MÉTROPOLE : LE MÉPRIS DE PIOLLE ENFLAMME LA MAJORITÉ PS/PC/VERTS

L’onde de choc de la journée de vendredi à la Métropole n’en finit pas de faire des vagues. Éric Piolle paradant à l’extérieur du Conseil Métropolitain ou il aurait du siéger expliquant à la cantonade (le DL) que « le Conseil Métropolitain est assez statique (…) ce qui est important pour une majorité, c’est son projet, quand elle n’en a pas… »

SES VICE PRÉSIDENTS APPRENNENT QU'ILS SONT SANS PROJET

Celui qui compte … 7  Vice-Présidents dans cette majorité dans des secteurs clefs tels que le logement (N. Beron-Perez),  les déchets et le tri (L. Coiffard),  la participation citoyenne (Pascal Clouaire),  l’emploi (Céline Deslattes) la santé (S. Djidel), le défi Climatique (!) (Y.Mongaburu), l’eau (A-S Olmos) leur apprend qu’ils sont assez statiques et n’ont pas de projets. Faut-il qu'ils soient sacrément godillots pour accepter le fouet public de leur maitre. Dans son propre groupe une partie commence à tordre sérieusement le nez et se pose des questions sur le Guide et son infaillibilité.

É. PIOLLE NE DAIGNE PAS FAIRE PARTAGER SES ORACLES AUX SIENS

Echec à la Présidence de la Métro, à la Région, à la primaire nécessiterait peut être un petit dialogue avec eux ont osé estimer certains d’entre eux. Vendredi au Conseil Métropolitain une forte gêne se dégageait des rangs Piollistes clairsemés quand Éric Piolle faisait ses apparitions sans daigner faire partager ses oracles à cette assemblée, qui n’est pas de son niveau.

 

"JE M'ÉTAIS PRÉPARÉ a REMPORTER CETTE PRÉSIDENTIELLE"

Sait-il qu’il n’est pas à L’Elysée ? Pas certain. En effet il explique au «Dauphiné «  (25/9/21) sans rire «  je m’étais préparé pour remporter cette primaire, puis emporter la présidentielle et exercer ce mandat. La première étape (la primaire) était la plus incertaine ». Bref la Présidentielle elle-même était une formalité pour Lui à laquelle il a été seulement empêché par un incident de parcours. Ne pas gagner dans son modeste camp ne lui pose pas question de savoir si il n'aurait pas pu rencontrer une petite difficulté avec un corps électoral national.... 

LE MELON N'A PAS DÉGONFLÉ 

A le lire attentivement on mesure la dimension du melon qui n'a pas dégonflé. Le "centre de gravité" n’a pas vu qu’il avait terminé avant dernier.

Si on comprend bien que les primo-dépendants tels Céline Deslattes et Emmanuel Carroz demeurent les perroquets de ses ordres comme on l’a vu vendredi, on s’explique aussi que beaucoup aient pris leur distance.

L. THOVISTE, D. ESCARON, M. SAVIN LE REMETTENT EN PLACE  

Lors des offensives contre Christophe Ferrari sur la « gratuité «  des Transports en communs ou l’aide aux réfugiés, la grosseur des ficelles rendaient les discours inaudibles.  D’autant qu’en face on rappelait que « la majorité pouvait débattre entre elle «  ailleurs qu’en séance (Laurent Thoviste LREM) que «  les verts commencent par donner l’exemple dans leur ville avant de faire la morale » (Dominique Escaron, opposition ) ou encore  « Ceux qui réclament  la gratuité, ce sont les mêmes qui depuis deux ans ont une dette de 1,5 million à la Métropole. Toutes les communes ont régularisé leur situation sauf une, la Ville de Grenoble ».  (Michel Savin, LR)-

LE GROUPE COMMUNISTE DIVISÉ

La division a atteint le groupe Communiste, soutien de Piolle pour la présidence de la Métro. Pour la première fois à ce niveau les élus ont exprimé leurs désaccords, des votes différents, certains tels Nicolas Beron-Perez élu communiste Grenoblois, primo-dépendant de Piolle pour les postes se levant au moment des votes pour y échapper!

D. KDOUH (PCF) : "UNE APOCALYPSE CLIMATIQUE PROCLAMÉE..."

Une élue communiste de St Martin d’Hères, D. Kdouh dénonçant une «apocalypse climatique proclamée «  a fait une violente sortie contre le vœu Verts sur « l’état d’urgence climatique » montrant qu’un certain nombre d’entre eux ne voulaient plus se laisser instrumentaliser.  Jean-Paul Trovero le Présient du groupe ne savait plus où donner de la tête et brassait du vent.  Autour de Renzo Sulli (PC  Echirolles) le clan des dévoués à Piolle semblait minoritaire au sein du groupe communiste.

Alain Carignon a demandé à Christophe Ferrari de tirer les conséquences de l'éclatement de la majorité

L. RABIH (PS) RÉPLIQUE à PIOLLE SUR LA GRATUITÉ 

Côté PS le groupe (17 membres) était vent debout. Laetitia Rabih, Vice Présidente (PS) a ainsi fait une intervention très précise sur la gratuité des transports et remis à sa place le groupe Vert s'opposant frontalement à son Maire, R. Sulli, très affaibli. Face à ce déluge Christophe Ferrari a préféré passer sous les fourches caudines en tenant sur les aspects financiers -il n’a pas les moyens de faire autrement- et en donnant des gages sur la réthorique creuse. Il n’a jamais porté le fer.

LE GROUPE PIOLLE REFUSE DE VOTER LE BUDGET FERRARI

Il n’a pas été récompensé en retour puisque le groupe Piolle a refusé de voter le budget ce qui est une rupture officielle du contrat de majorité comme l’a fait remarquer Alain Carignon.

"UNE SITUATION POLITIQUE QUI N'EST PLUS SUPPORTABLE"

« Pour nous il n’est pas possible que la situation se poursuive ainsi «  a t -il indiqué en fin de séance. «  il y a une situation politique qui n’est pas supportable. Ne sacrifiez pas l’action et les réformes au maintien de cette présidence , libérez-vous des chaines. Ce fonctionnement nuit à la Métropole, à son fonctionnement et à son image » .

C.FERRARI : "SI J'ÉTAIS à VOTRE PLACE JE DIRAI LA MÊME CHOSE"

Visiblement cette charge était entendue sur de nombreux bancs du Conseil Métropolitain. « si j’étais à votre place je dirai la même chose » a reconnu Christophe Ferrari se réfugiant dans le fait qu’il pouvait continuer dans ces conditions si médiocres. Jusqu’à quand ?

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