOTRE VIE QUI EST EN JEU"

Alors hier les commerçants ont décidé de se faire mieux entendre. Ils ont bloqué le tram une vingtaine de minutes en signe d’avertissement, rejoint par des non sédentaires du marché St Bruno. Ils ont déposé des palettes et collé des affichettes tout  le long de Berriat, inscrit des slogans sur le sol : «Piolle tue le cours Berriat ». Une commerçante, Claire Lucchino qui tient une agence immobilière témoigne sur le site du DL que tous ses rendez-vous ont été annulés faute d’accessibilité. Lionel Violette qui tient un tabac presse explique que « c’est un début, si on n’est pas entendu, si on ne nous écoute pas, les actions vont aller crescendo, on est prêt à tout, c’est notre vie qui est en jeu »

N.PINEL DEMANDE QU'ON ENTENDE LES COMMERCANTS

Il semble qu’on ne soit pas prêt partout à Grenoble à crever la bouche ouverte en remerciant le Grand Timonier pour sa grandeur d’âme et en le propulsant à l’Elysée pour témoigner de sa reconnaissance. D’ailleurs Nicolas Pinel, Conseiller Municipal centriste était présent au nom du groupe d’opposition pour soutenir la revendication du dialogue qui doit s’ouvrir. Il a témoigné aux micros de France Bleu Isère et de Place Gre’Net. 

A CARIGNON : "IL EXISTE UN TERREAU D'IDÉES"

La veille, au Conseil Municipal, Alain Carignon avait encore interpellé Eric Piolle sur le cours Berriat comme il l’avait fait au Conseil Métropolitain : «vous avez lancé les études pour la fermeture du cours Berriat dés 2022, pouvez-vous nous dire qui est responsable de la concertation ? Auprès de qui un citoyen lambda doit il s’adresser pour donner son avis ? En ayant rencontré ces derniers jours sur le terrain nombre d'entre eux, je peux vous dire que les idées ne manquent pas, entre ceux qui proposent d’autres tracés, des commerçants qui proposent la formule utilisée à l’estacade avec une voie voitures, il existe un terreau d’imagination, d’idées, de contributions possibles. Mais vous n’en voulez pas. Cette opacité ne peut pas durer, le cours Berriat est très inquiet « 

 

LE BULLDOZER MUNICIPAL A TROUVÉ SA LIMITE

Le bulldozer municipal habitué à défoncer les murs sans ménagement, à ruiner des commerçants, des artisans, des professions libérales, à supprimer des emplois sans vergogne ni compassion semble avoir trouvé une limite avec son dernier coup de force.

E.PIOLLE VA DEVOIR ATTERRIR SUR LE SOL ...

« L’expérimentation «  qui devait passer comme une lettre à la poste, l’absence de toute écoute de quiconque qui était acquise et la mise en place définitive pour le début de l’année prochaine qui était entendue sont visiblement troublés ! Si le Grand Timonier est bien ramené à la dure réalité en septembre, après la primaire des Verts, il devra vraiment atterrir.  Douloureusement sur le sol et durablement. Pas réjouissant.

Dès le mois de février Alain Carignon avait mis en garde: "Eric Piolle ne peut pas décider seul"

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