LYAUTEY/SEMBAT : A.BACK ACCUSE les MÉCONTENTS d’ÊTRE OPPOSÉS à L’ASSAINISSEMENT…

CENTRE VILLE : LE SMILE JAUNE de L'ÉCONOMIE GRENOBLOISE
ILE VERTE : ALERTE AU BÉTONNAGE INTENSIF

«Pourquoi clamer comme ça qu’on se bat contre des travaux d’assainissement, alors qu’ils sont d’intérêt général et nécessaires à la sécurité des habitants ? » accuse Antoine Back (Verts/PG) dans le Dauphiné d’hier (21/5/18). Ainsi les victimes sont transformées en bourreau grâce à une  dialectique groupusculaire chère aux Rouge/Verts grenoblois. De plus en plus goupusculaire.

POUR LA DEUXIEME ANNÉE CONSECUTIVE LES COMMERCES PÉNALISÉS

Cette nouvelle provocation va augmenter encore la colère de tous ceux qui se heurtent au dogmatisme municipal. Bien entendu aucun grenoblois n’est hostile aux « travaux d’assainissement » (!). Mais c’est la deuxième année que, dès la « belle saison », la municipalité entreprend des travaux devant les terrasses des commerces de l’avenue Maréchal Lyautey. Car elle qui sait tout,ne sait pas -ou ne veut pas- coordonner les travaux.

ELLE SOUTIENT LES EXACTIONS de « NUIT DEBOUT » MAIS NE SUPPORTE PAS UNE BANDEROLE

Alors les commerçants ont réagi en apposant une banderole « Piolle m’a tuer ». La réaction de la municipalité a été rapide. Ce qu’elle ne fait jamais pour toutes les inscriptions sur les murs de la ville, alors qu’elle a soutenu « Nuit Debout » qui a couvert la ville d’affiches agressives, alors qu’elle soutient les insoumis et leurs banderoles, elle a estimé qu’un crime de lèse-majesté était commis. Eric Piolle en effet n’est responsable que de ce qui va bien, c’est à dire peu de choses. Tout à coup la majorité municipale est devenue juge du bon goût :  « on ne fait pas cela sur l’espace public »  a t elle déclaré au DL ! Au secours Lucille Lheureux revient…

ILS N’AVAIENT PAS ADMIS D’ASSUMER LEUR RESPONSABILITÉ DANS LA RUINE de GRENOBLE

Déjà les Rouge/Verts avaient réagi vivement à la campagne « Wanted » qui leur demandait des comptes sur la situation des finances et des impôts à Grenoble. Eux qui mettent leur photo de partout et tout le temps n’avaient pas admis de se retrouver sur une affiche expliquant que la ville est ruinée. Ils ont une peau de bébé et ne supportent pas la critique.

L.COMPARAT (Verts/Ades) « NOUS SOMMES LES BONNES PERSONNES AU BON MOMENT ET AU BON ENDROIT »

Mais ça va plus loin. Ils n’admettent pas une quelconque contestation puisqu’ils sont le Beau, le Bien et le Bon au pouvoir, placés là par la providence pour faire le bonheur futur des Grenoblois. Dans un mail interne, en pleine grève des bibliothèques,  Laurence Comparat une Adjointe (Verts/Ades) n’avait elle pas écrit : « nous sommes les bonnes personnes, au bon moment et au bon endroit »...

D’IMMENSES BÂCHES MASQUAIENT TOUS LES COMMERCES 

Avenue Maréchal Lyautey d’immenses bâches avaient été apposées sur le chantier masquant toutes les devantures, les commerçants eux mêmes  avisés juste avant du début des travaux. Comme ils l’ont tous expliqué, informés plus tôt,  ils auraient pu prendre des mesures pour donner des vacances à du personnel, adapter les stocks, bref se préparer au choc. Mais la municipalité à front de taureau ignore toutes ces considérations triviales qui ont des conséquences sur les revenus et les échéances.

