RETOUR DES PANNEAUX DECAUX : LA GRANDE TARTUFFERIE

La réapparition de panneaux de pub Decaux juste montre bien la tartufferie de la Municipalité à propos de la publicité dans l'espace public. 

LE CHEVAL DE BATAILLE DE NAMUR

Il y a quelques mois à peine, le matamore Gilles Namur fanfaronnait dans les médias locaux à propos de sa dernière grande trouvaille : l'interdiction d'une maigre dizaine de panneaux publicitaires qui subsistaient dans des espaces privés, car « ce n’était pas à la hauteur de la capitale verte européenne, pas au niveau de la capitale des Alpes". De là à en déduire que, pour l'adjoint à l'espace public, les tags qui pourrissent toute la ville et les amas de déchets sont plus du niveau de la capitale verte que quelques panneaux, il n'y a qu'un pas...

A la hauteur de la capitale verte ?

LA MESURE PHARE DU PREMIER MANDAT

On s'en souvient, la suppression des panneaux publicitaires Decaux a été le marqueur du premier mandat d'Eric Piolle. La mesure qu'il choisissait de mettre en avant dans les médias nationaux, le symbole de son action. Tant pis si en parallèle l'état de propreté de la ville se dégradait à toute vitesse. Tant pis si de nouveaux totems hideux avaient remplacés les totems Decaux. Tant pis si la fin du contrat signait une perte sèche de 600 000 euros pour les caisses déjà exsangues de la ville.

L'immonde mobilier municipal qui avait remplacé les totems stylisés de Decaux

LE RETOUR DE PANNEAUX DECAUX EN VILLE

Sauf qu'Eric Piolle, comme d'habitude, a échoué. Des panneaux de Decaux reviennent en ville. Un habitant surpris nous a ainsi envoyé la photo de ce panneau, vers la station Total et l'intermarché Boulevard Foch. Une façade souillée par les tags et un panneau de pub nouvellement installé : une photo symbole de ce double échec municipal. 

UN PANNEAU DE PUB DEVANT UNE FRESQUE

Le deuxième exemple couvre encore davantage de ridicule nos lumières municipales. Au niveau du 25 boulevard Foch, le nouveau panneau est placé juste devant une œuvre du Grenoble Street Art Fest si cher à nos élus ! Le choix de l'emplacement ressemblerait presque à une provocation... 

On appréciera combien le panneau embellit l'œuvre...

On notera d'ailleurs que le panneau n'était pas là au moment de la réalisation de la fresque en juin dernier, quand les caméras étaient braquées sur l'artiste. Quelle heureuse coïncidence.

Pas de panneau au moment de la réalisation de la fresque (capture d'écran Google Maps)

APRES LE RETOUR DES TOTEMS DECAUX...

Ce retour de panneaux publicitaires signe un nouvel échec en la matière pour Eric Piolle. L'an dernier, les historiques colonnes Morris de Decaux revenaient en ville, 6 ans après leur disparition. Sans explications aucune sur la gabegie financière qu'auront donc représenté les totems municipaux qui n'auront tenus que quelques temps (de l'ordre de 500 000 euros). 

Le retour des colonnes Morris, ici angle Jean Perrot/Clémenceau

LE RETOUR DE L'AFFICHAGE LUMINEUX

L'affichage lumineux était ensuite revenu sur les arrêts de transports en commun. "Ceux-ci résultent d’un « compromis », expliquait alors un Gilles Namur pour une fois tout penaud. Un comble pour les champions de la terre, qui revendiquent une écologie "radicale" à longueur de journée : ils en sont réduits aux "compromis"... qui sonnent beaucoup comme une "défaite". 

Le retour des panneaux lumineux sur les arrêts

UN NOUVEL ECHEC

Ces nouveaux panneaux signent donc un troisième camouflet qui achève d'enterrer la mesure phare de la Municipalité. Comme d'habitude, la réalité torpille une communication pourtant savamment huilée. C'est décidément le mandat de la déroute : plus rien ne tient en Piollie. Pas même les mesurettes symboliques.

 

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