INSÉCURITÉ : Gérard COLLOMB D’ACCORD avec Alain CARIGNON

« J’ai regardé la chute des prix de l’immobilier en un an (à Grenoble). Elle est assez spectaculaire. Ce sont des signaux d’alerte qui doi­vent être pris en compte » affirme Gérard Collomb dans le DL (18/8/18) à l’occasion de sa visite dans le Vercors. Le Ministre de l’Intérieur pointe ainsi les conséquences de l’insécurité à Grenoble par le bon angle : la question ressort de la politique de la ville.

LA DÉLINQUANCE CAUSE ET CONSÉQUENCE de la DÉGRADATION GÉNÉRALE 

Grenoble obtient le record national de la baisse de la valeur des biens ces 12 derniers mois après 10 ans de baisse continue : c’est un marqueur incontestable de la dégradation générale de la ville, de sa paupérisation et de sa ghettoïsation. La délinquance en est à la fois une conséquence et une cause.

Ajoutant encore : « Quand il n’y a pas de sécurité, tout s’en va et l’économie ne vient plus parce qu’on pense que la vil­le n’est pas sécure ». On le sait Grenoble perd des emplois tandis qu’une ville comme Bordeaux par exemple en a créé 11 000 en solde depuis 2014. Grenoble, malgré l’excellence de ses universités, perd aussi des étudiants. Tout se tient.

SYNDICAT ALLIANCE : “GRENOBLE EST LE CHICAGO FRANÇAIS”

Grenoble est devenu un “Chicago français” affirme le syndicat de policiers Alliance dans un communiqué (DL du 18/8/18) qui rappelle que la délinquance  était déjà de 63 % supérieure à la moyenne des villes comparables en 2014. Et maintenant combien, alors que les vols avec violence ont encore augmenté de +42 % en 2017 ? Les statistiques comparatives ne son plus publiées.

E.MARTIN (Verts/PG) : “LA VIDÉO-PROTECTION NE SERT à RIEN”

La bétonisation intensive, la proportion trop élevée de HLM dans les opérations immobilières, les annonces irresponsables selon lesquelles Grenoble n’aurait pas de caméras de vidéo protection, Elisa Martin rappelant encore (DL 15/8/18) qu’elles ne “servaient à rien”, les appels d’air répétés aux étrangers irréguliers à rejoindre Grenoble, les logements offerts à des populations qui se livrent à la délinquance sans aucune conséquence pour elles, l’absence de toute sanction à l’égard des familles de dealers logées dans les HLM, les expositions anti-police afin de fournir une excuse aux voyous, les tolérances à l’égard des ivrognes qui occupent l’espace public, l’abandon de la propreté, de l’embellissement… l’insécurité est d’abord le produit dune politique locale.

G.COLLOMB : “IL FAUT QUE CHACUN Y METTE DU SIEN POUR ASSURER LA SÉCURITÉ” 

Gérard Collomb ne répond pas autre chose alors qu’Eric Piolle et les élus locaux voudraient résumer la question à celle de la vidéo protection et des effectifs policiers qu’il pourrait d’ailleurs renforcer l’année prochaine :  « Oui, pour 2019 peut­-être, quand on aura discuté avec les responsables de la ville sur la façon dont ils conçoivent la sécurité dans leur ville… Il ne faut pas qu’il y ait que l’État qui fasse des efforts, mais que chacun mette du sien pour assurer la sécurité. J’ai tou­jours pensé que lorsqu’on est maire, le premier devoir c’est la sécurité. Le reste demande certes du travail, mais il vient après »

JM PRÊTRE PROCUREUR de NICE : “lA VIDEO-PTOTECTION, MAGNIFIQUE OUTIL” 

En effet 30 policiers supplémentaires oh combien nécessaires ne changeront rien à la situation de Grenoble si des délinquants continuent d’être logés par le Maire, Président de l’OPHLM ! Si les mêmes politiques d’attribution de logement ou d’urbanisation sont poursuivies.

Dans le Figaro (18/8/18) Christian Estrosi Maire de Nice rappelle que « la vidéo-protection permet d’effectuer 5 à 600 interpellations chaque année ».  A “C’ dans l’Air” le Maire de Montfermeil a expliqué qu’elle permettait élucider une affaire sur 2. Jean-Michel Prêtre,  Procureur de la République de Nice reconnait «qu’en termes de preuves c’est un magnifique outil » et « la possibilité de pister les fuyards de manière totalement réactive pour orienter les forces ». Bientôt tous seront même équipés des “caméras-piétons” afin de pouvoir filmer les contrôles et interpellations.

