LE COURRIER DE LA HONTE D’ERIC PIOLLE

courrier piolle

Dans un courrier distribué dans les boites aux lettre, Eric Piolle vend sans honte sa propagande aux Grenoblois. 

NUCLÉAIRE : PIOLLE PERSISTE DANS LE MENSONGE

Il commence très fort en expliquant que "la production électrique baisse car les gouvernements successifs ont hélas beaucoup misé sur le nucléaire, fragilisant ainsi le réseau". On peut difficilement faire pire comme contre-vérité. Le réseau nucléaire est en effet à la peine pour assurer les besoins, mais parce que les gouvernements successifs ont consciencieusement démantelé la filière... sous la pression des lobbyistes écolos anti-nucléaire, qui en ont fait un fond de commerce et un outil d'accords électoraux ! Eric Piolle poursuit dans cette trajectoire, refusant de reconnaitre l'immense contresens de son discours à cause duquel nous avons sabré l'énergie la plus bas carbone et la plus abondante. « Errare humanum est, perseverare diabolicum ».

ENCORE LA FAUTE AU GOUVERNEMENT

Il déplore ensuite le fait que les mesures d'aides gouvernementales ne concernent que "partiellement" les collectivités. Comme d'habitude, il ne peut pas s'empêcher de trouver des torts à reprocher au Gouvernement (et quand ce n'est pas l'Etat, c'est la faute de la Métropole). Mais Eric Piolle est en réalité le seul responsable. Dans les collectivités bien gérées, celles ci ont les marges de manœuvre financières pour faire face à la hausse des prix de l'énergie. À Grenoble, après 8 ans de mandat, il a mis les finances au bord du précipice : recours à la dette record, services publics sabrés, vente des bijoux de famille... Et malgré cela, il souhaite augmenter massivement les impôts des Grenoblois l'an prochain pour boucler le budget. Alors qu'ils sont les premiers à subir la baisse de pouvoir d'achat.

UN "PLAN DE FRUGALITÉ"

Le Maire explique ensuite que la ville met en place un "plan de frugalité". Les Grenoblois en font les frais avec la température dans les gymnases handicapantes pour ceux qui les utilisent. À la Halle Clémenceau, on relevait 9 degrés entre 18h et 19h30 ces derniers jours, plusieurs soirs de suite ! Pas sûr que les quelques économies réalisées par la ville valent la peine de frigorifier ainsi les Grenoblois.  

ERIC PIOLLE VANTE CE QUI L'ARRANGE

Vient ensuite un paragraphe pour parler de la politique de la ville pour réduire la dépendance énergétique. C'est un bijou de mauvaise foi. Eric Piolle vante la réduction de la consommation des bâtiments municipaux... depuis 2005, soit bien avant son arrivée au pouvoir. Il s'enorgueillit de dispositifs métropolitains de rénovation, alors qu'il est en guerre avec la Métropole et son Président. Et il ose plaider pour un renforcement du réseau de transports en commun, alors que son adjoint Yann Mongaburu a présidé le SMMAG pendant 6 ans et n'a pas été capable de construire 1km de tram supplémentaire. Depuis l'arrivée d'Eric Piolle, la part modale des transports collectifs stagne d'ailleurs pour la première fois de leur histoire.

LE "0 ÉNERGIE FOSSILE" ENCORE LOIN

Il ose également expliquer qu'il faut avancer vers le "0 énergie fossile et le 0 énergie nucléaire". On en est loin, malgré la fake news qu'il a laissé diffuser pour faire croire que Grenoble fonctionne à 100% au renouvelable. Christophe Ferrari révélait récemment que la Compagnie de Chauffage présidé par Alan Confesson, adjoint de Piolle, utilise 12% de charbon dans son mix énergétique. Soit l'énergie la plus polluante qui soit. Par ailleurs, lors du dernier conseil municipal, les élus du Groupe d'Opposition présidé par Alain Carignon ont découvert que la ville va acheter 79 000 litres de Gasoil en 2023 pour les 96 véhicules diesels de la ville, dont 29 devrait être interdits de rouler avec la ZFE qui arrive. Pour la fin des énergies fossiles, on repassera. Pour la fin de l'hypocrisie aussi.

L'hypocrisie municipale à propos des énergies fossiles révélée par Nicolas Pinel, conseiller d'opposition

AUX HABITANTS DE S'ADAPTER

"Je vous invite chacune et chacun à réduire vos consommations énergétiques", ose finalement demander Eric Piolle. Sans aucune honte, alors que les années de lobbying anti-nucléaire auquel il a participé nous conduisent à cette situation. Et comme si l'explosion des prix n'avait pas déjà contraint les Grenoblois à adapter leurs consommations. Encore plus hypocrite : pendant ce temps, les élus de la majorité poursuivent leurs voyages en avion partout dans le monde pour le compte de la ville. Déplacement à Bethléem pour Annabelle Bretton et Emmanuel Carroz, également à Lisbonne et Oxford pour ce dernier... Eric Piolle s'est quant à lui rendu en Egypte pour la COP27, alors qu'il a reconnu qu'il y a une “forte présence des lobbys” et que ce n’est “pas vraiment efficace”. Aux Grenoblois de réduire leurs consommations, la majorité continue quant à elle de brûler des énergies fossiles pour des déplacements dont aucun bilan, aucun compte-rendu n'est fait.

QUEL BILAN CARBONE ET FINANCIER POUR CE COURRIER ?

Au terme d'une année capitale verte qui n'aura servi à rien, n'aura pas fait avancer d'un pouce le territoire, Eric Piolle ose encore marteler sa propagande avec les moyens de la ville. Alors que les Grenoblois s'apprêtent à subir une hausse massive des impôts, on peut légitimement s'interroger sur le coût pour la ville de l'envoi. On est aussi en droit de se demander combien d'arbres représente le papier utilisé pour cette impression massive. Quoi qu'il en soit, personne n'avait besoin de recevoir ce genre de leçons bien mal placées dans sa boite aux lettres. 

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