LE PRÉFÈT DE L’ISÈRE VA-T-IL RECALER LE BUDGET DE PIOLLE ?

 

Laurent Prévost , Préfet de l’Isère, à la décision dans sa main. Il a officiellement répondu à Alain Carignon qui l’a saisi au nom du groupe d’opposition qu’il demandait à ses services d’étudier le dossier du budget de la ville de Grenoble tel qu’Éric Piolle l’a présenté le 13 décembre dernier au Conseil Municipal.

N.PINEL : " IL Y A UN SOUCIS, C.FERRARI N'ACHÉTERA PAS LES ACTIONS..." 

Au nom du groupe Nicolas Pinel avait expliqué  ce jour-là «  quil y a un souci, c’est que Christophe Ferrari, président de la métropole, votre allié, a annoncé jeudi dernier que la Métropole n’achètera pas les actions de Grenoble Habitat. Vous inscrivez dans votre document une recette hypothétique, qui s’avère aujourd’hui déjà caduque, pour équilibrer votre budget. Donc, nous avons déjà 17 M€ en moins sur 2022, et il en est déjà de même pour 2023... »

N.BÉRON-PEREZ ADJOINT (PCF) DE PIOLLE CONFIRME LE NON PAIMENT 

 Depuis lors la Métropole a confirmé qu’elle n’acquerrait pas les actions de Grenoble-Habitat qui figurent pour 17 millions d’€ de recettes dans le budget de la ville.  C’est même Nicolas Beron-Perez le propre adjoint (PCF) au logement de la ville de Grenoble qui a confirmé la décision dans un article du «  Dauphiné libéré «  du 15 janvier dernier ! Lequel a aussi voté le budget ,qu’il savait insincère, pour ne pas déplaire à son Grand Timonier qui lui a donné ses postes rétribués.

On ne peut pas présager ce que Laurent Prévost va conclure compte tenu des impératifs politiques qui peuvent intervenir, mais, si on s’en tient aux règles budgétaires ce budget est insincère et doit être recalé.

Nicolas Pinel avait dénoncé au Conseil Municipal la fausse recette et l'absence de provision pour dette et Éric Piolle n'avait rien voulu entendre

 

LA MÉTROPOLE RÉCLAME 7,2 MILLIONS DE DETTE DE L'EAU à PIOLLE

D’autant que la Métropole, lors de son Conseil du  17 décembre a également confirmé la dette de l’eau d’Éric PIolle et  lancé un titre de recettes de 7,2 millions d’€,  pour laquelle il n’existe aucune provision dans le budget de Grenoble.
Pourtant Nicolas Pinel s’était aussi étonné au Conseil Municipal du 13 décembre "que vous ne fassiez aucune provision concernant la dette de la Ville réclamée par la Métropole, liée au transfert des Eaux de Grenoble à la Métropole, réclamée depuis 2015. Pour que tout le monde ait bien conscience de quoi nous parlons, une délibération va être présentée au Conseil métropolitain, ce vendredi, pour réclamer à la Ville de Grenoble son dû, à savoir 6 197 590,68 € au titre du capital dû, auxquels s’ajoutent 1 038 147,97 € au titre des intérêts de retard, soit un total de 7 235 738,65 €." 

DOSSIER DE L'EAU : É. PIOLLE A TOUT PERDU 

É. Piolle a lamentablement géré ce dossier et tout perdu: la ressource, les réserves financières, la gestion et a même accepté une augmentation des tarifs pour les usagers. 

Dans le cadre de Sa Suffisance générale, Éric Piolle avait ignoré tous ces avertissements et fait voter par la majorité de godillots un budget qui ne correspond à aucune réalité . On imagine que certains élus le sachant ont eu des troubles de conscience: ils n’ont pas duré.

 

IL VEND LES BIJOUX DE FAMILLE CRÉÉS PAR LA MUNICIPALITÉ CARIGNON

Pour le reste, afin d'équilibrer le budget la municipalité vend les bijoux de famille : les actions de GEG, cette SEM créée par la municipalité Carignon combattue jusque devant les tribunaux par les élus Verts d'alors (Raymond Avrillier, Vincent Fristot..) ce dernier en étant maintenant devenu le Président!  La création de richesse considérable grâce à la municipalité Carignon est ainsi dilapidée pour boucher les trous. Idem pour la SEM compagnie de Chauffage  (11, 4 M€ de recettes prévues en 2022 ) … Des recettes exceptionnelles pour boucler un budget ...annuel. 

L'EXERCICE POURRAIT SE TERMINER PAR UNE CHUTE GRAVE 

Sauf que cet exercice d’équilibriste pourrait se terminer par une chute grave. Si on observe la séquence ouverte de la «  capitale verte » par les huées qu’Éric Piolle a dû subir en se montrant enfin devant un public Grenoblois non sélectionné au préalable à la patinoire PoleSud, suivie par l'explosion de sa majorité sur le Burkini et la démission farcissante d'une élue, par la procédure en référé engagée par Brigitte Boer qui arrive le 26 janvier prochain pour savoir si ses frais d’avocats peuvent être pris en charge par la ville dans ses affaires judiciaires, sa comparution devant le tribunal correctionnel pour soupçons de favoritisme dans les marchés publics qui intervient le 1er mars prochain, l’insertion de l’annulation de son budget dans ce calendrier mortuaire tomberait bien mal. On ne voit pas, objectivement, ce qui permettrait de l’éviter.  

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