UN COMMERCANT VA ÉCONOMISER 30 € de DROIT DE VOIRIE 

D’ailleurs elle a trouvé la solution : sous certaines conditions et après avoir rempli des dossiers des commerçants pourront être exonérés des droits de voirie. Avenue Agutte Sembat un commerçant nous a indiqué que cela représentait 30 € dans l’année : le temps et les timbres pour le dossier lui couteraient plus cher.

LA PRESSION IDÉOLOGIQUE et POLITIQUE EST FORTE 

Pourtant avant qu’ils ne connaissent la nouvelle agression d’Antoine Back,  les commentaires des commerçants de Maréchal Lyautey faisaient profil bas démontrant combien la pression idéologique et politique est forte. Alors qu’ils sont étranglés par des décisions d’Eric Piolle certains rappellent « qu’on s’inscrit totalement dans la démarche de transition de la municipalité, dans la démarche écoresponsable qu’on essaie d’appliquer d’ailleurs dans notre établissement »  (restaurant Streetlife and co”) et  « on refuse catégoriquement de participer à une polémique ».  (DL du 21/5/18). Car mettre en cause la politique d’Eric Piolle c’est « participer à une polémique ».

STREETLIFE ad CO : « ON A L’IMPRESSION d’ÊTRE MIS de CÔTÉ »

Ainsi une césure a été instituée de fait entre les bons et les mauvais citoyens. Ne pas soutenir la municipalité serait à contrario ne pas avoir une démarche « écoresponsable ». Il faut presque s’excuser de ne pas être d’accord avec les effets de sa politique. Pourtant les responsables du même restaurant confient au DL « un manque d’information et de coordination sur le déroulé et l’impact des travaux. Cela va être la deuxième saison estivale qui commence mal, avec des travaux. On bosse 7 jours sur 7, on participe à la dynamique de la ville, et pourtant on a l’impression d’être mis de côté. Cette banderole, c’était surtout pour faire réagir. »

B.CASALI (Festi Print) : « ON A TAPÉ FORT. ET SUR LE MAIRE. PARCE QUE CE QU’ON VIT N’EST PAS TENABLE » 

Le commerçant à l’initiative de « Piolle m’a tuer » Bruno Casali, de Festi Print, s’est expliqué au DL « Le but était de choquer un peu bien sûr, mais surtout d’interpeller sur une situation que nous, petites entreprises, vivons. Je n’ai rien contre la personne d’Éric Piolle, mais il fallait marquer les esprits. Si on avait nommé un élu de la Métropole, cela n’aurait pas du tout eu le même impact puisque personne n’en connaît ! Alors, oui, on a tapé fort. Et sur le maire. Parce que ce qu’on vit n’est pas tenable. »

Eric PIOLLE EST LE VRAI PATRON de la MÉTRO 

D’autant qu’Eric Piolle est le patron de la Métro : son groupe en est le premier, il a désigné le président qui est son factotum, la municipalité truste toutes les vice présidentes importantes et le Maire est de toute façon responsable de ce qui se passe dans sa ville. Mais alors que ce que vivent les commerçants « n’est pas tenable » Bruno Casali se sent contraint de dire qu’il « n’a rien contre la personne d’Eric Piolle« . Cela va de soi. En attaquant le symbole d’une politique on n’attaque pas un homme mais ce qu’il fait. Autrement Jean-Luc Mélenchon devrait s’excuser tous les jours. Eric Piolle aussi qui n’a de cesse de mettre en cause avec violence des hommes politiques de droite.

CEUX QUI MEURENT ÉTRANGLÉS DOIVENT PARTAGER L’OBJECTIF de CELUI QUI LES ÉTRANGLE 

A cette sémantique on mesure la pression que fait peser la com’ municipale sur le débat public. Dans leur dernier souffle ceux qui meurent étranglés doivent affirmer partager l’objectif de celui qui les étrangle et attester qu’ils n’ont  rien contre sa personne. Dans le cas contraire ce sont des factieux, des égoïstes, de mauvais citoyens qui iront en enfer. Soupçonnés d’être de droite ?  La pire des accusation dont ils doivent se dédouaner en permanence.

