SHAME ART FEST: COÛT 200 000 € ! QUI PAYE?

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Eric Piolle, double partenaire du Shame Art Fest

C’est le montant de la vraie facture du festival de la honte (shame) alors que les bibliothèques ferment et que Corinne Bernard (Verts/Ades) n’a déclaré que 25 000€.

On se souvient de la fête des tuiles annoncée à 150 000 €. La facture réelle avait été de l’ordre de 500 000 €, dont 351 553 € officiellement avoués au terme d’une bataille pour la publication des comptes entre un citoyen isérois et la municipalité E. Piolle (Verts/PG).

>>> COÛT DE LA JOURNEE DES TUILES: » SI CERTAINS VEULENT COMPTER TOUT… »

15 000 € PAR AN POUR COMMENCER

SpaceJunk (traduction EspacePourri), l’organisateur du festival de la honte, reçoit sans conditions 15 000 € par an de la main blanche de Corinne Bernard, une sorte d’aide au logement pour payer le loyer rue Génissieu. Les grenoblois qui payent le leur et parfois avec difficultés n’ont pas droit à tant d’égards.

UN CADEAU DE 25 000 € POUR CONTINUER

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Corinne Bernard, idéologue de la culture, n’a pas plus d’idées que de culture

Trois fois plus gros que l’année dernière, c’est le cadeau offert à EspacePourri (SpaceJunk) par l’adjointe au zéro culturel. Tandis qu’avenue Jean Perrot, la vénérable librairie Paillet vient de mettre la clé sous la porte sans rien avoir reçu, ni aide, ni considération.

>>> JEAN PERROT: LA LIBRAIRIE PAILLET TOMBE À SON TOUR

La culture c’est les tags, pas les romans de la librairie Paillet, pas les livres d’art des bibliothèques que E. Piolle va fermer.

Le petit bulletin : Pourquoi un tel festival ? Jérôme Catz, propriétaire de SpaceJunk : Parce que c’est important et que ça répond à l’air du temps. Aujourd’hui, on voit du street art de partout, on est bombardés par ça… À Grenoble par exemple, il n’y a pas un rideau de fer qui n’ait pas été tagué.

Au moins c’est clair …      >>> UNE VALISE AVEC 25 000 € POUR TAGUER GRENOBLE

D’OÙ VIENNENT LES 175 000 € SUPPLÉMENTAIRES ?

Jérôme Catz, propriétaire de SpaceJunk : Aujourd’hui, je ne pense pas qu’un projet culturel doit être financé à 100% par la collectivité publique. Cette façon de faire ne marche plus. L’argent n’a pas disparu, il s’est juste déplacé : il faut aller le chercher là où il est.

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partenaire du shame art fest, un bon plan quand on loue des nacelles

C’est conforme à l’idéologie municipale : on est contre le privé mais quand il paye ça va, on se déplace pour aller chercher. Et le contribuable grenoblois croit pouvoir respirer, il ne va peut être pas tout payer, il y aurait des partenaires privés ?

Mais qui sont ces généreux partenaires d’EspacePourri (SpaceJunk) à 175 000 € ? Citons pour rire l’association Focus, richissime bien sûr comme toutes les associations 1901. Oublions ceux qui donnent d’une main pour récupérer de l’autre : les peintures Zolpan ou Posca, le loueur Loc’Nacelle. Passons sur telegrenoble. net qui est une émanation municipale, etc, etc. Non, il faut chercher ailleurs et notamment du côté de …

MARYVONNE BOILEAU (VERTS/ADES), PARTENAIRE « PRIVÉ » …

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Maryvonne Boileau n’est plus à une honte près, le shame art fest s’ajoute à la liste

C’est sans honte que le festival de la honte ose lister Grenoble Habitat, l’opérateur de logement social à la botte de la municipalité, parmi les partenaires « privés ».

Présidente Maryvonne Boileau (Verts/Ades), conseillère municipale, responsable entre autres de l’asphyxie dans le béton de l’église de la Bajatière.

>>> M. BOILEAU (VERTS/ADES) ASPHYXIE MÊME L’ÉGLISE

Maryvonne Boileau,compagne de Vincent Comparat Président de l’Ades, dont la fille Laurence, elle même Adjointe au Maire (Verts/Ades) estime que rien de ce qui se passe n’est un problème puisque « nous sommes de belles personnes, animées par le sens du bien commun et de l’intérêt général (…) nous sommes les bonnes personnes au bon endroit et au bon moment ». Elle devrait démissionner pour prendre le temps de consulter.

Y. MONGABURU (VERTS/ADES), PARTENAIRE « PRIVÉ »… E. PIOLLE AUSSI !

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pour le shame art fest, Yann Mongaburu porte une casquette de patron du privé

Autre opérateur « privé » du festival de la honte : Yann Mongaburu (Verts/Ades), conseiller municipal, président de la SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun de Grenoble). On ne savait pas que la municipalité comptait autant de patrons du privé, il faut vraiment regarder la liste des partenaires d’EspacePourri (SpaceJunk) pour savoir qu’à la mairie de Grenoble on baigne littéralement dans le grand capital.

E. Piolle (Verts/PG) lui même appartient au club de ces partenaires « privés », en tant que président de l’ACTIS, autre opérateur très privé du logement social de Grenoble. Ce n’est plus une farce, ça devient un scandale.

ANTOINE BACK, LE VERT/ROUGE DU SECTEUR 2

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Antoine Back, élu du secteur 2, responsable des promenades

Les vrais privés, partenaires malgré eux du festival de la honte, sont les propriétaires des logements et des commerces du Secteur 2, devenu le temple du street shame art et le secteur le plus massivement tagué de Grenoble. Evidemment ça n’est qu’une coïncidence …

Une habitante a d’ailleurs écrit « Le Festival de street art en cours n’apaise en rien notre ville de Grenoble. Le moins que l’on puisse dire est que les couleurs et les motifs n’invitent pas à la sérénité et les habitants de mon quartier éprouvent un sentiment de saturation devant la multiplicité des réalisations. » Une saturation et des provocations inacceptables qui donnent la nausée aux grenoblois. Combien ont ils réellement payé pour subir ça ?

>>> CHAMPIONNET: A.BACK (VERTS/PG) « PROMÈNE » LES HABITANTS

 

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