Yann MONGABURU VU PAR SES AMIS : le CORBEAU et LE RENARD

"Qui se ressemble, s’assemble." Yann Mongaburu est l’un des élus du groupe Avrillier (Ades) qui a poussé les partis à désigner Piolle en 2014 pour qu’il soit  la vitrine légale de la prise du pouvoir essentiellement par leur clan. Puis il a négocié l’accord de 2014 pour confier la Présidence de la Métro à Christophe Ferrari (PS repenti) désignant un faible obéissant, signant les chèques pendant 6 ans, auquel il devait facilement succéder ensuite.

2020 : REMAKE DU "CAVE SE REBIFFE"

Eric Piolle a donc conduit l’opération de 2020 consistant à ravir la Présidence de la Métropole à Ferrari, qu’il considérait comme son factotum à ses ordres. On sait ce qu’il advint puisqu’on a vécu un remake du « cave se rebiffe ».  Les suites de cette guerre des gangs qui a déjà fait des morts se poursuit à chaque étape comme on le voit encore pour ces élections du mois de juin.

"VERBEUX, ARROGANT, QUI NE RESPECTE PAS SA PAROLE"

Mais la proximité Piolle/Mongaburu permet de confirmer les caractéristiques du premier. En compilant les écrits de la gauche, de l’extrême gauche et des Verts sur Yann Mongaburu il en ressort un personnage considéré comme « verbeux, arrogant  qui ne respecte pas sa parole ». Ça ne vous rappelle personne ? On comprend pourquoi Piolle l’utilise autant au risque de le carboniser comme cela a été le cas à la Métro.

E.PIOLLE VEUT "NETTOYER LA FINANCE..."

Pour prendre un seul exemple ce sont des hommes qui peuvent pourfendre banques et paradis fiscaux dans leur programme municipal avec des engagements précis, inaugurer pendant la campagne municipales une rue BNPParibas à Jean Macé pour protester contre « l’emprise des banques » laver publiquement la vitrine d’une agence bancaire grenobloise afin de «nettoyer » la finance, signer la charte Roosevelt 2012 qui engage sur l’honneur à n’avoir aucun rapport avec les paradis fiscaux.

MAIS ENRICHIT DES FONDS POURRIS à SINGAPOUR

En parallèle ils acquièrent et mettent aux normes pour 14 Millions d’€ le siège du Crédit Agricole et Eric Piolle expliquer que la société dont il est actionnaire à…  Singapour a pour clients : « la BNP ou la Société générale, qui travaillent dans des paradis fiscaux, les fonds d'investissements de gestion privée Indosuez et Halbis Capital Management, filiales respectives du Crédit Agricole et de HSBC, mis en cause dans l'affaire d'évasion fiscale révélée en 2016 par les « Panama Papers» reconnait Eric Piolle  (Marianne du 16/4/21).

POUR LUI C'EST SEULEMENT "PAS CLEAN"

 Bref il travaille dans un paradis fiscal avec des établissements financiers douteux eux-mêmes installés dans des paradis fiscaux. Se condamne-t-il lui-même par rapport à ses engagements et ses postures ?  non «, ce n'est pas ‘'clean'' », regrette-t-il seulement. S’il pouvait avoir autant d’indulgence avec les autres qu’avec lui-même ! 

D’autant qu’avant de transférer son siège à Singapour la société grenobloise a perçu de l’ordre de 2 millions d’€ d’aides publiques et d’avances remboursables pour 10 emplois créés sans que ça n’émeuve personne à gauche et à l’extrême gauche. Cette impunité en dit très très long sur les caractéristiques de ces groupes, sur leur rapport réel à l’argent -y compris public !- et leur cynisme couvert par une tolérance médiatique insupportable.

