GRENOBLE S’EMBRASE

La Une du Dauphiné ce week-end.

Début d'été catastrophique à Grenoble, alors que la violence monte d'un cran... tout comme l'indécence de la Municipalité face au phénomène.

UN HOMME ARMÉ D'UNE KALACHNIKOV EN PLEIN CENTRE

Jeudi à 18h, un homme armé d'une kalachnikov sur un scooter place d'Apvril a mis en joue deux policiers de la BAC avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Les délinquants n'ont plus de limite : ils osent désormais se balader en pleine journée en plein centre-ville, avec une arme lourde à la main.

Les policiers sur le lieu de la fusillade. Photo : Le Parisien

RÈGLEMENT DE COMPTE AVEC LE POINT DE DEAL DE HOCHE

La thèse privilégiée par les enquêteurs concernant ces deux individus en scooter est celle d'un règlement de compte sur fond de trafic de drogue avec le quartier Hoche à deux pas de la place d'Apvril. Le point de deal du quartier pourrit considérablement la vie des habitants, dans l'impunité la plus totale. Ils s'étaient même permis de réaliser une vaste fresque pour vanter leurs tarifs, témoignant de leur prise de contrôle d'un espace public abandonné par la Municipalité.

La fresque des dealers à Hoche. Photo : Place Gre'net.

ERIC PIOLLE MET EN PLACE UN SOUTIEN... POUR LES PROCHES DE LA "VICTIME"

La Municipalité a immédiatement réagi... en mettant en place une cellule de soutien psychologique pour les proches du délinquant neutralisé par la police. Une annonce qui pose question alors qu'il ne s'est jamais intéressé aux Grenoblois, vraies victimes de l'insécurité. Son indécence n'a plus de limites. À noter que comme d'habitude, tout est question de communication : la famille disait n'avoir aucune nouvelle de cette cellule hier.

Le tweet d'Alain Carignon a connu un vif succès.

LES GRENOBLOIS VICTIMES DE VIOLENCE ABANDONNÉS

Pendant ce temps, les Grenoblois subissent la violence et l'insécurité au quotidien sans soutien de la Municipalité, eux. Voitures brûlées, agressions, vols, nuisances des points de deal... La colère monte et les élus n'apportent aucune réponse : refus de la vidéoprotection, de l'armement de la police municipale, de contrôler les attributions de logements sociaux où ils logent la délinquance...

Les Grenoblois qui subissent l'insécurité n'ont pas de cellule de soutien. Ici le parking de la CCI qui avait été incendié à deux pas de Hoche.

UN BLESSÉ À L'ARME LOURDE AU VILLAGE OLYMPIQUE

Quelques heures après les évènements place d'Apvril, un homme a été blessé à l'arme lourde à la jambe par des individus en scooter, probablement une kalachnikov aussi. La fusillade a eu lieu en plein coeur du village olympique, rue Louis Lachenal, et le tireur a pris la fuite. Pour l'instant, les enquêteurs n'ont pas lié les deux évènements.

LA SÉRIE NOIRE GRENOBLOISE SE POURSUIT

La série noire se poursuit. Fin juin, un homme de 25 ans était abattu rue Louis le Cardonnel. La même nuit, un autre était blessé par balle quartier Hoche. Aucun quartier n'est épargné par la flambée de violence. Rue de Belgrade, samedi soir, un violent affrontement entre bandes a particulièrement choqué les riverains, avec plusieurs filles à terre.

Grenoble renvoie encore une image pitoyable dans les médias nationaux.

LA SÉCURITÉ, TOUJOURS IGNORÉE PAR LA MUNICIPALITÉ

Et malgré la situation qui s'embrase, la sécurité reste l'angle mort coupable de la Municipalité. Aujourd'hui aura lieu l'élection des nouveaux adjoints : Eric Piolle refuse toujours d'assumer d'employer le mot "sécurité" et l'adjointe à la "tranquillité publique" est reléguée en fin de tableau. Un abandon symbolique au pire moment pour la ville, qui ne laisse présager aucune amélioration de la situation pour les Grenoblois.

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