E.PIOLLE (Verts/Ades) : “LES TRAITRES ON LES FUCK”

Guy Tuscher et Bernadette Richard-Finot savent ce qui les attend. Ces deux élus ont quitté la majorité municipale car Eric Piolle ne respectait pas ses engagements. Ils sont depuis considérés comme des traîtres.

Or Eric Piolle s’est une nouvelle fois mis en scène dans une vidéo en fredonnant la chanson du rappeur Nekfeu qui répète  “Je te parle de mes reufs, les vrais, pas les faux, les frères, pas les potes, les traîtres, on les fuck”…. 

NOMBRE DE GRENOBLOIS ONT ÉCRIT : “ON TOUCHE LE FOND” 

Ça s’adresse à eux mais aussi à Jean-Luc Mélenchon avec lequel il s’est fâché après l’avoir abandonné en plein bataille des législatives, à Yannick Jadot le leader des Verts pour les Européennes et à une grande partie de sa majorité municipale qui ne veut plus suivre les dérives du Grand Timonier.

Voir le Maire de Grenoble au volant de sa voiture en train de faire semblant de fredonner les paroles de Nefkeu a augmenté la colère des grenoblois. Produit une forte gêne parmi les thuriféraires habituels qui n’ont pas relayé par leurs acclamations habituelles (A.Back, L.Comparat, F.Malbet, L.Lheureux qui doit pourtant beaucoup).  Selon “le Dauphiné” nombre de citoyens  on écrit “on touche le fond” ou d’autres ” je suis content d’avoir quitté Grenoble”. 

UNE PROVOCATION QUI HEURTE LA CONSCIENCE VIVE 

Mais plus profondément cette provocation heurte la conscience vive, met à l’épreuve la capacité de résilience de chacun au plan psychologique. Le décalage entre cette insoutenable légèreté et la réalité produit de la violence.  Grenoble vit des heures difficiles avec ces drames qui endeuillent des familles. Les grenoblois ne sont plus rassurés dans leur vie quotidienne et en particulier le plus fragiles. L’effondrement de l’économie locale avec les pertes d’emplois de tous ces salariés licenciés dans le commerce et les services du fait de la fermeture de la ville est un autre drame qui affecte des employés modestes.

UN LOURD CLIN D’OEIL APPUYÉ à la DÉLINQUANCE 

Choisir ce moment pour reprendre les mots de tous ceux qui “fuck la Bac, la police …” sur tous les murs de la ville par des tags répétitifs est une provocation pour les victimes.

Ce nouveau lourd  clin d’oeil appuyé à la délinquance est aussi d’une folle irresponsabilité. Il fait suite aux annonces selon lesquelles celle-ci avait quartier libre puisqu’il n’y aurait pas de caméras de vidéo protection à Grenoble. Il est dans la droite ligne de l’exposition de la place de Verdun qui avait pour objet de prouver que les interdictions aux policiers d’entrer dans les quartiers étaient dues aux contrôles au faciès. Il s’agit toujours et encore de faire du ratissage électoral par une connivence à minima objective avec le nouveau pouvoir mafieux qui “tient” les quartiers.

E.PIOLLE RÉCUSE TOUTE ÉTHIQUE de RESPONSABILITÉ

Plus la ville s’embrase, plus Eric Piolle s’enfonce dans une logique groupusculaire explosive. Moins il assume une éthique de responsablité liée à sa fonction. Car même ceux qui voudraient faire croire qu’en fredonnant ces paroles, Eric Piolle exprime un goût personnel, doivent admettre que les préférences d’Eric Piolle n’intéressent personne. Mettre en avant un nombrilisme immature en cette période serait seulement démonstratif d’un égoïsme exacerbé, d’un sentiment de puissance et de supériorité inquiétant.

IL DÉRIVE COMME UN BATEAU DEMÂTÉ

Il révèle une fois de plus le fossé désormais infranchissable qui existe entre la municipalité et les grenoblois. Le divorce est maintenant consommé. Il demeure pour 18 mois encore à la tête de la ville un homme qui dérive comme un bateau démâté pendant que certains pleurent un enfant perdu, d’autres une vie de travail anéantie et des dizaines de salariés leur emploi supprimé.

UNE OPÉRATION DE COM’ QUI LE FAIT PLONGER UN PEU PLUS 

Comme le reconnait le “Dauphiné ” à voix basse :  “alors qu’il était très attendu en cette rentrée sur pas mal de sujets (la violence dans l’agglomération grenobloise entre autres…) le Maire de Grenoble a offert (…) une petite récréation sur les réseaux sociaux” (28/8/18) .

En effet le temps n’est pas à la “récréation” et cette lamentable opération de com’ pour le sortir du trou aura encore fait plonger Eric Piolle un peu plus.

 

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