LA GRANDE ARNAQUE SUR LES DÉPLACEMENTS

 Les dithyrambes succèdent aux dithyrambes. Qui ne se déplace pas en vélo dans la Métropole si on lit les gazettes locales? Quasiment personne. En fait de l'ordre de 90 % des déplacements dans la Métropole ne s'effectuent pas en vélo. 

LA PART MODALE DU VELO : 10 % des DÉPLACEMENTS 

On parle sans cesse d'augmentations fulgurantes : " entre 2010 et 2020 la pratique du vélo a bondi de 50 % intra-muros " relève Jean-Benoit Vigny ( DL 16/10/22)  " Intra-muros" donc seulement dans Grenoble et 50 % d'augmentation à partir de quel part modale? Il y a 20 ans le vélo représentait de l'ordre de 2% des déplacements et aujourd'hui autour de 10 % . Soit, effectivement, en pourcentage une augmentation spectaculaire. 

Si on se limite également au trajet domicile travail pour les seuls habitants de la commune , Grenoble est en tête avec 16,3 % des déplacements de ce type en vélo. Mais il faut vraiment chercher un item au milieu de beaucoup d'autres, le limiter géographiquement pour parvenir à ce cocorico qui n'est nullement confirmé par les classements nationaux . 

LA POLITIQUE CYCLABLE EST ANCIENNE 

Ce qui importe évidemment pour la qualité de l'air c'est la part modale des déplacements en vélo dans la Métropole et celle-ci tourne bien autour de 10 %. Ce qui est un très beau résultat, très positif. La politique cyclable de la ville est une vieille histoire puisqu'elle s'est développée sous les municipalités Dubedout, Carignon et Destot. Les pistes cyclables départementales ont été créées par Alain Carignon et sa majorité au Conseil Départemental ...

AUTOROUTES à VÉLO DANS L'HYPER-CENTRE : UNE FAUTE

Les " autoroutes à vélos" arrivées sous Piolle ont été pour partie une faute en traversant l'hypercentre contrairement à ce qu'ont fait les villes championnes mondiales du Vélo comme Copenhague, ce qu'avait osé rapporter Philippe Descamps , pourtant un allié des coups tordus de Raymond Avrillier.  

DEPUIS L'ARRIVÉE des VERTS, LES TRANSPORTS EN COMMUNS STAGNENT

Mais surtout cette progression spectaculaire se fait au détriment des transports collectifs qui ne progressent plus pour la première fois depuis l'arrivée du tram en 1987. Depuis l'arrivée des Verts à Grenoble et les autoroutes à vélo leur part modale dans les déplacements est bloquée à 16 % . Certes l'absence d'investissements sous la gouvernance du sous-phare de l'humanité , le délateur Yann Mongaburu ( Verts/Ades) a joué un rôle. Egalement la montée de l'insécurité.  Mais au final, ils deviennent principalement un mode de transport utilisé par les jeunes ( 60%) et donc spécialisé et marginalisé. 

MÉTROPOLE : 41 % DES DÉPLACEMENTS EN VOITURE

L'étude ménages réalisée tous les 10 ans par la Métropole, interrogeant 12 000 personnes est la source fiable qui permet de bénéficier des vrais chiffres. Elle est assez ignorée par la municipalité  qui abreuve les médias de données partielles et partiales faussant la lecture des faits

Car dans la Métropole 41 % des déplacements s'effectuent en voitures: en entendez -vous parler quatre fois plus que du vélo ?  Elle est la quatrième la plus embouteillée de France. En entendez-vous beaucoup parler? 

LA MARCHE: 43 % DES DÉPLACEMENTS à GRENOBLE...

Mais le mode de déplacement le plus écologique - celui qui ne fait appel à aucun matériel - est la marche. Sa part modale est quatre fois supérieure au vélo dans Grenoble et trois fois supérieure dans la Métropole. Respectivement 43 % et 34 %. Et malgré le fait que tout est fait pour la rendre difficile (suppression de feux  tricolores, de passages protégés sécurisés, envahissement des vélos et trottinettes, espace public sale et dégradé...) elle progresse encore.

... LA PLUS PÉNALISÉE PAR LES AMÉNAGEMENTS 

Elle s'adresse à un spectre beaucoup plus large de population en termes d'âge, de handicaps et pourrait, encouragée, atteindre facilement un déplacement sur deux dans une ville comme Grenoble. Mais il existe un lobby du vélo - tout à fait respectable- composé de beaucoup de décideurs publics et privés, de journalistes et un effet mode qui pénalise le déplacement piétons. Alors que les deux devraient être menés en parallèle et la capacité de progression de la marche qui représente déjà plus de 4 déplacements sur 10 à Grenoble, prise enfin en compte.  

UN MONORAIL DE VOREPPE à CROLLES

Le groupe d'opposition a proposé de faire un nouveau saut qualitatif et quantitatif avec le monorail à propulsion solaire entre Voreppe et Crolles afin de répondre aux besoins du Nord/Sud et de rehausser à nouveau la qualité des transports collectifs pour qu'ils redeviennent attirants pour toutes les couches de la population. 

GRENOBLE N'A PAS MENÉ LA BATAILLE DU TGV 

Mais la Métropole est paralysée dans ces domaines. Elle a manqué le rendez-vous d'une ligne à Grande vitesse pour le TGV entre St Exupéry et Moirans qui aurait libéré la ligne Grenoble-Lyon pour des TER rapides et fréquents. Elle a manqué tous les plans de relance que des villes comme Toulouse  ou Nice ont saisi pour obtenir des crédits pour leur lignes TGV. Elle est en attente d'un hypothétique RER en 2035 dont elle n'a pas obtenu les financements d'état alors que la Métropole Lyonnaise est largement servie. 

LE VÉLO NE PEUT PAS RÉSUMER LES DÉPLACEMENTS à LUI SEUL

Bref les cocoricos sur le vélo masquent mal l'impéritie d'ensemble et les problématiques graves non résolues. La municipalité répète sa com' pour gogos et valorise les habitants représentants 10 % des déplacements, dont les grenoblois observent parfois sur leur vélos le visage grave et concentré de sauveurs de la planète.

Mais ce mode de déplacement si sympathique qui mérite d'être largement soutenu, ne saurait  résumer à lui tout seul une politique favorisant le mouvement et l'attractivité du territoire. 

 

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