BURKINI : E.PIOLLE FACE à UNE FRONDE de SA MAJORITÉ

Dans un article mis en ligne hier soir " Le Parisien" apporte de nouvelles révélations sur la crise de la majorité. Il semble que la réunion de reprise en mains organisée par Piolle vendredi matin n'ait pas produit tous ses effets. 

UN COMMUNIQUÉ FRONDEUR D'ICI LUNDI 

"Une discrète insurrection gagne l’hôtel de ville de Grenoble (Isère). Selon nos informations, une partie du conseil municipal d’Éric Piolle (EELV) va publier d’ici lundi un communiqué frondeur. Ce court texte annonce qu’un « nombre significatif d’élus de la majorité » a décidé de voter « contre » la délibération qui doit autoriser, ce lundi, le port du burkini dans les piscines municipales" écrit le journaliste Robin Korda.

Hakim SABRI et Salima DJIDEL EN TÊTE 

Le " Dauphiné " de ce matin le confirme sous la plume d'Eve Moulinier. Le communiqué est signé de Hakim Sabri Adjoint ( Verts/Ades) aux finances et de Salima Djidel Conseillère Municipale déléguée (Verts/FI) gagnés par la dangereuse " Lepénisation et Zemmourisation" des esprits selon Piolle ! Ils vont bientôt voir des slogans " antifas" sur leurs murs .

" NOUS MESURONS LES RISQUES D'ISOLEMENT DE NOTRE VILLE" 

Pour eux « l’autorisation du port du burqini divise les Grenoblois, divise les musulmans, divise l’arc humaniste et divise jusqu’au sein-même de notre majorité municipale. Nous mesurons les risques d’aggravation de la fragmentation sociale dont cette délibération est porteuse. Nous mesurons les risques d’isolement de notre ville  »

Ils réitèrent que «  L’autorisation du burqini dans les piscines ne fait pas partie de nos engagements soumis aux Grenoblois. « Nous serons ainsi un nombre significatif d’élus de la majorité municipale à exprimer collectivement un vote « contre » cette délibération  »

LE BURKINI N'A JAMAIS FAIT PARTIE DU PROGRAMME

"Selon nos informations, six hommes et sept femmes, tous issus de la coalition d’Éric Piolle, phosphorent sur la messagerie cryptée Telegram pour saborder la volonté du maire de modifier le règlement des piscines" poursuit le journaliste du Parisien.  Ajoutant: "Un constat les rassemble : la bataille d’Éric Piolle, menée sous l’influence de l’association controversée Alliance citoyenne, n’a jamais fait partie du programme de « Grenoble en commun". C'est pourquoi les frondeurs usent de l'orthographe du mot «burqini » pour signifier le lien avec la burqua. Un affront à Piolle.

E.PIOLLE S'ASSOIT SUR GRENOBLE 

Sur le fond exactement  les propos que Pascal Clouaire, l'un des élus historique ( Verts/FI) de la coalition a tenu lors de la réunion des opposants de gauche à la décision de Piolle: " cela ne fait pas partie des engagements pour lesquels nous avons été élus".

Evidemment. Mais Piolle s'assoie dessus puisque son objectif avec ce thème est de se servir de Grenoble  pour entreprendre sa nouvelle chevauchée vers l'Elysée. Il veut s'appuyer sur les communautés et l'islamisme politique. Ne se rendant même pas compte de la lose qu'il trimballe désormais avec tous ses échecs successifs. 

 

" LE DÉNOUEMENT VA SE JOUER à QUELQUES VOIX "

Selon l'analyse du " Parisien",   " Si les 59 élus de la commune votent, 30 voix « contre » sont nécessaires pour bloquer la délibération. En ajoutant les membres de l’opposition aux 13 frondeurs, leur total s’élève pour l’heure à... 27. Le dénouement va se jouer à quelques voix, voire à quelques abstentions. D’où l’urgence de convaincre les derniers indécis." Tandis qu'Eve Moulinier estime " qu'ils seront une dizaine en tout"  

K. CAPDEPON et A.ZENATI VOTERAIENT CONTRE LEUR CONVICTION

De son côté Éric Piolle aurait contraint Keira Capdepon et Amel Zenati a voter contre leurs convictions. On ne connait pas , à cette heure, ses moyens de pression utilisés.  Car "Éric Piolle, qui clame face aux caméras qu’il s’agit d’un « non-sujet », semble en avoir fait un combat personnel."  ( Le Parisien). Ce que Christophe Ferrari a appelé " une croisade" .

Elisa MARTIN VERS UN VOTE BARRAGE 

Les insoumis seraient divisés comme le reconnait Alan Confesson : « Chez les Insoumis, nous ne sommes pas unanimes sur la question, tout comme le conseil municipal ne l’est pas » .Elisa Martin,  Première adjointe se dirige elle-même vers un vote barrage. Jusqu'au bout? Elle sait l'angle d'attaque qu'elle subirait dans la législative en la votant.  La jeune Laura Pfister ( LFI) inféodée à Piolle serait pour. Pas étonnant. 

Pascal CLOUAIRE ESPÉRE LE RETRAIT de la DÉLIBERATION 

De son côté Pascal Clouaire espère encore que la délibération sera retirée car il "se désole qu’on s’attarde sur un sujet qui divise autant ". Et "Le Parisien" de conclure : "Éric Piolle est prévenu. Sa majorité ne sera pas peut-être pas, cette fois, aussi alignée que prévu."

E.PIOLLE OSTRACISE TOUT CE QUI EST EN DÉSACCORD AVEC LUI

Connaissant la bienveillance du Grand Timonier à l'égard de la discussion de ses décisions, on imagine l'état de chauffe de son cerveau. On se rappelle comment il avait traité Guy Tuscher et Bernadette Richard-Finot, deux membres de sa majorité qui avaient osé contester son plan d'austérité qui prévoyait la fermeture de bibliothèques : exclus du groupe, ostracisés, accusés publiquement dans des procès à la soviétique de porter des "propos injurieux, sexistes et dégradants" . 

Enzo LESOURT EST à la MANOEUVRE

Ces deux élus avaient raconté ensuite le fonctionnement de la majorité, les menaces, les larmes, la Cour autour du chef. On imagine le sort des 13 ! S'ils demeurent tous jusqu'à lundi car Enzo Lesourt, l'âme damnée ne doit pas demeurer inactif ni être très regardant sur les moyens. 

JAMAIS UN MAIRE N'A AUTANT DIVISÉ LA VILLE

Quoi qu'il en soit jamais un Maire n'avait autant divisé la ville, sa propre majorité et donné une telle image de la capitale des Alpes. Qui aurait pu imaginer que la ville de la Recherche, de la technologie, de l'université débattrait de l'instauration du Burkini dans les piscines publiques? 

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