« QUAND ON ENVOIE DES MAILS à la MÉTROPOLE ou à la MAIRIE ON N’A JAMAIS de RÉPONSE »

D’ailleurs Bruno Casali  ajoute dans le DL «peut-être que notre “Piolle m’a tuer” était un peu maladroit, mais c’est le seul moyen qu’on a trouvé pour se faire entendre… Quand on envoie des mails à la Métropole ou à la mairie, on n’a jamais de réponses. Là, en revanche, la réaction a été instantanée. On s’est fait engueuler. »

LES ÉLUS INSOUMIS « ENGUEULENT » les CITOYENS QUI PROTESTENT 

Ce commentaire démontre la chape de plomb que la municipalité impose: les élus insoumis « engueulent » les citoyens qui protestent contre leur politique.  Des citoyens qui acceptent d’être engueulés par ceux qui les tuent et reconnaissent qu’apposer une simple banderole était « un peu maladroit » (!). A l’égard d’un Eric Piolle qui a toujours refusé de condamner les exactions de « Nuit Debout » à Grenoble dont les dégâts ont été considérables, déclarant même que la « violence était du côté de la loi ».

BOUCHONS, POLLUTION, CE SONT DES FAKE NEWS 

Bruno Casali cite l’ampleur massive du nouveau chantier sur Lyautey/Sembat et Rey, avec notamment « ces immenses bâches blanches qui sont venues boucher nos devantures », mais aussi la fermeture de la rue Charles-Tartari. Les bouchons, la pollution, etc.

Tout ce que nie Eric Piolle. Non il n’y a pas de bouchons, non la pollution n’augmente pas, ce sont des fake news. Circulez si vous pouvez, il n’y a rien à voir et il ne se passe rien confirme Antoine Back  en langue de béton : « Quand les problèmes sont remontés lors de la revue de chantier, on a planifié l’enlèvement des bâches (!) qui occultaient regrettablement les devantures, de même que la réouverture de la rue Tartari, dès que cela a été possible. Et ce mardi, on va se réunir pour trouver des solutions pour les livraisons. Le dialogue est là ». (DL du 21/5/18) 

LA MUNICIPALITÉ CARIGNON AVAIT IMPOSÉ UNE PASSERELLE PIÉTONS DEVANT CHAQUE COMMERCE

Toujours provoquer telle est sa devise. Mais l’anticipation ? la simple préparation, la coordination, le phasage des travaux qui tienne compte de la vie quotidienne et de la vie économique ? Le commerçant de l’avenue Agutte Sembat que nous avons rencontré se rappelle qu’au centre ville pendant les travaux de la première ligne de Tram la municipalité Carignon avait fait installer devant chaque commerce une passerelle piétons pour enjamber le chantier, le Maire passait chaque semaine pour apporter des solutions, un marketing spécifique avait été élaboré pour vendre l’accès à la ville.

LES RUES QUI RELIENT HOCHE et STRASBOURG/CHAVANT à LYAUTEY VONT ÊTRE FERMÉES AUSSI

Maintenant, en catimini, dans des réunions confidentielles, les seules dans lesquelles il peut s’exprimer Antoine Back a encore lancé que les rues qui relient les quartiers Hoche et Strasbourg-Chavant au boulevard Maréchal Lyautey vont être fermées. Un scoop annoncé pour que ça passe le plus inaperçu possible. Il s’agit de transformer ces deux quartiers, déjà en difficulté, en culs de sac, comme le centre ville. Les mêmes s’étonnent des retours de bâtons que suscitent tous ces excès. 

A.BACK INVITE à DÉBATTRE DU « POUVOIR D’AGIR DU CITOYEN » (!) 

Ainsi ce jeudi 24 mai le clan ose mettre en musique une réunion avec les leurres tel le « conseil citoyen indépendant » ou bien Alternatiba de Florence Mahrez une candidate Verts, transformé en officine locale pour débattre du « pouvoir d’agir du citoyen » (!). Ça tombe vraiment mal, Antoine Back porte la scoumoune. Jamais peut être le pathétique des procédés des Rouge/Verts n’est apparu aussi clairement. Ils terminent en guenilles.

