FERROVIAIRE, ROUTES, LES RETARDS CATASTROPHIQUES des ÉLUS GRENOBLOIS

LES UNIONS de QUARTIERS CLAQUENT LA PORTE
"ENVOYÉ SPÉCIAL" DÉNONCE les "ÉCO-QUARTIERS" (!) de BONNE et la PRESQU'ILE

Il n’y a encore rien pour Grenoble dans le rapport sur les infrastructures ferroviaires de l’inévitable Philippe Duron. Rien pour Grenoble vers le sud, rien pour rattraper l’absence de ligne à Grande Vitesse entre St Exupéry et Grenoble. Notre ville sera la dernière de France à être desservie à ce rythme. Bordeaux est à 2 h de Paris et bientôt… Arcachon à 2 H30. Christian Estrosi se bat pour Nice depuis des années et malgré la géographie il espère mettre un jour sa ville à 4 h de Paris en train.

APRÈS 19 ANS de RÈGNE M.DESTOT (PS) CONSTATE LE RETARD EN INFRASTRUCTURES… 

N’évoquons pas Strasbourg ou Rennes  … Dans le DL ( 8.2/18) l’inénarrable Michel Destot qui a régné 19 ans sur Grenoble constatait  « nous sommes très en retard au niveau des infrastructures » (!). C’est aussi à ça qu’on les reconnait. A leur façon unique de commenter leur inaction comme s’il s’agissait de quelqu’un d’autre.

ABSENCE de FERROVIAIRE : C. FERRARI (PS) ÉCRIT UNE LETTRE ….

Mais ça ne s’est pas amélioré depuis. Pensez donc. Devant l’absence de tout projet ferroviaire nos élus locaux de la Métro, Christophe Ferrari (PS) qui était déjà Vice Président sous Marc Baïetto son prédécesseur et Yann Mongaburu (Verts/Ades) ont fait savoir qu’ils avaient écrit une lettre en janvier et fait voter un … vœu en février. Ironisant dans un tweet Alain Carignon a posé la question : « pas trop excessif comme lobbying ? »  Pas trop fatiguant non plus.

MÉTRO : UN EXÉCUTIF A FRONT de BŒUF QUI ENTERRE NOTRE AGGLOMÉRATION 

Christophe Ferrari n’avait pas caché son peu d’enthousiasme pour une ligne à Grande Vitesse desservant Grenoble : « quel inves­tissement pour combien de minutes gagnées ? Dans le contexte actuel, il y a peut­ être d’autres moyens pour rappro­cher Grenoble de Paris, ce qui est très important, c’est incontestable » déclarait il au DL (16/5/14). Il a été entendu. Grenoble n’a rien. C’est un exécutif à front de boeuf qui dirige notre agglomération et l’enterre par bêtise.

Ainsi nos TER Grenoble/Lyon sont bloqués sur l’ancienne ligne par la présence de TGV eux mêmes au ralenti, interdisant une desserte inter cités rapide et fréquente. Outre cet inconvénient majeur, l’image de ce TGV qui perd toute sa vitesse  après Saint Exupéry donne l’idée d’une ville enclavée, à l’écart du temps.

20 ANS de BLOCAGE de LA ROCADE SUD et de A 480 

Côté routes l’immobilisme a été le même : depuis 20 ans les élus PS/PC sous pression des Verts ont adopté la doctrine selon laquelle élargir la voirie c’est créer un aspirateur à voitures. Ils n’ont donc demandé aucun crédit d’Etat pour la rocade sud et A 480 devenus les 5 eme et 7 eme bouchons Français et la première source de pollution automobile de l’agglomération.

ÉCHIROLLES et GRENOBLE ONT EXPOSÉ LEUR POPULATION à des RISQUES POUR LA SANTÉ

Au passage Renzo Sulli (PCF) à Echirolles, Michel Destot (PS) à Grenoble, ont exposé les populations en bordure de ces voiries à des risques importants pour leur santé. Ils ont même continué à urbaniser malgré les recommandations de l’agence pour la qualité de l’air.  Ils nagent dans une totale irresponsabilité.

