E.PIOLLE VEUT DES CAMÉRAS POUR TRAQUER… LES AUTOMOBILISTES

« De l’autre côté des Alpes, l’Ita­lie a mis en place des caméras qui “flashent” (et sanction­nent) les conducteurs qui s’aventurent en zone interdi­te. Pourquoi pas à Grenoble ?»  demande le DL (3/9/18) Tandis que Yann Mongaburu l’élu (Verts/Ades) qui raconte n’importe quoi répond :« Qu’une règle soit respectée, c’est en effet la condition de son acceptabilité (?). Vendredi, j’étais à Paris au ministère des Transports et, avec d’autres, nous avons reven­diqué la loi qui se fait atten­dre sur le droit pour les collectivités de mettre en pla­ce du contrôle automatisé ».`« Une demande a donc été faite auprès du ministère et des caméras (par exemple) pourraient, à terme, être ins­tallées à Grenoble » précise le DL.

UN NOUVEAU MESSAGE ANXIOGÉNE QUI ENFONCE GRENOBLE

Le « contrôle automatisé«  se sont bien des caméras en ville contre les voitures. A Grenoble l’automobiliste est paria, chassé, tous les messages reçus à l’extérieur indiquent qu’il ne fait pas bon venir dans la ville.  Des caméras pour flasher tout automobiliste qui se trompe dans le plan de circulation seront un nouvel atout formidablement porteur pour l’attractivité de la ville. Qui fait du bashing?

DES AUTOMOBLISTES RÉSISTENT AUX DIKTATS MUNICIPAUX

Mais il est vrai qu’à Grenoble les citoyens résistent et l’interdiction de se déplacer n’est pas totalement respectée. De nombreux véhicules «  s’engouffrent régulièrement«  avenue Agutte Sembat note le DL qui demande : «  volonté délibérée de s’affranchir du Code de la route ? «  . En effet certaines familles, des salariés, des professions libérales , des commerçants, des artisans, des clients qui viennent acheter des objets encombrants ou qui ont des difficultés à se déplacer ou qui apprécient un certain confort, ou qui veulent préserver leur intimité ….ont parfois besoin d’une voiture . Ils s’affranchissent donc des diktats de la municipalité. La réalité résiste. Il faut l’anéantir.

CEUX QUI « VENDAIENT les CAMERAS » VEULENT EN ACHETER CONTRE LES AUTOMOBLISTES

Ceux qui ont annoncé à leur arrivée à grand renfort de com’ que Grenoble « vendait ses caméras » attirant de partout  toute une faune dont on se passerait , ceux qui, malgré les faits, refusent de poser une seule caméra de vidéo-protection ce qui permet tous les crimes et agressions impunis, sont candidats pour flasher les automobilistes en ville. Ils sont prêts à s’offrir un réseau dès que la loi le permettra.

« En respectant évidemment la vie privée«  précise pour la forme Yann Mongaburu  . Ce qui serait possible pour les automobilistes ne l’est pas pour les piétons ?

 LA MUNICIPALITÉ PIOLLE : UN CANARD SANS TÊTE

A ce stade d’incohérence on est plié en deux. La municipalité est un canard sans tête. Elisa Martin rappelle le 15 août que « oui ,nous ne sommes pas favorables aux caméras » tandis qu’Eric Piolle pose devant les écrans de surveillance de la circulation pour faire croire qu’il a changé d’avis et cherche à détourner la colère des grenoblois sur le pauvre Gérard Collomb.

Du coup le représentant du groupuscule de Benoit Hamon avec lequel il veut faire alliance aux municipales monte au créneau contre le nouveau discours Piollesque. Maxime Gonzalez, animateur fédéral de Géné­ration.s (le parti fondé par Benoît Hamon) a dé­claré : «j’ai constaté un changement de ton. Éric Piolle accepte de reparler des caméras puis­ qu’il pose même devant el­les… (….)  à part demander des moyens supplémentaires, où sont les propositions ? (…) c’est au maire qu’il revient d’amé­liorer les relations entre la police et les habitants. Les tensions sont trop importan­tes. « 

GÉNÉRATIONS ( le parti de B.HAMON) : «  IL MANQUE AU DISCOURS de E.PIOLLE DES VALEURS de GAUCHE « 

Et de se moquer après nous : « J’ai bien lu que le maire comptait abolir les codes postaux 38000et 38100 ,mais si la police municipale a interdic­tion d’aller dans les quartiers sud, où est la justice, où est l’égalité ?  Il ne peut y avoir deux catégories de Grenoblois. C’est halluci­nant!».Mais que Maxime Gonzalez se rassure : tous les grenoblois sont à la même enseigne. Ils sont tous menacés , ils subissent tous la plus forte baisse de valeur des biens des grandes villes, la paupérisation générale et les impôts les plus élevés des villes de plus de 100 000 habitants.  Le représentant de Benoit Hamon poursuit sa charge  « Parler de caméras ne suffit pas(…)  Il manque au discours d’Éric Piolle, certaines valeurs que la gauche a toujours portées, comme la prévention et la réinsertion. (…) Cristalliser le débat sur la vidéosurveillance, comme le fait maintenant Éric Piolle, est une erreur. »

 A.CARIGNON : « TOTALEMENT ABSURDE et INJUSTE«

Après l’extrême gauche institutionnelle révoltée, les syndicats vent debout, c’est peu dire que l’opération survie de la vidéo de E.Piolle «  pathétique »comme l’a qualifiée Alain Carignon prend l’eau de tous les côtés. La demande- en ce moment – par Yann Mongaburu , du droit d’installer des caméras pour sanctionner les automobilistes démontre bien que la municipalité est «  hors sol » comme le dit aussi Alain Carignon qui juge cette nouvelle affaire  «totalement absurde et injuste. ils n’auront pas le temps de les mettre en place en 18 mois » .

Après les bourdes Lucille Lheureux (Verts/PG) qui avait planté E.Piolle lors d’une émission de Telegrenoble, Yann Mongaburu l’enfonce : il a dû manquer une étape.

 AUCUN ÉLU NE PROPOSE de FLASHER LES DÉLINQUANTS

 En effet à Grenoble on peut sortir un couteau pour un oui ou un non, on peut tuer, blesser, brûler des voitures mais ça ne fait pas frémir nos petits marquis locaux.Aucun d’entre eux ne propose de « flasher » les délinquants. Une honte.

Devant la ville qui s’embrase -au propre et au figuré – chaque jour d’avantage Eric Piolle se transforme en coucou sortant de sa cage pour éteindre les incendies. Sauf qu’il est le premier pyromane de la ville .  Ce qui reste de ses élus -par leurs propos ou leurs initiatives totalement à contre sens-  sont des acteurs de sa décrédibilisation.

« VOUS AVEZ LE DÉSHONNEUR ET VOUS AUREZ LA DÉFAITE » 

Soudainement, en fin de mandat Eric Piolle abandonne en parole ses convictions .Ce faisant, pour paraphraser Winston Churchill il aura « voulu éviter la défaite au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la défaite »

A côté de lui des élus tel Yann Mongaburu visiblement shootés par leur pouvoir local et leur verbe n’ont même pas vu le virage sémantique et poursuivent leur logorrhée habituelle.  Quand aux grenoblois ils mesurent avec effroi que les paroles d’Eric Piolle n’engagent que ceux qui les écoutent . Tandis que la délinquance continue de monter dangereusement.

 

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