Antoine Back : devenu très encombrant pour la municipalité Piolle

 

L’ÉCO-RESPONSABILITÉ N’EST PAS SYNONYME D’APPAUVRISSEMENT 

En fait la municipalité Piolle se sert de ces travaux pour accélérer la décroissance sans tenir aucunement compte du fait que les commerçants, leurs employés sont des citoyens comme les autres. Il n’a été décrété nulle part que « l’écoresponsabilité » signifiait obligatoirement l’appauvrissement pour des catégories entières de population qui ne sont pas actionnaires à Singapour.

SANDRINE (BAR LE TELEX) : « LA VILLE EST EN TRAIN DE MOURIR » 

Heureusement  Sandrine la patronne du bar Le Telex, est directe et vraie « Je suis en colère. Pour la 2eannée, ils font des travaux juste devant ma terrasse. L’an passé, ils utilisaient les marteaux-piqueurs même à midi. Je n’accepterai pas cela une nouvelle fois ! La municipalité et la Métropole n’entendent pas les commerçants, alors que la ville est en train de mourir ! Pourquoi refaire des travaux qui ont déjà été faits au même endroit ? On se fiche de nous ! » (DL du 21/5/18)  Ne va t elle pas être accusée de Piolle Bashing ?

E.PIOLLE VA T IL METTRE EN PLACE des AGENTS ANTI-RUMEURS ? 

Pourtant ce n’est pas seulement avenue Maréchal Lyautey ou Agutte Sembat. Mais dans toute la ville. Du nord au sud. De la Presqu’ile avec 1 M2 d’espaces verts pour les nouveaux  habitant à la place des Géants ou la municipalité refuse depuis des mois à un habitant qui a obtenu le financement d’ouvrir une laverie dans des locaux municipaux vides.

Eric Piolle qui revient de Montréal est il allé prendre la leçon de la capitale du Canada qui met en place des « agents anti rumeurs » ? Ils sont chargés de répandre une vision positive de la société multiculturelle, de se glisser dans les conversations. A Grenoble ils pourraient en même temps chasser toutes ces fake news qui circulent comme l’augmentation des bouchons, de la pollution, la baisse de la valeur des biens ou des chiffres d’affaires, la perte d’attractivité de la ville.

TOUTE PERSONNE QUI S’OPPOSE à E.PIOLLE EST UN COLPORTEUR de RUMEURS

Ils compléteraient le dispositif de propagande intensive qui interdit même à ceux qui subissent les effets négatifs de la politique municipale de s’en plaindre trop fort. De désigner toute personne qui s’oppose vraiment à Eric Piolle comme un vulgaire colporteur de rumeurs.

Ainsi le récit médiatique officiel grenoblois deviendrait la norme et la véritable entreprise décomplexée de contrôle de la pensée et de l’expression  à l’oeuvre depuis 4 ans, maquillée en programme de transformation des mentalités, atteindrait, elle,  son aboutissement.

LE RÉEL L’EMPORTE TOUJOURS SUR LES FAUSSAIRES

Evidemment ça fonctionne sur quelques esprits faibles qui désirent toujours suivre les modes, se soumettre à l’idéologie dominante manquants de fondamentaux ou d’instinct du vrai.

Mais dans toute les expériences de culture totalitaire – une idéologie qui a réponse à tout pour l’avenir- cette police de la pensée a toujours échoué. L’opinion au DL de Sandrine, la patronne du Telex bar,  atteste que le réel l’emporte toujours contre les faussaires.

NB Dans un superbe livre, « Le Lambeau » (Gallimard ) Philippe Lançon journaliste à « Libération » et à « Charlie Hebdo » blessé dans l’attentat écrit à propos de l’extrême gauche : «  j’avais une fois de plus senti (…) à quel point le monde de l’extrême gauche était doué pour le mépris, la fureur, la mauvaise foi, l’absence de nuances et l’invective dégradante. Sur ce plan au moins, il n’avait rien à envier à l’extrême droite »  

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