PRESQU’ILE : VASTE ILOT DE CHALEUR EN FORMATION

" Nous créons des parcs en ville dans tous les quartiers que nous créons, jamais aussi peu d'arbres n'ont été abattus, jamais ils n'ont été aussi protégés à Grenoble " a déclaré Gilles Namur auConseil Municipal de lundi dernier . Avec cet Adjoint au Maire (Verts/LFI) le summum est atteint. Le problème pour lui est de sortir du Conseil Municipal en répétant ses fakes : comme on l'a vu quartier Championnet le lendemain les habitants sont hors d'eux d'entendre un récit si opposé à la réalité.

" DES GROS PROJETS COMME LA PRESQU'ILE VONT APPORTER LEUR CORTÉGE de JARDINS"

Les images que nous publions ci-dessus de cette " suite des gros projets comme la presqu'ile qui vont apporter leur cortège de jardins " comme l'annonce Gilles Namur sont soigneusement cachées aux grenoblois. Elles sont collées à une palissade éloignée de la rue Félix Esclangon sur laquelle ne passe pratiquement aucun piéton ce qui garantit que personne ne fera le détour pour les voir.

Dans un ilot situé en bordure des voies de chemins de fer , face à la rue Henri Tarze et au parc qui va être réduit, un nouvel ilot de chaleur est en formation.

4000 LOGEMENTS POUR UN JARDIN DE 10 000 M2 : 1 ME PAR HABITANT

Au total le projet Presqu'ile prévoit de l'ordre de 2000 logements familiaux dont 40 % de logements sociaux et 2000 logements étudiants. Dans la partie sortie de terre,  un seul jardin de 10 000 M2a été réalisé avec 4 ans de retard sur l'arrivée des habitants. Il procurera ... 1 M2 d'espaces verts par habitant. Un jardin enserré dans les immeubles existants , eux-mêmes bordés de près par les voies de chemin de fer, un voisinage discret . 

B.BOER:  ILOT DE CHALEUR, CONTRIBUTION DE L'URBANISATION à la TEMPÉRATURE

Alors que l'opposition , par la voix de Brigitte Boer, Conseillère Municipale, demandait de bloquer la densification, de sanctuariser les parcs et jardins, rappelait que "l’îlot de chaleur urbain représente donc la contribution de l’urbanisation à la température de l’air" selon les chercheurs . De sa hauteur Piollesque  Gilles Namur " jugeait "simpliste" - pour ne pas dire plus- cette définition.  

GRENOBLE, PREMIÉRE DE FRANCE POUR LES ILOTS DE CHALEUR

D'ailleurs , pour la municipalité, " ce n'est pas une surprise qu'à Grenoble il fait chaud, on a rien découvert dans l'article du DL". Faisant allusion à la révélation, par Jean-Benoit Vigny ( DL du 17/6/22) , selon laquelle  Grenoble est la première ville de France ( hors Paris) pour les ilots de chaleur. Pensez donc comment la ville qui a l'honneur de compter à la fois un Guide mondial et un Adjoint à la fraîcheur, pourrait-elle être la première pour la chaleur? 

G.NAMUR REFUSE DE SANCTUARISER LES PARCS PUBLICS EXISTANTS

Mais l'Adjoint censé développer les espaces de respiration s'est même refusé même comme l'opposition le lui demandait avec insistance au Conseil Municipal de sanctuariser les parcs et jardins publics : " nous réfléchissons à ce qui doit être préservé" a t-il répondu démontrant clairement que la municipalité ne renonçait pas à les urbaniser. 

 LE PARC TARZE : UN IMMEUBLE CONSTRUIT, MAIS ..." IL NE SERA PAS URBANISÉ" ( G.NAMUR) 

D'ailleurs quand elle autorise la construction d'un immeuble comme parc Tarze, Namur a répondu dans la "pure" novlanague des faussaires  : " non le parc Tarze ne sera pas urbanisé , au contraire, il sera ... préservé à 85 % " . Ainsi face aux Hometours qui vont surgir rue Esclangon, même un modeste parc existant de 3000 M2 sera réduit.

LES ESPACES ARBORÉS ET VÉGÉTALISÉS DISPARAISSENT SOUS NOS YEUX

A l'angle de la rue Durant-Savoyat - elle même super densifiée- et de l'avenue des Martyrs existait un espace arboré et végétalisé qui a été rasé pour être bétonné. Mais Gilles Namur affirme sans le rouge au front et le nez qui s'allonge " non nous ne réduisons pas le nombre et la surface des espaces verts dans la ville..." 

LES ILOTS DE CHALEUR : " COMPLEXE " POUR LA MUNICIPALITÉ

Ce n'est pas un hasard si Grenoble est devenue avec les Rouge/Verts la première pour les ilots de chaleur. Ceux-ci poursuivent leur politique suicidaire pour l'avenir de nos enfants. La laborieuse défense de Namur selon laquelle tout ceci est si "complexe" que les béotiens ne pourraient comprendre est bien dans la lignée de leur arrogance. 

LES HOMETOURS DE LA RUE ESCLANGON NE SERONT PAS UN ILOT DE CHALEUR

L'adjoint à la fraîcheur de la ville devenue la plus chaude de France n'a t-il pas essayé de noyer le poisson en alignant ses critères sur l'ilot de chaleur: " la forme urbaine, la surface verticale, l'imperméabilisation des surfaces, l'activité humaine telle que la circulation automobile et la climatisation"... Les Hometours de la rue Esclangon et le quartier Cambridge ne participeront donc aucunement à l'élévation des températures à Grenoble. 

Prendre les grenoblois pour des imbéciles est leur sport favori. La majorité municipale se transforme en négationniste des ilots de chaleur. 

LE GROUPE D'OPPOSITION VEUT SAUVER LES MEUBLES

En déposant un voeu demandant qu'à l'occasion de la révision du Plan d'Urbanisme , la ville de Grenoble inscrive la sanctuarisation des espaces de respiration qui demeurent encore , le groupe d'opposition présidé par Alain Carignon tente de sauver les meubles. Mais il est déjà bien tard. Brigitte Boer a alerté les grenoblois en les appelant à la vigilance pour empêcher l'irréparable.

C'est possible à l'ile Verte, à Beauvert, à Jean Macé, sur les terrains ex-Allibert.... partout ou les bulldozers de Piolle ne sont pas encore passé. Il faut se mobiliser. 

 

L'ESCROLOGIE MUNICIPALE EST à DÉCOUVERT

L'escrologie municipale est de plus en plus à découvert : mais qu'elle apparaisse avec une telle aveuglante clarté sur ce qui devrait être comme leur " coeur de métier" est très dangereux pour eux. La vertu pédagogique de cet éclaircissement entraine la compréhension de savoir pourquoi ils sont là. Pas pour améliorer les conditions de vie et préparer un avenir qui sauvegarde les habitants et la planète. Mais seulement pour appliquer leurs dogmes infernaux , habillés d'une sémantique dont un Gilles Namur à montré la pauvreté et les limites.

" ça m'agace, ça m'horripile " a t-il reconnu avant de répondre à Brigitte Boer lundi au Conseil Municipal. On le comprend. Mais pour les grenoblois c'est bien pire que de l'agacement. 

 

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