GRENOBLE : POURQUOI L’ARGENT PART EN FUSÉES

"Où va l'argent ?" Les grenoblois posent sans cesse la question après l'augmentation de 32 % des impôts avec une ville mal entretenue, sale, des services de plus en plus réduits et même la fermeture d'équipements socio-culturels dans les quartiers (exemple du Plateau à Mistral).

Ils ne voient pas le fonctionnement interne pourtant décortiqué par le groupe d'opposition qui accompli un travail remarquable de propositions pour stopper la dérive des dépenses de fonctionnement.

UNE ÉLIMINATION QUI A PRIS 38 SECONDES

Un exemple pour comprendre : en arrivant, la municipalité a voulu prendre en mains politiquement des structures permettant de parler aux jeunes. Ainsi la salle de musiques nouvelles du "Ciel" (réalisation Carignon) et la Chaufferie étaient gérées par une Régie, RC2, animée par deux personnes, Laurent Simon et Frédéric Rossi. Leur élimination a pris 38 secondes montre en mains au conseil municipal de l'époque (Place Gre'Net). On se rappelle que Matthieu Chamussy (LR repenti) était "l'opposition". Il donnait même son pouvoir à Eric Piolle pour voter à sa place à la Métro.

QU'ONT PENSÉ CEUX QUI COUPAIENT LA TÊTE À RC2 ?

Cette élimination a été votée dans l'association par un dénommé Pascal Auclair (Fusées) au titre de personnalité qualifiée désignée par le Maire. Il pleure en ce moment sur le préjudice (réel) subi par son association après le procès des marchés sans appels d'offres qui l'a épargné. A t-il pensé la même chose en éliminant RC2 ? Ou qu'il serait récompensé ?

APRÈS 10 ANS DE PROCÉDURES, UN MILLION D'EUROS POUR LE CONTRIBUABLE

Mais la décision du Conseil Municipal était illégale. Après 10 ans de procédures qu'Eric Piolle a conduit jusqu'en Cassation, si on totalise les frais de justice, la reconstitution de carrière des deux salariés licenciés, les indemnités de licenciements, les dommages et intérêts qu'ils réclament, cette seule opération politicienne coutera de l'ordre de 1 millions d'euros au contribuable .

L'AFFAIRE DU RESTAURANT LE "5": UNE GESTION LHEUREUX CALAMITEUSE

L'affaire du restaurant "le 5" est un autre exemple de la gabegie municipale se traitant devant les tribunaux. Ce restaurant qui jouxte le musée de peinture place Lavalette et appartient à la ville nécessitait des travaux d'étanchéité (330 000 € !). La logique voulait qu'ils soient menés par tranches pendant les périodes estivales ou les fermetures dues au Covid. Non, l'autre lumière qui gère le dossier, Lucille Lheureux (Verts/LFI), elle-même brillante commerçante (!) a fait engager les travaux au moment de la réouverture d'après Covid, des travaux si bien maitrisés que, devant durer 3 mois, ils ont mis 6 mois et demi. 

E. PIOLLE N'A RÉPONDU À RIEN... 

S'étant épuisé pendant la longue période de fermeture à payer ses salariés, Pierre Pavy est sorti exsangue et a sollicité la ville pour négocier un redémarrage en douceur. Il eut suffit d'une négociation lissant la redevance pour tenir compte des délais de travaux non tenus par exemple. Le gérant a envoyé mails et textos à Eric Piolle. Il n'a jamais reçu de réponse.

ENCORE UN MILLION D'EUROS QUI PARTENT EN FUMÉE

Eric Piolle a fait provisionner 500 000 € dans le budget municipal pour faire face au contentieux avec Pierre Pavy. S'il perdait face à lui et si la nouvelle convention avec MixLab était annulée, il serait ridicule, le restaurant n'aurait pas de repreneur et le contribuable paierait toutes les notes y compris l'absence de recettes de loyer en attendant. On est bien à près d'un million d'euros pour une affaire qui aurait pu être réglée à l'amiable par un Maire seulement impliqué. À noter que dans Mix Lab, repreneur du "5", figure... Pascal Auclair de "Fusées", que Piolle "ne connait pas".

