E.PIOLLE MULTIPLIE LA CRÉATION D’ILOTS DE CHALEUR

La “bétonisation” de Grenoble dénoncée par Alain Carignon se poursuit inexorablement. Jamais on aura vu une municipalité aussi rétrograde qui sera autant passé à côté des enjeux.

LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT AVAIT ALERTÉ

Les “Grenelle de l’environnement” ont pourtant mis l’accent sur la problématique liée à l’augmentation très importante des surfaces imperméables en milieu urbain (trottoirs, routes…)

LE BÉTON ARMÉ et LE GOUDRON PROGRESSENT

Mais Eric Piolle n’a rien entendu et a été incapable de les intégrer au moment de son choix des autoroutes à vélos. Résultat le béton armé et le goudron progressent à Grenoble de façon exponentielle multipliant les ilots de chaleur à l’heure du réchauffement climatique.

Gilles MARTY (architecte) : “DES TARMACS DE BÉTON”

Dans une note qui a fait du bruit un architecte Grenoblois, Gilles Marty avait dénoncé ces inepties : “quand j’observe le désert que sont devenus les Boulevard Agutte-Sembat et Edouard Rey, transformés en « tarmacs » de béton et en autoroutes à vélos sans vélos, je me dis que ce vide sidéral, balayé par de forts courants d’air en hiver, ne peut être que la métaphore de ce qui se passe dans la tête de nos élus. 

POURQUOI BÉTONNER LES SOLS SUR UNE TELLE SURFACE ?”

Pourquoi abattre les arbres de la Rue Lesdiguières -qu’on déclarera malades pour l’occasion- pour créer de nouveaux couloirs de bus ? Pourquoi doubler l’emprise des trottoirs au centre-ville sans planter un seul arbre et bétonner les sols sur de telles surfaces dans une ville qui bat les records de surchauffe estivale ?

LES BÉTONS POREUX SERVENT à STOCKER L’EAU

Alors qu’une nouvelle génération de béton a vu le jour : les bétons poreux. Ils contiennent de nombreux vides pouvant communiquer entre eux. Ces vides servent à stocker temporairement l’eau qui vient s’abattre en surface, puis à l’évacuer, vers le sol ou vers un exutoire prévu à cet effet. Ils permettent aussi des plantations et une végétalisation plus aisées.

LA BÉTONISATION SANS ESPACES VERTS


A cette “bétonisation” inconsidérée des sols s’ajoute celle des logements. Malgré les échecs patents de Villeneuve, Vigny-Musset, on continue : après De Bonne on est passé à la Presqu’ile et sera l’esplanade et Flaubert : 1000 logements dans un cas, 2000 dans le second avec 50 % de logements sociaux. Sans espaces verts supplémentaires.

GRENOBLE DERNIÈRE POUR LES M2 d’ESPACES VERTS PAR HABITANT


Résultat Grenoble est devenue la bonne dernière pour les M2 d’espaces verts par habitant : moins de 12 M2 contre 48 M2 à la moyenne des grandes villes. (source Unep). Pourtant Eric Piolle s’attaque aux parcs existants comme à H.Tarze.

… PREMIÉRE POUR LA DENSITÉ !


Et pour cause : elle devenue la première pour la densité (hors région parisienne) ayant dépassé… Villeurbanne (source rapport de la Chambre Régionale des Comptes septembre 2018).

A.CARIGNON : UN MORATOIRE DE LA BÉTONISATION


Alain Carignon et le collectif de la société civile proposent un moratoire de la bétonisation. Une analyse des besoins en écoles, espaces verts, équipements sportifs.
C’est à partir du réchauffement climatique qu’il faut raisonner l’aménagement des villes.
Quand Alain Carignon explique sur les chaines nationales de télévision qu’il veut faire de Grenoble un modèle écologique Européen, il sait pourquoi il parle.

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