TARZE : É. PIOLLE VEUT TOUJOURS URBANISER UN TIERS DU PARC

« Le parc Tarze était à l’abandon depuis plusieurs années. Des habitants du quartier Jean-Macé se battaient pour conserver cet espace de verdure sis à l’angle des rues Villard-de-Lans et Henri-Duffourd. Depuis, une solution a été trouvée avec la Ville et un nouveau projet est sur les rails. Un premier atelier de concertation pour l’aménagement du parc s’est déroulé samedi 23 octobre. Les objectifs de cet aménagement : répondre aux attentes des habitants du secteur, favoriser la biodiversité, créer des espaces de fraîcheur, tout en préservant l’histoire et l’identité du quartier, comme la rénovation du mur d’enceinte du parc. »

DE QUI SE MOQUE-T-ON ? 

Tous les éléments de langage Piollesques sont reproduits in extenso, sans guillemets par Serge Massé (DL du 27/10/21). "Répondre aux attentes des habitants su secteur (!) favoriser la biodiversité (!) créer des espaces de fraîcheur" (!). De qui se moque t-on ? 

Le même journaliste n’avait pas pu rendre compte de la protestation contre l’urbanisation du parc organisée par l’opposition municipale. Tandis qu’avec ce compte rendu, il  fait état  du « premier atelier de concertation » organisé par la ville sans détailler le nombre de participants mais précisant qu’ « une suite d’échanges avec les habitants présents s’est déroulée, de façon cordiale ».

QUI EST RESPONSABLE DE L'ABANDON DU PARC ?

Le seul » habitant «  cité est Jean Alexandre Peyrottes, un fonctionnaire territorial tenu au devoir de réserve, directeur du centre d’accueil intercommunal de Grenoble pour lequel « : « C’est une occasion unique pour le quartier de créer un espace de lien social apaisé, mais qui peut aussi favoriser la culture et les loisirs »… N’en jetez plus.

LOUÉE SOIT LA MUNICIPALITÉ

Résumons. Le parc « était à l’abandon depuis plusieurs années ».  Mais qui est responsable puisqu’il est propriété de la ville et que tout un mandat Piolle se sera déroulé en le laissant en décrépitude. « Une solution a été trouvée avec la ville «  remercie le journaliste. On pense aux friches type l’ex piscines des Iris à Villeneuve ou Vaucanson qui tombent en ruine faute d’entretien par la municipalité. Bientôt un solution sera trouvée «  grâce à la ville… »  comme pour le parc Tarze et elle devra en être bénie.

AMPUTER LE PARC DU TIERS DE SA SURFACE

Mais quelle est donc cette « solution » pour le parc Tarze que ne détaille pas la municipalité ? Urbaniser une partie du parc au droit des immeubles du clos des Fleurs, détruisant encore et encore des arbres et de la végétation. En le réduisant de l’ordre du tiers (2000 M2 contre 3000 M2 aujourd’hui) .

AUCUN PÉTITIONNAIRE N'A ÉTÉ INFORMÉ

Cet «  atelier de concertation » a été organisé avec une remarquable discrétion puisqu’aucun des centaines de pétitionnaires contre son urbanisation n’en a été informé !  Mais la municipalité pourra toujours arguer qu’il a eu lieu puisque  même le DL en a rendu compte…

LE SCANDALE DE LA NON DÉPOLLUTION DU SITE...

Pas question non plus du scandale de la non dépollution du site depuis toutes ces années ou la ville en est propriétaire. En effet ce jardin dont profitent actuellement des habitants devrait être clôturé et interdit d’utilisation selon l’étude de la société Arcadis missionnée par l’aménageur, la SEM Innovia présidée par Maud Tavel puis Pascal Clouaire (Verts/FI).

...QUI DEVRAIT ÊTRE CLÔTURÉ AVEC ACCÉS CONTRÔLÉ

Les analyses réalisées sur des échantillons révélaient la présence de teneurs de Hap (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) “supérieure au critère d’acceptation et la présence de métaux avec un dépassement significatif du mercure et du plomb. Son utilisation en l’état comme espace public n’est pas recommandée. Pour des raisons de sécurité et de responsabilité civile, le site devrait donc être clôturé avec accès contrôlé” concluait Arcadis.

DES USAGERS PEUVENT ENGAGER SA RESPONSABILITÉ

Ça n’a pas fait bouger un petit doigt de la municipalité «  écologiste » qui se présente maintenant en sauveur d’un site pollué dont elle est propriétaire depuis 8 ans ! Des usagers peuvent engager sa responsabilité si ils sont victimes des effets de ces pollutions. 

L'URBANISATION D'UN PARC EST UN PROGRÉS

Même si l’article du DL renvoie au lien avec celui qu’Isabelle Calendre avait consacré au sujet dans le même DL (19/7/21) la tonalité était  la même : «même si une construction est prévue, le parc subsiste, et sera même réhabilité » écrivait elle déjà. Ainsi l’amputation du tiers d’un parc existant, pas réhabilité ni dépollué depuis 8 ans, l’urbanisation partielle de celui-ci peut être assimilé à un progrès dont il faut remercier la municipalité Piolle ! Imaginons une municipalité de droite qui accomplirait un tel acte...

NE PAS AMPUTER LES DERNIERS ESPACES DE RESPIRATION

Ce n’est pas ainsi que l’entend une majorité d’habitants du quartier et de la ville. La cuvette grenobloise très sensible au réchauffement climatique et à l’aggravation des canicules ne peut pas se permettre de voir amputés le peu d’espaces de respiration qui demeurent. Le parc Tarze est de ceux-là et mérite d’être sauvé.

 

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