LE DOS AU MUR ILS ACCORDENT UNE PROLONGATION de la CONCESSION AREA et une HAUSSE des PÉAGES 

Le dos au mur ils ont été contraints d’accepter un financement privé d’AREA pour améliorer la fluidité du Rondeau et élargir enfin A 480. Mais en pleine contradiction les Rouge/Verts tentent encore de retarder ces travaux qui devraient s’achever en… 2022. Rappelons qu’en échange AREA a obtenu l‘allongement des concessions d’autoroute et la hausse des tarifs! Ou conduit la démagogie.

Jamais l’absence de leadership pendant une si longue durée aura eu autant de conséquences négatives sur le développement de Grenoble et de son amélioration.

LA GARE de TGV DAUPHINÉ-SAVOIE A DISPARU SOUS VALLINI/DESTOT 

Alors que Chambéry obtenait une gare TGV dans la programmation du Lyon/Turin, André Vallini et Michel Destot laissaient abandonner la gare Dauphiné Savoie prévue entre Pontcharra et Montmélian, obtenue par Alain Carignon. Elle mettait toute la vallée du Grésivaudan à 2 heures de Paris et désenclavait la gare de Grenoble, rendue volontairement inaccessible par la municipalité Piolle.

Pour que les décideurs s’accommodent de ce niveau de médiocrité, il faut qu’ils ne soient plus très nombreux. Ou bien liés politiquement par un entrelacs de financements publics.

P.LÉVY PRÉSIDENT de l’UNIVERSITÉ: « NOTRE TERRITOIRE EST EN DIFFICULTÉS » 

Récemment même Patrick Lévy, un soutien de la gauche, Président de l’Université des Alpes tirait la sonnette d’alarme en indiquant que notre « territoire est en difficultés » pointant sa perte dangereuse d’attractivité avec ses conséquences sur l’emploi.  Mais il semble que rien ni personne ne vienne rompre le doux ronronnement de nos élus locaux seulement gonflés de l’importance de leurs mots.

Aucun n’est visiblement en capacité d’organiser une action sérieuse auprès des décideurs nationaux ou internationaux, d’user de son influence, de mettre un réseau en mouvement afin d’anticiper les grandes décisions qui permettent le développement de notre agglomération.

GRENOBLE DOIT SES RETARDS A SES ÉLUS 

Les médias sont globalement assez bienveillants à l’égard de cette insignifiance politique en ne donnant jamais de points de comparaison, ne développant jamais sur un temps long avec les noms des élus politiques en face. Ainsi André Vallini, Michel Destot, Christophe Ferrari ou bien Eric Piolle échappent à leur responsabilité.

Pourtant si Grenoble n’a pas de ligne à Grande Vitesse, si ses TER ne peuvent pas se développer de ce fait, si sa ligne ferroviaire vers le Sud est en panne, si l’autoroute Grenoble Sisteron a été stoppée au Col du Fau, si, onzième agglomération Française, elle subit les 5 eme et 7 eme bouchons nationaux, elle le doit à ces élus-là, pas à d’autres.

A.CARIGNON: « SI JE M’ÉTAIS BATTU COMME EUX NOUS N’AURIONS RIEN OBTENU… » 

Par choix politique, par indifférence ou par faiblesse politique ils ont façonné une agglomération Grenobloise en retard sur tout comme le constate benoîtement Michel Destot.

Comme l’exprime Alain Carignon « si je m’étais battu pour le Synchrotron, SGS Thomson, le nouveau musée, le nouveau Palais de Justice, l’autoroute Grenoble-Valence… comme Grenoble a été défendue ensuite sur ces dossiers routiers ou ferroviaires nous n’aurions rien gagné de tout cela » . En effet, tout est dit.

Et si les Grenoblois en tiraient la conséquence ?

 

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