CENTRE VILLE : UNE NOUVELLE PÉTITION de PROTESTATION

GABEGIE de la MÉTRO : 45 MILLIONS d'€ POUR SES BUREAUX
Waly DIA, humoriste : "LES TALENTS LOCAUX, ON NE LES AIDE PAS..."

Ça tombe comme à Gravelotte. Déjà Madame Cohen-Viollet avait lancé une pétition a grand succès en octobre-novembre pour faire part du mécontentement des habitants et des commerçants après la fermeture de Grenoble. Lançant à Eric Piolle : «depuis quelques mois et sans autre avis que le votre, vous avez décidé de couper le grand axe Genève-Grenoble-Lyon-Marseille pour y faire une «autoroute à vélos».

Décrivant les conséquences pour la vie économique de la ville. Depuis lors les licenciements, les rideaux baissés, les commerçants qui ne peuvent plus se donner un salaire ont démontré que les centaines de personnes qui l’ont signée avait raison. Alain Carignon leur avait apporté son soutien.

« CETTE LETTRE EST UN APPEL AU SECOURS FACE à la BAISSE de FRÉQUENTATION… »

En décembre c’est un commerçant non sédentaire de la place Victor Hugo qui a pris le relais. En quelques jours il a reçu près de 250 signatures à sa « lettre ouverte au Maire ».

« Cette lettre est un appel au secours face à la baisse de fréquentation de nos commerces du centre ville. Nos chiffres d’affaires sont en chute libre, certains d’entre nous font face à une restructuration leur effectif pourtant déjà minime pour certains.

« Nos clients pourtant attachés à nos commerces privilégient la facilité d’accès ( …) Nous travaillons chaque jour dans cette ville et certains depuis tant d’années, nous l’affectionnons et créons ensemble une valeur ajoutée.

« VOUS PROMETTIEZ DE SOUTENIR LE COMMERCE de PROXIMITÉ »

« Dans le point 92 de votre programme vous nous promettez ceci : soutenir le commerce de proximité, nous interdirons toute nouvelle implantation ou extension de grande surface. Nous favoriserons la revitalisation du commerce de proximité voire appuierons sa création quand il a totalement disparu du quartier. Le commerce de proximité est un facteur de lien social et de dynamisme pour toute la ville ». 

 » Aujourd’hui nous constatons que cet engagement est une utopie (un mensonge NDLR) face à notre réalité de tous les jours. Les chiffres ne mentent pas et nos clients ont bel et bien déserté notre ville à tous ».

Dans le point 25 investir sur la jeunesse vous dites ceci :

« nous mettrons en place la gratuité de l’abonnement TAG et Métrovélo pour les jeunes de moins de 25 ans ».

« Malheureusement ce point de votre programme n’est pas mis en place à ce jour.

L’ACCÈS à NOTRE VILLE N’EST FAVORISÉ POUR PERSONNE 

« Monsieur le Maire ces quelques exemples nous prouvent à ce jour que l’accès à notre ville n’est pas favorisé ni pour les 18-25 ans qui restent une cible pour différentes enseignes ni pour les éventuels clients venant de l’agglomération puisque chaque entrée de la ville est saturée par d’immenses bouchons (…)

« Ni pour les personnes âgées souhaitant venir en voiture car les places de stationnement se réduisent chaque jour »…

L’OPÉRATION ANTI-NEYRPIC NE PARVIENT PAS à CAMOUFLER LES DIFFICULTÉS d’AUJOURD’HUI

Cette nouvelle complainte apporte un démenti supplémentaire au discours de déni tenu par la municipalité Piolle. L’opération anti-Neyrpic ne parvient pas à jeter un voile sur la politique menée actuellement. En 2020 si les 24 000 M2 de surfaces commerciales prévues aux portes de Grenoble, à St Martin d’Hères par David Queiros le Maire (PCF) sortent de terre, ils tueront un commerce déjà mort.

E.PIOLLE et C.FERRARI POURRAIENT FAIRE RESPECTER LEURS  PLANS ! 

On a encore vu Christian Hoffmann le Président  de Label Ville monter au créneau contre ce projet qui « aura de lourdes conséquences négatives sur les commerces du centre-ville grenoblois ». (DL du 21/12/17). il rappelle aussi le SCOT censé organiser « l’émergence de pôles commerciaux de proximité bien répartis sur le territoire plutôt que de privilégier une logique de concentration nuisible à tous ». Oubliant de pointer les élus de l’agglomération qui bassinent depuis des mois sur leurs plans de développement et se révèlent incapables de les faire respecter par leur propre majorité. A quoi servent ils ?

POURQUOI LABEL VILLE N’EXIGE PAS UNE ÉTUDE D’IMPACT SUR LA FERMETURE de GRENOBLE ? 

Label Ville « exige  une étude d’impact qui permettra de positionner clairement le projet par rapport à sa zone de chalandise, en référence à l’offre des principaux pôles commerciaux de la Métropole dont le centre-ville de Grenoble ». Mais pourquoi donc n’exige t il pas en préalable une étude d’impact sur la fermeture de Grenoble décidée unilatéralement par Eric Piolle et qui fait des dégâts aujourd’hui ?

J.RUBES (PCF) : « SI LES COMMERCES VONT MAL, NEYRPIC N’EST PAS ENCORE LA »

Jérôme Rubes, adjoint (PCF) aux Finances à Saint-Martin-d’Hères et vice-président à la Métropole, donc dans la majorité Piolle/Ferrari de la Métro avait beau jeu de remarquer ironiquement  « J’ai l’impression que Neyrpic est un prétexte pour plein de choses. Ce projet, au mieux, sort de terre dans 3 ans. Et si les commerces de Grenoble vont mal, Neyrpic, pour information, n’est pas encore là » (DL du 20/12/17).

E.PIOLLE A LE POUVOIR D’EMPÊCHER NEYRPIC, IL NE L’EXERCE PAS 

Rien n’empêche Eric Piolle de menacer de casser la majorité de la Métro si elle ne respecte pas les engagements communs en matière de développement. Pourquoi admettre de J.Rubes et D. Queiros ce qu’il a refusé à Fabrice Hugelé le contraignant à démissionner ? Le preuve qu’Eric Piolle joue la comédie. On retrouve l’immobilisme et le verbiage de Destot qui a mené Grenoble au bord de la mise sous tutelle.

La nouvelle pétition du centre ville a le mérite de rappeler une réalité. Les difficultés sont subies maintenant. La municipalité n’a mis en place ni communication sur l’accès à la ville, ni indemnisation pour compenser les pertes de chiffres d’affaires, ni aucune des mesures qu’elle avait annoncé dans son programme municipal.

E.PIOLLE DOIT ABANDONNER SES DOGMES et REMETTRE LES PIEDS à TERRE 

La nouvelle pétition démontre l’échec des opérations d’enfumage par la création d’une cible -certes réelle- mais future pour masquer les décisions prises qui asphyxient la ville. La mobilisation des habitants, des usagers, des commerçants, des profession libérales, des artisans du centre ville a pour objet de demander à Eric Piolle et à lui seul d’abandonner ses dogmes et de remettre les pieds sur terre.

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