CAPITALE VERTE : LE VRAI BILAN

capitale verte

L'année "capitale verte" s'achève à Grenoble. La cérémonie de clôture aura lieu aujourd'hui au marché d'intérêt national. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le bilan n'est pas reluisant.

5.3 MILLIONS D'EUROS POUR LA COMM' ET LES PETITS FOURS

Cette année aura coûté des millions d'euros au contribuable grenoblois. Le Dauphiné révèle ainsi que pas moins de 5.3 millions d'euros ont été dépensés pour... la communication et les cérémonies ! Sur un budget total de 13 millions d'euros, voilà presque la moitié des crédits engloutis pour la propagande du label et pour manger des petits fours. Un bel exemple de dépense publique, alors que les français subissent une forte baisse de pouvoir d'achat et qu'Eric Piolle souhaite davantage pénaliser les Grenoblois en augmentant les impôts. 

30 ENTREPRISES ONT JOUÉ LE JEU...

On pourrait penser qu'avec une telle communication, tout le territoire a participé à la fête. Encore plus en voyant la "dynamique", "l'élan" vanté par Eric Piolle, Maud Tavel (adjointe au Maire et présidente de l'agence capitale verte) et consorts. Mais c'est complètement raté. Seulement 30 entreprises ont relevé des "défis" liés à capitale verte. 30 entreprises sur les milliers d'acteurs économiques que compte notre territoire : on ne peut qu'être admiratifs de cette fameuse dynamique. 

LE NOMBRE DE PARTICIPANTS SURGONFLÉS

Eric Piolle ose avancer le chiffre de 200 000 participants aux évènements. Il y a de quoi être sceptique vu l'absence complète d'engouement constatée parmi les Grenoblois. Et effectivement, pour arriver au chiffre de 200 000, il a compté les participants de tous les évènements "labellisés", y compris ceux qui ne sont pas directement organisés par capitale verte. Ainsi, un évènement comme le forum du bien-vivre, qui existait déjà en 2018 à Grenoble, se retrouve labellisé "capitale verte" et on inclut donc le nombre de participants à ce forum, qui aurait existé même sans le label. Une petite technique plein de mauvaise fois de la part d'Eric Piolle, qui permet de multiplier au moins par 10 le nombre de participants à capitale verte. 

Ce "forum", mis en avant à de multiples reprises dans le cadre de capitale verte, existait depuis bien avant la labellisation...

LA LABELLISATION DE TOUT ET N'IMPORTE QUOI

Capitale verte vante ainsi 1400 actions labellisées. Mais pour y arriver, tout et n'importe quoi a été considéré comme relevant du label. Un atelier de couture de protection périodique lavable est ainsi une action capitale verte. Une visite de quartier aussi. Même une pièce de théâtre peut être labellisée capitale verte ! Avec une telle largesse de critères, on s'étonne même du bilan de seulement 1400 actions. 

grenoble capitale verte
Un évènement capitale verte. La planète est sauvée !

AUCUNE AVANCÉE CONCRÈTE, AUCUN INDICATEUR

Mais le plus pathétique avec toute cette opération, c'est qu'elle n'aura permis aune avancée concrète pour Grenoble. Malgré le brassage médiatique et les millions d'euros, ça n'aura pas permis d'avancer d'un pouce en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le label a été une simple opération de propagande. Aucun indicateur n'a été mis en place, qui aurait permis de suivre concrètement les avancées du territoire. Ce que dénonçait le Groupe d'Opposition s'est bel et bien réalisé : capitale verte n'a été qu'une gabegie de communication.

Intervention du Président du Groupe d'Opposition qui tire le bilan réel de la Municipalité en matière de développement durable.

LA VILLE TOUJOURS AUSSI SALE ET POLLUÉE

N'importe quel Grenoblois le constatera très simplement. La ville est toujours aussi sale, nous n'avons aucunement avancé en matière de lutte contre les tags et les déchets sauvages. Ni même en matière de gestion du tri : la Métropole se classe toujours parmi les pires élèves de France. La bétonisation du moindre espace vert se poursuit, aggravant les îlots de chaleur. Même en matière de pollution de l'air, on ne constate pas d'avancée notable. Le plan de circulation a simplement déplacé la pollution sur d'autres axes. Et malgré la promotion du vélo tout azimut, moins d'1 métropolitain sur 10 l'utilise. Tandis que la part modale des transports en commun stagne à 16% depuis des années. 

Grenoble, capitale verte.

UNE ANNÉE POUR RIEN

On aurait été en droit d'attendre que l'année capitale verte permette à Grenoble d'avancer en matière de lutte contre le réchauffement et de transition écologique. Il n'en a rien été. Les habitants ont bien compris l'arnaque, puisqu'ils ont massivement boudé les évènements. Le bilan est bel et bien d'une médiocrité abyssale, n'en déplaise à Isabelle Calendre. La journaliste du Dauphiné explique que ceux qui émettent des critiques "sur le manque d’ampleur des projets, sur la faible visibilité de ce titre, sur le gouffre que certains soulignent entre une ville dite « verte » et cette ville qu’ils jugent « sale et insécure »…" sont des "grincheux".  Il faut croire que les Grenoblois, qui n'ont guère été sensibles à ce label, sont en grande majorité des grincheux. 

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