BUDGET PARTICIPATIF: LA CARAMBOUILLE MUNICIPALE CACHE L’ESSENTIEL

Pascal Clouaire l’Adjoint (Verts/PG) qui pose avec eux ne s’en cache pas, lui : objectif jeunes. L’opération « budget participatif » qui est l’un des grandes carambouilles de la municipalité cherche des créneaux et des cibles. Rien de mieux que les jeunes par du tout aguerris à la réalité politique. Elle met donc les moyens financiers sur la com’ dans le cadre du vote de ce samedi auquel les Grenoblois sont appelés.

On le sait les années précédentes avec le « budget participatif » le parc Marliave a eu droit à des toilettes sèches, la rue Félix Poulat à des chaises (la municipalité Carignon a installé des chaises avenue Alsace Lorraine dès 1987…) et la place Saint Bruno à des jeux pour enfants… Une autre année pendant que la municipalité fermait la piscine des Iris à Villeneuve, on votait gravement de savoir s’il fallait ou non un four à pain public. Cela permet surtout de dire non à toutes les urgences qui attendent désespèrement et de faire programmer par les «citoyens « ce que la municipalité a décidé de faire.

« DE LA COMMUNICATION et de L’ÉVÉNEMENTIEL » 

Certes ça ne fonctionne pas du tout puisque le nombre faible de votants baisse chaque année. Moins de 1000 votants familles et alliés de la municipalité compris, vote permis à 16 ans étrangers compris. Bref 500 Grenoblois…

Pascal Clouaire Adjoint à l’enfumage affine le procédé en cherchant à ce que le jour du vote lui-même produise un rendement électoral et d’image. L’argent ne manque pas. Comme l’a benoîtement expliqué une autre Adjointe, Lucille Lheureux devant les habitants de l’Union de Quartier Berriat Europole ce n’est pas le temps des réalisations, mais celui « de la communication et de l’évenementiel… » 

C’est pourquoi à quelques mètres de la présentation des projets à l’hôtel de ville  » dans le parc Paul Mistral, se relaieront non stop des groupes musicaux de styles divers, qui attireront par la même occasion les badauds se promenant dans le Parc » pour voter comme l’explique Place Gre’Net! Toute voix est bonne à prendre pour faire plus de 800, chiffre de l’année dernière.

« LA JOURNÉE CITOYENNE SERA RYTHMÉE par des SONS URBAINS » 

Ainsi samedi « cette journée citoyenne sera rythmée par des sons urbains, des ambiances africaines et même des danses brésiliennes puisque le groupe Portoalegria proposera un spectacle de samba » raconte le Dauphiné (18/4/18)

Rien de plus « citoyen »que la Samba en effet. La municipalité ne risque pas de faire appel au clip spontané, non sponsorisé , des 3 lycéens sur Grenoble. Parce que pour eux « c’est difficile avec les Verts… » Par une inversion chère aux Rouge/Verts Grenoblois, le Rap devient l’instrument de l’ordre établi et du pouvoir local.

L’AGENCE de COM’ « VOIX PUBLIQUE » EST PRÉSENTÉE COMME UNE ASSOCIATION

C’est d’ailleurs une agence de com’ engagée,  » Voix Publique » dont le siège est à Lille, très proche des Verts qui mène le bal avec les réseaux locaux tels la MJC, l’Adij, la Mission locale, Unis-Cité… La municipalité présente « Voix Publique » comme une association.. L’animatrice choisie n’est autre que Camille Dantec-Ferri qui présentera aux jeunes « son tour d’Europe des initiatives citoyennes ».

C.DANTEC-FERRI A L’EXPÉRIENCE DE … « NUIT DEBOUT » 

D’ailleurs c’est une spécialiste. Dans sa présentation elle explique notamment : « parmi les expériences démocratiques auxquelles nous avons participé et qui nous ont donné envie d’entreprendre ce voyage, on trouve : le budget participatif à Paris et à Grenoble, Nuit Debout Grenoble, Ma voix Grenoble, la votation et interpellation pour les tarifs de stationnement à Grenoble,(!)  les alternatives à l’affichage publicitaire JC Decaux à Grenoble… (!) «  Ses compétences en fake news sont incontestables. Son éclectisme idéologique éclate.

Il s’agit d’officines politiques qui travaillent sur le dos du contribuable au service du clan qui veut asservir Grenoble à son idéologie.

D’ailleurs avec son collège Thomas Simon « Forts de notre expérience de Nuit Debout, nous allons par exemple contacter les participants aux Nuit Debout européennes » . 

ENGAGER LA JEUNESSE DANS UNE IMPASSE : UN VRAI CRIME QUI SE PERPÉTUE

Parfois on nous dit que Grenoble, le changement est caricatural ! Sauf que là, cette caricature est une réalité municipale, il s’agit d’argent public, de bourrage de crâne, d’engager la jeunesse dans  une impasse. A notre connaissance la production d’idées de Nuit Debout, comme ses exactions publiques n’ont pas laissé dans la décennie une trace si exemplaire telle qu’elle mérite d’être enseignée aux jeunes. Les élus de gauche et Verts n’ont pas assez sacrifié de générations maintenues dans la marginalité contestataire, victimisées et qui se retrouvent exclues d’une société dont elle ne connaissent aucun des codes?  Un vrai crime se perpétue.

Le procédé répétitif qui consiste à utiliser les moyens municipaux au service de la propagande, de se couvrir par de fausses associations, de faux citoyens, de mettre les organismes para-municipaux (l’Adij, la Mission locale..) dans la boucle pour mimer une diversité, est totalement à bout de souffle.

Il s’éteint et Eric Piolle ne peut plus faire semblant d’animer ce théâtre vide. Le rideau va tomber et mettre fin à un spectacle qui n’a que trop duré.

 

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