LA « BÉTONISATION » CRÉE de DANGEREUX ÎLOTS de CHALEUR

Grande opération de pub’ sur sa sensibilité à l’environnement et « aux ilots de chaleur urbain » dont les Grenoblois sont les victimes. Deux élus Verts, Jérôme Dutroncy et Lucille Lheureux ont eu droit à une page du DL  (20/2/18) pour faire croire à leur attention à ce problème.

En effet du fait des excès de  l’urbanisation Grenoble en été peut compter 4 ou 5 ° supplémentaire par rapport à une commune environnante.

LES ROUGE/VERTS DÉCOUVRENT LE RÔLE des VÉGÉTAUX …

Alors nos élus font semblant de découvrir « Le rôle de régulateurs thermiques joué par les végétaux » selon le journaliste Alexandre Berteau. Ils veulent donc végétaliser les toits de Grenoble, même si, ils le reconnaissent « peu de bâtiments publics sont exploitables à Grenoble hormis le Musée ou l’hôtel de ville ». 

50 % des TOITS SERONT VÉGÉTALISÉS AVANT 2030. 

Rappelons qu’avant d’être végétalisé  le toit de l’ancien Musée devrait être réparé: des bâches sont posées pour empêcher l’eau de pluie d’entrer… Mais peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. D’ailleurs ils commencent par le toit de l’hôtel de ville : on ne doute pas de l’utilité au milieu du parc Paul Mistral.

Jérôme Dutroncy et Lucille Lheureux dont la langue de béton n’a pas failli, ont donc présenté les objectifs à savoir que « 50 % des toitures plates soient végétalisées »... avant 2030.

LE PLAN D’URBANISME FAVORISE LE STOCKAGE de la CHALEUR 

Et voilà un plan supplémentaire qui n’engage à rien mais permet de causer. Car le travail s’effectuera surtout, comme pour tous les autres plans, entre 2020 et 2030, quand ils ne seront plus là.  Il se trouvera bien quelques gogos pour trouver que la municipalité Piolle démontre à nouveau son attachement à l’environnement ?

M.DESTOT ANNONÇAIT LA VÉGÉTALISATION de la PRESQU’ILE 

Le même DL avait présenté de façon aussi dithyrambique le plan Destot de végétalisation de la ville et du futur quartier de la Presqu’ile avec ses immeubles dégoulinants de verdure et ses toits arborés… En juin 2013 il annonçait végétaliser  « les rues Lafayette, République et Philis de la Charce, les places de Metz, Vallier et Championnet, les places de l’Étoile, Condorcet et rue Vicat » (Nathalie Ruffier  Maisons et Appartements) .

On voit ce qu’il en est.

LE BETON, LE BITUME, LE VERRE, LE MÉTAL STOCKENT LA CHALEUR 

Le béton, le bitume, le verre, le métal stockent la chaleur. Or le Plan Local d’Urbanisme voté en 2005 sur proposition de la tête de liste des Verts, Pierre Kermen Adjoint (Verts/Ades) a l’urbanisme a organisé une densification maximale.

LA BÉTONISATION de GRENOBLE, PREMIÈRE CAUSE du STOCKAGE de la CHALEUR 

Tous les faux éco-quartiers ont été bétonnés à mort avec une part réservée aux végétaux nulle ou anecdotique: Vigny-Musset, Bouchayer-Viallet, Presqu’ile et demain l’Ilot Raymond ou l’esplanade. De combien de degré ont ils fait monter la température à Grenoble ? Aucun doctorant ne fera de thèse à ce sujet…

La bétonisation de Grenoble est la première cause de la création de ces ilots de chaleur. Ça n’empêche pas le DL d’avoir déniché (tout seul ?) une Julita Dudek, doctorante à Lyon3 qui réalise justement une thèse sur les ilots de chaleur urbains avec -ça tombe bien- la ville de Grenoble comme cas d’étude.

Pour elle, évidemment -on s’en doutait un peu et faut il une thèse pour le démontrer ?- « la végétalisation est une façon de réduire les températures en ville. Je pense que Grenoble est sur la bonne voie en essayant de prendre cette direction ».

A.CARIGNON : « GRENOBLE, 3 ème VILLE de FRANCE pour LA DENSITÉ » 

La question de savoir si un autre Plan Local d’Urbanisme avec une bétonisation moindre ne serait pas plus efficace ne lui a pas été posée.

Comme l’a indiqué Alain Carignon dans un communiqué au lendemain de l’article du DL « la première mesure pour éviter le stockage de la chaleur serait de bétonner moins ».

L’ancien Ministre rappelle que « Grenoble est devenue  la 3 ème de France (hors région parisienne) pour le nombre d’habitants au M2. 

MOINS DE 12 M2 D’ESPACES VERTS PAR HABITANT 

« En conduisant cette politique de densification extrême les élus PS/PC et Verts de l’agglomération créent les conditions d’un environnement dégradé. La réduction des espaces verts à moins de 12 M2 par habitants à Grenoble (contre 48 M2 dans les grandes villes) selon le palmarès UNEP,  aboutit à ce réchauffement dont les grenoblois sont les victimes».

Pour lui « Grenoble a besoin d’un moratoire sur la bétonisation de la ville et d’un bilan des équipements publics (scolaire, sportif, de loisirs, parcs…) par rapport à sa population».

Ce serait d’effet immédiat sur les ilots de chaleur et permettrait de ne pas attendre… 2030.

 

 

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