BOUCHONS : LA CIRCULATION CONTINUE à AUGMENTER DANS L’AGGLO

 « L’aire urbaine grenobloise reste la quatrième plus embouteillée de France pour la circulation automobile » rappelait récemment dans le DL (5/2/21) Jean-Benoit Vigny en publiant un recensement serré des chiffres et de la réalité. Ils contredisent totalement les cocoricos permanents d’Eric Piolle et des ses acolytes, tel Yann Monbaguru (Verts/Ades) dont le ramage et le plumage des discours est inversement proportionnel à leur efficacité.

"LE TRAFIC EST EN HAUSSE à GRENOBLE ...."

« Selon les chiffres de l’Agence d’Urbanisme (AURG), le trafic routier ne connaît pas la crise sur les autoroutes : par exemple, on enregistre une hausse de + 53 % sur l’A48 au niveau de Voiron entre 2001 et 2018… Sur les portions autoroutières gratuites et la rocade, « l’évolution du trafic est peu marquée même s’il est majoritairement en légère augmentation. D’importantes hausses persistent sur l’A41 entre Crolles et Montbonnot et sur l’A51 entre Vif et Claix. Janvier et février 2020 l’avaient encore montré : le trafic est en hausse à Grenoble « de l’ordre de 2 à 3 % par an comme pour toutes les grandes villes françaises », témoigne Vincent Martinier, chargé de communication de TomTom. » rappelle le journaliste.

"... COMME DANS TOUTES LES VILLES FRANCAISES" 

Quoi la politique-phare du Maire-Phare aboutit à une hausse du trafic automobile « comme dans toutes les grandes villes Françaises ? ». Le chantre des changements de comportement offrant son exemple personnel sur l’autel de la pédagogie puisqu’Il a annoncé urbi et orbi qu’il avait renoncé à la voiture ne produit aucun effet particulier ?

"GRENOBLE EST RETOMBÉE DANS SES TRAVERS AUTOMOBILE"

Et d’ajouter : « Grenoble est retombée dans ses travers automobiles :  Juillet et août avaient de nouveau dépassé la moyenne. Plus embêtant, alors que le télétravail était conseillé voire requis, le trafic a à peine diminué en septembre et octobre (de l’ordre de -1,5 %)».

+ 5 % DE VÉHICULES DANS LA MÉTROPOLE

Jean-Benoit Vigny de préciser encore : «  Entre 2006 et 2016, le parc automobile isérois a nettement crû, avec 42 300 véhicules supplémentaires (de +5 % dans la Métropole à +25 % pour Bièvre Isère). Et il est difficile de penser que ces véhicules restent au garage. Le nombre de kilomètres parcourus continue lui aussi à augmenter.» Et de poser la question : «  À cause de la périurbanisation ? ».

LA DENSIFICATION MASSIVE N'ARRÊTE RIEN

Quelle horreur ! la politique de densification massive censée être justifiée pour réduire l’étalement urbain serait totalement sans effet ? Ce que l’opposition ne cesse d’affirmer à longueur de colonnes et d’assemblées municipales et métropolitaines. Ici encore les faits sont têtus. Le choix de l’habitat prend en compte des facteurs multiples (situation familiale, financière, emploi,  désir de vie …) auxquels l’entassement maximal décidé par le PLUI (plan d’urbanisme) Piollesque ne répond aucunement.

FINS DE JOURNÉE : DES OPÉRATIONS ESCARGOTS à GRANDE ÉCHELLE 

En tout cas  « si les pics de congestion ont tendance à diminuer en 2021 le matin, ceux du soir explosent. Hormis le vendredi soir (pire horaire pour se déplacer depuis des années) qui reste stable dans sa problématique, les fins de journée (17-18 heures) sont toutes devenues des opérations escargots à grande échelle. Y compris le dimanche avec les retours de week-end ou de montagne. »

DES REPORTS DE CIRCULATION DANS CERTAINS QUARTIERS

S’agissant du centre ville de Grenoble l’agence d’urbanisme, juge que «chaque jour (données 2018), 360 000 véhicules entrent et sortent de Grenoble, soit 40 000 de moins qu’en 2018 » Mais … « Impossible pour autant de savoir si cette baisse a entraîné un accroissement du trafic aux portes de la commune ou si elle est la conséquence d’un changement de comportements dans les mobilités ». Pas besoin de l’AURG  pour constater les accroissements de circulation sur tous les axes ou celle-ci s’est reportée y compris intra-muros : Lesdiguières, rue Hoche, bd Gambetta, Championnet, Ampère… D’ailleurs ATMO, l’organisme de contrôle de la pollution a bien relevé une augmentation de la pollution dans un certain nombre de quartiers après la mise en place du brillant plan de circulation  Piollesque.

PART MODALE DU DÉPLACEMENT EN VÉLO TOUJOURS INCONNUE

Quand à la part modale du vélo,  les chiffres publiés concernent toujours le segment du domicile-travail, jamais la vraie part modale, à savoir pour tous déplacements  confondus (voiture, transports en communs, à pieds…) quelle est la part du vélo ? L’objectif qu’avait annoncé Piolle pour justifier son plan de circulation était de 10 % en 2020 et le fait que ce résultat ait disparu de la com’ tend à prouver qu’il n’a jamais été atteint. Enfin évidemment la Métropole communique aussi sur les futurs RER en .. 2025 afin de cacher les retards considérables qui ont été pris dans le ferroviaire ces dernières décennies.

 

LES GRANDS RETARDS COMPENSÉS PAR DE GRANDES ANNONCES

Les grandes avancées des TER avec les gares d’Echirolles, Gières etc datent des années Carignon pendant lesquelles Grenoble prenait de l’avance. Ensuite les autres pôles régionaux ont capté les crédits et Grenoble a perdu le projet de gare TGV Pontcharra-Montmélian, et n’a même jamais demandé une ligne TGV depuis Lyon. Les TER de la ligne ferroviaire Lyon/Grenoble étant paralysés par la présence des TGV sur la ligneVers le sud c’est sous la présidence Queyranne (PS) à la Région, Eliane Giraud (PS) étant Vice-Présidente aux déplacements et Eric Piolle Président d’un groupe de la majorité que la ligne Grenoble-Veynes a été abandonnée. Il a fallu la prise en mains du dossier avec l’arrivée de Laurent Wauquiez pour qu’elle soit sauvée. Comme le train de la Mure a été récupéré par Jean-Pierre Barbier à l’échelle du département alors qu’il avait cessé de fonctionner sous Vallini (PS) allié aux Verts, faute de travaux.

Dés qu’on se penche sur les résultats, le verdict est toujours le même. Le flot de mots qu’ils déversent et les mesures provocatrices qu’ils prennent afin de tromper leurs gogos d’électeurs, ne sont aucunement à la hauteur des enjeux qui se posent à une Métropole comme la nôtre. Le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes l’a classée dans la catégorie des métropoles « faiblement dynamiques «. C’était exprimé avec délicatesse.

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