RENTRÉE : E.PIOLLE EN PANNE dans « le DAUPHINÉ »

Eric Piolle est asséché, encalminé au bout du rouleau à 18 mois de l’échéance municipale. Il n’a plus rien à dire aux Grenoblois. Son interview hier dans le « Dauphiné »(3/9/18)  fait peine à voir. On sent qu’Eve Moulinier la journaliste rame pour le faire accoucher. Rien ne sort.

Sur l’insécurité il répond que « tous les mois, dans les six secteurs de la ville, se tient un conseil lo­cal de sécurité et de prévention de la  délinquance« . Des commissions dont les élus impuissants sont souvent absents et qui constatent des délits sans jamais s’attaquer à la racine, sans jamais sanctionner personne. Elles ont ronronné déjà 19 ans sous Destot !

E.PIOLLE : « LA QUESTION DE LA SÉCURITÉ EST TELLEMENT COMPLEXE » 

D’ailleurs  « La question de la sécurité nous concerne tous, mais elle est tellement comple­xe » juge Eric Piolle qui se garde bien d’évoquer une quelconque action de lutte contre la délinquance. On est affligé par tant de vide et même ses thuriféraires habituels de moins en moins nombreux doivent s’inquiéter.  Étonnant en effet ce constat de « complexité » sur ce sujet de la part d’un homme qui sait ce qui va être en 2050 et impose brutalement des mesures en conséquence.

E.PIOLLE et E.MARTIN AFFIRMENT LE CONTRAIRE à 15 JOURS de DISTANCE 

Le Maire qui annonçait à la cantonade Nationale que Grenoble vendait ses caméras de vidéo-protection qui ne « servaient à rien » l’Eric Piolle fier à bras qui s’en vantait dans les médias nationaux effectue un rétropédalage honteux : «Il faut arrêter cette légen­de urbaine : non, nous n’avons pas démonté les caméras ! Il y a des caméras en ville : plus de 1 500 dans les transports en commun, environ 70 sur l’espace public. Et tous nos bâtiments publics sont “vi­déo-surveillés».  Faut il qu’il y ait le feu au lac pour qu’il change de discours alors même que sa Première Adjointe, Elisa Martin  répétait encore dans le Dauphiné du 15 août :  « Oui, à Grenoble, nous som­mes “contre” l’utilisation de la vidéosurveillance, car toutes les études ont montré qu’elle ne servait à rien». E.Piolle n’a pas « démonté » les caméras, seulement « débranchées » les 14 malheureuses qui restaient et n’étaient regardées par personne sous Destot/Safar. Mais c’est son annonce qui a été catastrophique.

E.PIOLLE COMPTABLISE LES CAMÉRAS des TRANSPORTS EN COMMUNS et des DISTRIBUTEURS de BILLETS

Le malheureux Eric Piolle réduit à  comptabiliser les caméras des transports en communs et des distributeurs de billets de banque (!) mais qui les refuse même aux commerçants qui veulent en installer devant leurs vitrines cambriolées pour éviter « les atteintes à la liberté individuelle »… Il est étrange que le « changement de comportement » imposé de manière coercitive par nos Rouge/Verts à longueur de déclamation pour le bien commun et sur tant de sujets ne s’applique pas aussi à la délinquance ?

E.PIOLLE RÉDUIT à S’APPUYER SUR D.QUEIROS et R.SULLY ! 

Cette cacophonie municipale comme le creux des propos du Maire ne sont pas rassurants. Ils témoignent non seulement de l’inconscience mais également d’une pensée à sec. Eric Piolle en est réduit à en appeler à David Queiros et Renzo Sulli les Maires (PCF) de ST Martin d’Hères et d’Echirolles avec lesquels il est « totalement d’accord » à ce sujet. On connait le bilan de ces villes : dans la nuit de samedi à dimanche encore 10 voitures ont été brûlées ou endommagées à Echirolles et les Maires n’y sont pour rien ? Ce ne sont pas eux qui logent les délinquants, qui n’exercent pas leur travail d’Officier de Police Judiciaire, qui n’enquêtent pas sur les revenus de leurs locataires à grosses cylindrées.

LE SUD de la VILLE EST SAUVÉ : le 38100 VA DISPARAÎTRE 

D’ailleurs selon le Procureur de la République Grenoble a rattrapé ST Martin d’Hères en matière de délinquance.

Pour le reste Eric Piolle place la rentrée « sous le signe de l’espace public » (!) et va « continuer à planter des arbres » (!). Il a également trouvé la solution pour le sud de la ville, s’agissant de l’effondrement de la valeur des biens, de la fuite des élèves qui représentent 30 % des effectifs du nord, de la prise en mains des quartiers par la délinquance, de la saleté : «pour qu’il n’y ait plus de barrières artificielles.  Je souhaite, par exemple, qu’il n’y ait plus de 38 000 et de 38 100.  Je travaille avec les services de La Poste pour faire disparaître cet­te aberration.»

IL N’A PAS ÉTÉ ÉLU POUR UN SEUL MANDAT ! 

Les grenoblois peuvent être confiants : leur destin est entre de bonnes mains. Le Maire « travaille » à la suppression du 38100. Avec ou sans le chiffre tout Grenoble est désormais en 38100. Le code postal n’y est pour rien.

Sur sa candidature aux municipales alors qu’il avait répondu « oui » aux jeunes qui l’interrogeaient en juillet dernier,  maintenant il « n’a pas d’annonce officielle à faire » mais estime étrangement » on n’a pas été élus pour un seul mandat » (!). Il pourrait donc -si ça ne tenait qu’à lui- supprimer le vote de 2020. Par moment ça déconne dur.

INFORMATION JUDICIAIRE : « LES ÉLUS et L’ADMINISTRATION QUI ONT PRIS EN CHARGE…. »

Enfin sur l’ouverture d’une information judiciaire à propos des marchés sans appel d’offres accordés à des membres de son comité de soutien, Eric Piolle fait du Piolle, c’est à dire de l’anti-phrase : « j’assumerai » dit il précisant le contraire : « Je répondrai à la justice, au nom des élus et des services qui ont pris en charge l’organisation de cet événement.» Bref il n’y est pour rien. Il ne connaissait pas les membres de son comité de soutien. D’ailleurs c’est surtout « l’administration » qui a pris cette décision et a choisi précisément de ne pas procéder à un appel d’offres et de retenir des amis de Piolle.

COMME SI TOUT SE DÉLITAIT à LA FOIS : GRENOBLE, LA MAJORITÉ MUNICIPALE et la PAROLE DU MAIRE 

Au-delà de la pauvreté des propos et de la faiblesse des arguments, le manque de souffle, la totale absence d’effets d’entrainement comme une machine encalminée éclatent à la lecture de cette interview de rentrée.

Alors que Grenoble souffre d’une image Nationale détestable, que les chiffres de la délinquance , de l’activité économique, de l’emploi,  de la valeur des biens et même de la pollution sont catastrophiques le Maire fait du sous-Piolle comme écrasé par la tâche et les événements qui le dépassent.

Son orgueilleux  et factice  » je maintiendrai » du départ est devenu une posture de vanité sur des détails pas à la hauteur des défis de la ville. Comme si tout se délitait à la fois : Grenoble, la majorité municipale réduite aux acquêts, la parole d’un Maire qui n’a effectivement plus rien à dire, essoré par trop de tromperies.

L’heure est vraiment à la relève, aux projets et aux idées vraiment nouvelles

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