Éric PIOLLE HUÉ à la PATINOIRE POLESUD: le “label “démarre mal

 

«Le maire écologiste a donc symboliquement mis en jeu le premier palet du match aux côtés de Jacques Reboh, président des Brûleurs de loups, et Pekka Timonen, maire de Lahti (Finlande, l’ancienne capitale verte européenne)… Sous les huées des spectateurs de la scène. » raconte Julien Morin dans le DL ( 15/1/22).  Eric Piolle lançait vendredi  soir la «capitale verte » pour la première fois devant un vrai public et probablement la seule fois. La cérémonie de ce samedi se déroulant en visio.

D'HABITUDE LES RARES SORTIES D'Éric PIOLLE SONT TRÉS BALISÉES

Eric Piolle ne pouvait pas espérer pire pour inaugurer  son année.  

On comprend pourquoi toutes les rares sorties de Piolle à Grenoble sont très balisées .Pour éviter ces déconvenues. Il fallait toute la connivence militante de  Raphaël Ruffier-Fossoul et Sigried Buchy, les réalisateurs du «documentaire » de France 3, pour produire des images de lui à Grenoble sans quolibets et expression du mécontentement des Grenoblois.

ON COMPREND POURQUOI IL VOYAGE TANT 

La vérité rapportée émane d’un journaliste sportif plus cash que certains de ses confrères. On ne raconte jamais la façon dont les grenoblois reçoivent le Maire. De plus, présent à Lathi en Finlande, Julien Morin peut comparer : «Eric Piolle avait reçu un accueil plus calme début décembre en Finlande. il était présent à Lahti pour la célébration de la neutralité carbone de la patinoire de la ville «  . On comprend pourquoi il voyage tant.

 

SUPRÊME HUMILIATION AUX CÔTÉS du MAIRE de LATHI et de Jacques REBOH

Mais subir cette bronca aux côtés de Pekka Timonen, maire de Lahti et de Jacques Reboh , le Président des Brûleurs de loup est la suprême humiliation pour lui. Connaissant sa modestie on imagine sa fureur : elle a du faire de nombreuses victimes collatérales dans son entourage.

IL VOULAIT RÉMUNÉRER LES EMPLOYÉS MUNICIPAUX POUR APPLAUDIR

Ce label sur lequel il devait surfer ressemble à un chemin de croix. La révélation selon laquelle il avait proposé de rémunérer les employés communaux en heures supplémentaires pour qu’ils applaudissent à l’inauguration avait déjà soufflé un sacré froid. Puis le renoncement d’ Emmanuel Macron à venir lancer l’année a représenté un nouveau coup dur. Hier on s'est rabattu sur un espace game tourné vers les enfants afin de meubler. Pendant ce temps un millier de militants d'extrême gauche expliquaient « la Capitale verte, c’est bien gentil, mais pour nous Grenoble n’est pas assez verte et les contradictions sont trop nombreuses » ( Dl du 16/1/21) . Bref Piolle perd sur tous les tableaux.  

L'ABSENCE D'OBJECTIFS PARTAGÉS ET D'INDICATEURS EST LA GRANDE FAUTE D'E.PIOLLE

La presse locale à beau remplir autant qu’elle peut le contenu de cette «  capitale verte » le cœur n’y est pas : le défilé des scientifiques, culturels, associatifs qui labellisent leurs actions habituelles, la venue de quelques ultra de combats militants , tout ça fait besogneux et réchauffé. Les grenoblois sont très largement à l’écart.

L’absence d’objectifs partagés avec des indicateurs communs permettant à la ville de progresser et de mesurer son action dans tous les domaines qui ressortent de l’écologie, sera la grande faute d’Eric Piolle qui a choisi le tout com’. Pourtant Nicolas Pinel les a réclamé au nom du groupe d'opposition. 

 

L'OPÉRATION DEVAIT ACCOMPAGNER SA MARCHE VERS L'ÉLYSÉE

Il ne faut pas oublier que l’opération était conçue au départ pour accompagner la marche triomphale du Grand Timonier vers l’Elysée et rien d’autre. Cette formalité étant malencontreusement remise à 2027 ( !) ses acteurs s’en trouvent bien démunis.  Alors on meuble avec un « atelier de couture » qui devient un événement de la capitale verte. On est loin de ce qu'il avait imaginé pour ce 15 janvier: les caméras venant suivre le futur premier Président Verts à Grenoble , dans la ville , labellisée " capitale verte"... 

"GRENOBLE à COEUR" AURAIT VOULU QUE LE LABEL ENTRAINE DES ACTIONS

Le collectif «  Grenoble à Cœur » rappelait récemment que des villes avaient saisi l’opportunité du label pour, par exemple, investir dans la constitution d’un réseau de  capteurs de  stations de mesures de la qualité de l’air, des nuisances sonores et des microclimats urbains.  Grenoble n’en compte qu’une, bd Maréchal Foch. 

RIEN DE CONCRET NON PLUS DANS LE PLAN CLIMAT 

Mais ce concret n’intéresse pas Eric Piolle. Il se contente de pérorer dans les médias – assez complaisants- sur des généralités.  Même sur le plan climat laborieusement présenté d’une seule voix par la majorité Métropolitaine le jour de l'inauguration de "capitale verte", Jean-Benoit Vigny relève  ( DL du 15/1/21): » Il faudra certainement patienter jusqu’en mars et la session métropolitaine consacrée au budget pour savoir, factuellement, où ont eu lieu les arbitrages, où le curseur a été placé et quelles sont les priorités concrètes de ce mandat si particulier. »

 

 

L'ATTELAGE FERRARI/PIOLLE SE RÉUNIT SUR LE PLUS PETIT DÉNOMINATEUR COMMUN

Ah ce » concret » qui fait toujours défaut sur des dossiers clefs : il manque même sur le climat , le jour de l’inauguration de capitale verte . Une véritable scoumoune dont il ne sort pas depuis son échec à la primaire des Verts. En réalité divergeant sur tout, en procès entre eux sur nombre de sujets, l’attelage Ferrari/Piolle ne peut se réunir que sur le vide du plus petit dénominateur commun.

La machine publique est grippée au moment ou elle devrait carburer plein pot : la "capitale verte" est en train de traiter le dossier de l'eau de Grenoble devant les tribunaux . C'est dire.

LA GROSSE BRONCA DE LA PATINOIRE FAIT ÉCLATER LA BULLE 

La grosse bronca de la patinoire, représentative du peuple de Grenoble, fait éclater publiquement la bulle du virtuel et de l'arrogance .Tout  va de mal en pis pour Eric Piolle. Les divers enfumages et opérations de com’ ont trouvé plus que leurs limites : ils suscitent la colère qui ne va pas inciter Piolle à sortir de ses sentiers très balisés. 

 

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