SYNDICAT de POLICIERS “A GRENOBLE LA LOI de la RUE REMPLACERA CELLE de la REPUBLIQUE”

Plus on approche du couperet de l’élection municipale, plus la municipalité Piolle est acculée, dans une impasse. Plus les répétiteurs locaux de généralités sont en difficultés. Non des policiers supplémentaires et des caméras ne suffiront pas à faire reculer sérieusement une délinquance dont le Syndicat de policiers Alliance -après nous- estime qu’à Grenoble  « sans un changement radical de politique, dans peu de temps la loi de la rue remplacera celle de la République». (Dl du 18/8/18) 

E.PIOLLE SORT de SA LÉTHARGIE ESTIVALE POUR JOUER AU COMMENTATEUR …

N’est-ce pas ce que répète sur tous les tons et avec des solutions concrètes Alain Carignon, solutions auxquelles ont adhéré les membres de la société civile grenobloise qui se sont engagés à les mettre en oeuvre ? L’ancien Maire de Lyon et l’ancien Maire de Grenoble qui ont développé et embelli leurs villes sont sur la même longueur d’ondes sur ces sujets. Tandis que les Députés LREM Olivier Véran (ex PS) et Emilie Chalas la candidate désignée à la Mairie se sont fait porter pâles pour la visite de Collomb démontrant de leur côté qu’ils n’assumeront pas une ligne claire de lutte contre la délinquance. Décidément l‘ancien monde ne se situe pas ou on le croyait.

Eric Piolle est sorti de sa léthargie estivale pour commenter la situation au lieu d’en être un acteur. Bien dans la culture locale il cherche à noyer le poisson pour échapper à ses responsabilités écrasantes dans l’aggravation.

… ET VOUDRAIT SE LAVER LES MAINS de la QUESTION de L’INSÉCURITÉ

Tout son objectif consiste à faire croire aux grenoblois que le fautif est Collomb et que la question des effectifs policiers est essentielle. On retrouve la même tactique que celle adoptée pour l’hécatombe commerciale de la ville : il a désigné le centre commercial Neyrpic qui n’ouvrira qu’en 2020 au mieux comme bouc émissaire de la situation de 2018…. En parallèle, en catimini, il ajoute 4 000 M2 et 20 boutiques à Grand Place.

Avec la délinquance la technique est la même. Il voudrait se laver les mains de la question avec les renforts policiers en 2019.

CONTINUER COMME AVANT 

Ça permet de continuer comme avant et, par exemple de poursuivre la bétonisation dans les quartiers comme les 900 logements à l’esplanade dont 50% de HLM. De ne rien changer dans les modes d’attribution de logements, ni dans les contrôles et les sanctions.

Alors, faux cul, Éric Piol­le  “tient à sa­luer les annonces effec­tuées par le ministre de l’Intérieur” (DL du 18/8/18) faisant l’impasse sur les remarques acides du Ministre sur sa politique.

VIDÉO PROTECTION : “TOUTES LES ÉTUDES ONT MONTRÉ QU’ELLE NE SERVAIT à RIEN” (Elisa Martin Verts/PG) 

Poursuivant toujours avec ses anti-phrases si aisées à décrypter : “Il est en effet urgent de sortir des postures et idées reçues et d’accen­tuer l’action sur le terrain au plus près des habi­tants. Nous sommes plus que jamais prêts à parta­ger de manière lucide le diagnostic de la situation avec le ministre, à pré­senter précisément tous les moyens actuellement mis en œuvre dans notre commune en matière de tranquillité et de sécurité” .

Ce au moment ou sa propre Première Adjointe chargée de ces questions, Elisa Martin (Verts/PG) rappelle (DL du 15/8/18) que la municipalité dit  « Oui, à Grenoble, nous som­mes “contre” l’utilisation de la vidéosurveillance, car toutes les études ont montré qu’elle ne servait à rien». Une Première Adjointe qui compare la mort dramatique d’Adrien Perez à la violence des « 5 euros d’APL en moins décidés unilatéralement ». 

E.PIOLLE REFUSE D’ACCOMPAGNER LE TRAVAIL de LUTTE CONTRE LA DÉLINQUANCE 

Ce qu’Eric Piolle appelle “sortir des postures” ou “partager de manière lucide le diagnostic” (!).

Un Eric Piolle qui rejette à priori lui aussi l’aide de la technique puisqu’il est seulement” prêt à étudier avec détermination toutes les pistes pour renforcer concrètement et rapide­ment une présence hu­maine sur le terrain.” Pas prêt à étudier une présence non humaine qui lui incombe afin d’accompagner le travail. Toujours les mêmes ficelles de plus en plus grossières, qui excédent des grenoblois de plus en plus en colère contre la municipalité.

LA MUNICIPALITÉ NE PEUT AFFRONTER NI LE DÉBAT, NI LES SOLUTIONS 

La sécurité sera-t-elle au cœur de la prochaine campagne ?  questionnait Place Gre’Net compte tenu de la situation exceptionnelle de Grenoble. Élisa Martin choisissant pour répondre une ligne de fuite, démontrant bien que la municipalité ne peut ni ne veut affronter ni le débat, ni les solutions qui s’imposent : « ce qui est certain, c’est que la question de l’avenir des services publics locaux se posera de façon encore plus cruelle qu’elle ne se pose aujourd’hui » dit elle !
C’est plutôt l’avenir de cette coalition capable de telles bourdes, minoritaire et à bout de souffle qui se pose et dés maintenant.

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