"CARICATURE DE L'ÉCOLANGUE DE BOIS"

En se rappelant  ces faits, il faut donc lire ce que dit  Vincent Peyret, un acteur grenoblois de  la mouvance gaucho-anarcho grenobloise (Le Postillon) de Yann Mongaburu :

« Son arrogance et son verbiage lui ont couté a présidence de la Metropole »

« Il est la caricature de l’écolangue de bois. Chacun de ses discours peut permettre de cocher plusieurs phrases du bingo du générateur de discours de Pierre Lazare. Un mec pour paraphraser Coluche que quand tu lui poses une question, une fois qu’il a fini de répondre, tu comprends plus la question que t’as posé

"UN CHARABIA SAUPOUDRÉ D'UNE BONNE DOSE D'ARROGANCE"

« Non seulement on comprend pas grand chose mais en plus son charabia est soupoudré d’une bonne dose d’arrogance, chaque phrase respirant la prétention des rares heureux élus à savoir comment changer le monde. C’est notamment tout ce verbiage qui lui a coûté la présidence de la Métropole en juillet 2020 comme le confie un socialiste au Daubé (21/08/20) : « on a eu droit à un exposé de Mongaburu. Il se croyait à Science Po. Quelle arrogance ! on s’est dit qu’on allait pas supporter cela durant 6 ans

« Les principaux actes de Mongaburu pendant ses 6 années de toute puissance ont montré qu’il n’a fait qu’inscrire son action dans le sens du vent métropolitain.

"LA SEULE LUTTE, LA LUTTE DES PLACES" 

« A l’intérieur de son plan rien de très original si ce n’est l’habituel couplet sur les « mobilités plus vertueuses, plus sobres plus accessibles «  

« Piolle a défendu la candidature de son poulain avec des arguments d’autorité comme » en 2014 j’ai soutenu Christophe Ferrari car il était la bonne personne à ce moment-Là. Et aujourd’hui nous pensons que Yann Mongaburu est le mieux à même de mener cette mission »Rien sur le fond ou à propos des différentes visions de la Métropole. La seule lutte que les technocrates n’abandonnent jamais c’est la lutte des places «  

De Son côté Yannick Olivier qui a eu l’honneur d’exercer pendant 6 ans les fonctions de le Vice-Président (PS) de la Métropole à ses côtés en a également dressé ce portrait :

"IL LUI MANQUE LA LOYAUTÉ"

 « Il lui manque une qualité essentielle, c’est la loyauté. Et pourtant, c’est un élu prétendument du nouveau monde. Edgar Faure disait : c’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. Monbaguru connaît le sens du vent. Le problème avec Mongaburu, c’est qu’on ne peut jamais passer un contrat avec lui sans qu’il le remette en cause après ».

"IL A CHANGÉ 3 FOIS DE VERSION" 

Il cite plusieurs dossiers dont le Règlement local de publicité intercommunal (RLPI) : « Mongaburu a changé trois fois de version. Je ne sais pas quels sont ses accords avec Decaux, mais une fois qu’on donne son accord, on n’y revient pas. Et des remises en cause une fois l’accord passé, je peux en citer d’autres, sur le transport par câble  où il a perdu un an ».

"IL NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE"

Et de conclure : « ce n’est pas tant sur ses projets qu’il est critiquable que sur sa manière de faire et la valeur de l’homme. On peut discuter sur les dossiers mais une fois qu’on s’est mis d’accord, il y a une loyauté minimum. Comme élus qui respectent leur parole donnée, je peux citer Sulli ou Poirier, l’ancien maire du Fontanil. Mais avec Mongaburu, c’est toujours un marché de dupes.»

SOUPÇON DE TRAFIC D'INFLUENCE : CLASSÉ SANS SUITES

Rappelons par ailleurs qu’il a été opportunément exonéré par le parquet prompt à classer sans suite avec les Verts dans  l'affaire du soupçon de trafic d'influence. Ses dépenses folles de com',  ont montré également un visage qui ne correspond pas aux affirmations de sobriété et ses insuffisances sur le plan de déplacement urbain,  démontré que sur le fond des dossiers le plumage ne ressemblait pas au ramage affiché.

RÉCUSÉ AUX DÉPARTEMENTALES

Tous ces éléments expliquent probablement pourquoi il a été récusé en interne pour être candidat aux élections départementales à Grenoble pour le « Printemps Isérois » (!). Le clan l’a estimé trop voyant, trop clivant, trop usé. Il se contente donc d’une Vice-Présidence de la Métro dont l’énoncé du titre ramène le personnage à sa caricature : « Vice-Président au défi climatique » (!).  Est-ce dans son camp que quelqu’un lui a joué la fable du corbeau et du renard pour lui infliger un tel ridicule ? 

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