RICHARDSON : PIOLLE LAISSE LES MAFIAS GÉRER

L'incendie de l'entreprise Richardson est emblématique aussi de cette gabegie financière : malgré les demandes réitérées de l'opposition, Eric Piolle a laissé se développer un camp sur le terrain municipal jouxtant l'entreprise. Un incendie criminel s'est déclaré endommageant sérieusement l'entreprise.

UN LOYER DE 500 € PAR CABANE

Le "Dauphiné" a révélé qu'un suspect a été appréhendé, soupçonné d'avoir incendié volontairement un cabanon à l'origine de l'incendie. Quelqu'un qui "imposait sa loi sur le camp, demandait à chaque famille de s’acquitter d’un montant de 500 euros par mois pour bénéficier d’un emplacement". Un véritable système mafieux que la Mairie a laissé s'installer et prospérer sur un terrain municipal, faisant d'elle une complice passive. Elle a aussi refusé longtemps de déposer plainte comme le lui demandait Alain Carignon.

6 MILLIONS D'EUROS POUR INDEMNISER RICHARDSON

La municipalité a provisionné 6 millions d'euros pour indemniser l'entreprise. 6 millions d'euros, c'est environ 15 % des recettes fiscales engrangées par l'augmentation de 32 % des impôts. Qui partent donc en fumée. Mais ce sera peut être 9 millions d'euros selon des experts !

Car le "degré de sinistralité de la ville", comme disent pudiquement les compagnies d'assurances pour qualifier le niveau d'insécurité, impose des franchises très élevées. L'absence de caméras étant un facteur aggravant pour les compagnies. Voilà encore une dépense qui aurait pu ne pas exister si le Maire avait seulement agi.

AUGMENTATION DE 3,5 MILLIONS D'EUROS POUR 66 POSTES SUPPLÉMENTAIRES

Faut-il citer les 66 postes supplémentaires créés sur le budget 2023 ? Alors que le nombre de personnels de la Métropole est supérieur de 10 % au nombre de personnels transférés des communes, soit 200 postes supplémentaires ! 3,5 millions d'euros annuels sont ainsi dépensés. Récurrents. Dans une ville aux dépenses de fonctionnement par habitant qui battent les records des grandes villes. Par exemple, parmi les postes créés figurent des "coordonnateurs" en tous genres ou encore un technicien de la qualité de l'air alors qu'existe Atmo, un organisme financé par la Métropole pour contrôler la qualité de l'air.

1,2 MILLIONS D'EUROS POUR APPRENDRE À MONTER SUR UN VÉLO

Faut-il citer les 1,2 millions d'euros d'argent public annoncés en 2023 pour créer une école apprenant à... monter sur un vélo. Il n'y a rien de plus urgent dans une ville qui ferme un équipement comme le Plateau  à Mistral ?

DERNIER CONSEIL : LE GROUPE D'OPPOSITION A PROPOSE 4 MILLIONS D'EUROS D'ÉCONOMIES

Ces exemples de gabegie illustrent un mépris général pour l'argent des autres. En suivant les propositions du groupe d'opposition, on comprend où sont les innombrables sources d'économies. Lors du dernier Conseil Municipal, Alain Carignon et les élus de son groupe ont proposé 4 millions d'euros d'économies au fil de leurs amendements. Car il ne s'agit pas seulement de brosser les électeurs dans le sens du poil. Il convient désormais de dire comment et où on réforme et économise.

À ce jour, seul le groupe d'opposition a pris la mesure du défi et propose des mesures à la hauteur. Aux grenoblois maintenant de choisir leur avenir.

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