EAU de GRENOBLE : E.PIOLLE ABANDONNE LE SERVICE, la RESSOURCE et les USAGERS

 

« On transmet un réseau en super bon état, on transfère des excédents, on est solidaires des autres communes et c’est quoi leur réaction ? C’est quoi le truc ? C’est absolument incroyable ! » se lamente Éric Piolle dans le DL (14/1/22) comme un vulgaire looser. Lui qui a déclaré selon les journalistes de France 3 lors de la désignation de Yannick Jadot : "C’est l’écologie de la loose ce soir !" .

REMUNICIPALISATION de L'EAU : E.PIOLLE OUBLIE DES DÉTAILS...

Mais avec le dossier de l’eau de Grenoble il ne lui reste plus que les yeux pour pleurer. A l'occasion de ses vœux à la presse il a dessiné une fresque à travers les siècles pour noyer son inaction dans un flot d’actes de bravoure dont il se revendique.  Quant il est à la peine, sa méthode est toujours la même. Ça part de la re-municipalisation du service des eaux par la municipalité PS/PC/Verts de Michel Destot sur laquelle il en fait toujours des tonnes.  Evidemment il oublie des détails.

...LE CHÈQUE DES ÉLUS PS/VERTS DE 10 MILLIONS de F à la LYONNAISE DES EAUX 

Cette municipalité-là  a fait un chèque de 10 millions de F à la Lyonnaise des Eaux pour racheter le contrat d’eau, après la mise en gestion déléguée du service. Ce paiement  était reconnaître l’apport du privé au budget de la ville, lequel disposait d’ailleurs de  quoi payer au départ d’Alain Carignon. Ce qui éclaire en même temps sur la situation financière réelle de la ville à l’époque.

É. PIOLLE SOLIDAIRE DU CHÈQUE à la LYONNAISE ...

Mais toujours dans l’excès, emporté par son élan, Éric Piolle rappelle à Jean-Benoit Vigny   qu’il « souscrit pleinement au dossier tel qu’il a été mené par ses prédécesseurs ». Difficile de faire autrement puisque l’ossature Verts/Ades de sa municipalité actuelle gouvernait avec Destot en 1995 (Raymond Avrillier, Vincent Fristot, Christine Garnier, Maryvonne Boileau…) . Il est donc solidaire du généreux chèque à la Lyonnaise des Eaux.

 

UNE PAROLE POLITIQUE A L'OPPOSÉ DE LEUR DÉCISION FINANCIÈRE

Pourtant  le choix d’indemniser la société privée est plus qu’étrange : la parole politique publique des Rouge/verts anti-lyonnaise et anti-Carignon sur ce dossier est à l’opposé de cette décision financière. Ils n’en expliquent jamais les raisons ?  On sait seulement, sans qu’il n'y ait aucun rapport d'établi par personne, qu’une filiale Belge de la Lyonnaise des Eaux a repris la même année la société en faillite de Michel Destot dont Geneviève Fioraso et Stéphane Siebert étaient aussi actionnaires. Rien que des donneurs de leçons de morale. Raymond Avrillier, Adjoint au Maire,  ne détectant alors aucune faille ce qui apportait toute garantie aux médias curieux des autres. 

A.CARIGNON : "JAMAIS JE N'AURAIS INDEMNISÉ LA SOCIETE PRIVÉE" 

De son côté Alain Carignon n’a jamais caché que, comme Maire,  s'il avait eu à rompre un contrat entaché de corruption, il n’aurait  jamais indemnisé la société privée pour y mettre fin. Selon lui, en ce cas , il n'y avait aucune raison et c'était à la société de s'en prendre à la ville pour rupture abusive de contrat. Bonne chance à elle... La ville aurait gagné 10 Millions de Francs. 

LE DOSSIER DE L'EAU  EXPLOSE DANS LES MAINS  de PIOLLE

L’histoire de l’eau à Grenoble qu’Éric Piolle met malencontreusement sur la table pour tenter de faire oublier ses déboires ne peut en aucun cas cacher l’aboutissement lamentable -il n’y a pas d’autre mot- de la gestion de la ressource en eau des Grenoblois par la municipalité. Ses déclarations enflammées voudraient être un rideau de fumée de son incompétence crasse . On peut imaginer qu’Éric Piolle, préoccupé par d’autres ambitions,  a totalement ignoré ce dossier qui lui explose dans les mains.  

 

POUR LA PREMIÈRE FOIS DE SON HISTOIRE LES GRENOBLOIS PERDENT LEUR RESSOURCE EN EAU

Car pour la première fois de son histoire Grenoble perd la propriété des captages de Rochefort accumulée depuis plus d’un siècle par des générations de Grenoblois. Elle perd la propriété de sa ressource en eau ! Rappelons que dans le dossier controversé de la gestion privée du service des Eaux, la municipalité  Carignon avait évidemment veillé à ce que ces captages demeurent propriété de la ville.  Tandis que ce transfert à la Métropole a été effectué dans l'opacité la plus complète, avec une légèreté coupable, gratuitement, sans aucune garantie quant à leur devenir puisque personne ne peut connaître les choix futurs de la Métropole compte tenu de ses impératifs financiers et même le devenir de cette structure. 

É. PIOLLE A AUSSI ACCEPTÉ L'AUGMENTATION DU TARIF DE L'EAU 

En transférant le service des Eaux dans ces conditions, Éric Piolle a aussi accepté une augmentation du tarif pour les usagers qui va se traduire par une nouvelle ponction sur les ménages. De plus la Métropole réclame maintenant une dette  de plus de 7 millions d’€ à la ville ! Le désaccord entre les deux exécutifs qui gèrent ensemble la Métropole va être tranché par les tribunaux : «  nous irons au tribunal » lance martial Éric Piolle alors que c’est Christophe Ferrari qui a porté le fer.

Eric Piolle va passer beaucoup de temps dans les tribunaux si on comprend bien.

 

L'ANTI LOOSER A QUI TOUT RÉUSSIT OBTIENT UN RÉSULTAT INQUIÉTANT 

Mais avec un tel bilan Éric Piolle aura, lui,  sacrifié le bien commun des Grenoblois que sont les réserves d’eau naturelle et transféré un service sans aucune précaution dans des conditions financières visiblement défavorables à la ville. Comment échouer sur tous les plans de la part de l’anti looser à qui tout réussit ?

É.PIOLLE VA DEVOIR RENDRE DES COMPTES

Sur tous les fondamentaux affichés la municipalité Piolle, sa grandiloquence va avoir de plus en plus de mal à masquer ses échecs patents : le dossier de l’eau en est un éclatant  et triste symbole. Il va falloir qu'il rende des comptes un peu plus sérieusement aux grenoblois sur ce sujet clef de la ville.

A.S.

 

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