Me Denis DREYFUS : “LE TEMPS PASSE et les DRAMES SE MULTIPLIENT”

Le défenseur de la famille d’Adrien Perez, l’expérimenté avocat Denis Dreyfus a répondu aux questions de Sud Radio et  jugé “sidérant à l’heure actuelle le dramatique jeu de ping pong entre la ville, les élus de la Métropole et le Ministre de l’Intérieur et le fait que le temps passe et les drames se multiplient”. 

Rappelant que “Grenoble est reconnue comme très violente par rapport à sa taille”, dénonçant la “politique politicienne” la vaine “polémique sur la vidéo-surveillance” jugeant tout cela “hors du temps”.

Me DREYFUS : “SI DES DÉCISIONS NE SONT PAS PRISES, JE CRAINS QUE LA MAJORITÉ SILENCIEUSE BASCULE” 

L’avocat avoue également avoir ressenti “le ras le bol de la majorité silencieuse” lors de la marche blanche pour Adrien et averti : “si des décisions fortes ne sont pas prises je crains que cette majorité silencieuse ne bascule, le ras le bol est pour l’instant verbal, mais attention…” 

Un constat sévère qui renvoie dos à dos tous les protagonistes. On comprend que l’auxiliaire de justice se limite à réclamer “des moyens pour la police, la gendarmerie et les enquêteurs”. Comme l’ont justement expliqué Gérard Collomb de son côté et un Maire en action sur le front de la délinquance comme celui de Montfermeil à  “C’ dans l’Air“, ces moyens sont inopérants sans politique locale d’accompagnement forte.

LA POLITIQUE LOCALE ARROSE LES RACINES du MAL 

Car comme Denis Dreyfus lui-même le constate “les racines du mal viennent de manière endémique de la banlieue comme du centre de la ville” sans pouvoir aller plus loin pour les décrire. Or ces racines sont arrosées par la politique locale : bétonisation, part de logements sociaux, attributions de logements, absence de sanctions pour les dealers ou les familles logés par la collectivité…. Les exemples fourmillent.

E.MARTIN (Verts/PG) : LA MORT D’ADRIEN EST COMPARABLE à la VIOLENCE de la BAISSE de 5 € des APL

C’est l’honneur de la démocratie que des politiques différentes s’opposent et il est vain de réclamer une “union nationale” entre ceux pour qui la violence de la société est la cause de la délinquance et ceux pour qui la personne porte une responsabilité. Quoi de commun entre Elisa Martin (Verts/PG) pour qui la mort d’Adrien Perez est comparable à la violence constituée par la baisse de 5 € des APL et Alain Carignon qui aligne des mesures concrètes pour lutter contre la délinquance ? Une Union nationale reposerait sur un mensonge, une tromperie ou le plus petit dénominateur commun.

GRENOBLE AVAIT DÉJÀ 8000 ACTES de DÉLINQUANCE de PLUS QUE LA MOYENNE EN 2015 

Si, en 2015,  Grenoble comptait 8000 actes de délinquance par an de plus que la moyenne des villes comparables – + 63 %- les politiques de M.Destot, J.Safar et G. Fioraso pendant 19 ans n’y seraient pour rien ? Et si, depuis l’annonce irresponsable d’Eric Piolle -il aurait pu le faire sans le proclamer- selon laquelle Grenoble n’aurait pas de caméras de vidéo protection les chiffres ont encore explosé, il n’y serait pour rien non plus ? Encore + 42 % de vols avec violence en 2017 ! Pourquoi donc quand la politique de la gauche produit un échec politique patent faudrait il que le sujet ne soit tout à coup  “ni de droite , ni de gauche” ?

UNE EXPOSITION POUR EXCUSER LES ÉMEUTES des QUARTIERS

Etait il judicieux d’étaler place de Verdun une exposition pour expliquer aux jeunes que les contrôles de police au faciès étaient la cause de la délinquance de quartier ?  Etait il opportun de lancer des appels aux migrants économiques qu’on ne peut ni loger, ni faire travailler, ni intégrer ? Juste et efficace de loger des familles au Rondeau sans leur demander des comptes en cas d’actes graves de délinquance ?

POUR LE MAIRE DE MONTFERMEIL ON N’AFFRONTE PAS LA DÉLINQUANCE SANS BATAILLE 

Comme l’a exprimé Xavier Lemoine, le Maire de Montfermeil, la délinquance ne s’affronte pas avec des bons sentiments. Il y faut du courage, une volonté, prendre des risques y compris pour sa famille qu’il a du mettre à l’abri.  Un éthique de responsabilité plutôt qu’une démagogie qui tue. Qui a Grenoble est porteur d’une telle capacité à part Alain Carignon? “Agir car il y a urgence” réclame à juste titre Me Dreyfus comme tant de Grenoblois inquiets.

30 POLICIERS SUPPLÉMENTAIRES SERONT LES BIENVENUS : ILS NE CHANGERONT RIEN 

Mais “agir” ce n’est pas réunir des tables rondes, ni seulement obtenir 30 policiers supplémentaires -ils seront les bienvenus- ou céder enfin sur quelques caméras. Tout Grenoble sait bien que les mafias ont avancé leurs pions et sont fortement présentes y compris dans l’économie locale. C’est une lutte frontale à engager par toutes les pores ou elle suinte. D’autant que ce terreau de la petite à la grande délinquance est aussi fertile pour le soutien au terrorisme.

SI GRENOBLE NE VEUT PAS DEVENIR NAPLES 

Le temps perdu par la municipalité Piolle est un drame qui a couté des vies innocentes. Il ne sera pas rattrapé par des rustines. A ce jour un seul plan concret et sérieux se propose de faire face. Il a été présenté par des membres courageux de la société civile grenobloise avec Alain Carignon. Il est sur la table et chacun sait bien qu’il répond aux défis de l’agglomération si celle-ci ne veut pas devenir très vite à Naples.

DES SOLUTIONS et des ACTIONS à METTRE EN PLACE 

Il appartient maintenant à chacun de choisir son camp. Car il n’y a pas et il n’y aura pas unanimité pour cette bataille. Les élections municipales seront ce moment de vérité qui permettra de sortir -ou non- la ville  de la gangrène dans laquelle elle s’enfonce.

Voici la liste (non exhaustive) des solutions que la société civile pour l’alternance avec Alain Carignon se propose de mettre en place :

«  Renforcement de la police municipale, son armement, avec brigades canines et police montée pour les parcs et jardins, caméras de vidéo protection reliées à un PC opérationnel 24h sur 24, captant les numéros minéralogiques des véhicules volés ; mise à disposition par la ville de mini drones en cas de poursuites ;   

« Gratuité des transports collectifs pour les policiers nationaux, municipaux, CRS et militaires ;

«  Critère de tranquillité publique dans l’attribution des logements HLM ;  

« Convocation des parents, amendes et procédures d’expulsion pour toute personne condamnée pour trafic et logée par les bailleurs sociaux ; 

«  Sur la base du volontariat habilitation de tous les cadres et gardiens  des bailleurs afin qu’ils puissent dresser procès-verbal ; 

«  Ouverture obligatoire des appartements lors des opérations de l’OPHLM pour la propreté et la salubrité et signalement aux services fiscaux de toute anomalie dans les trains de vie (présence de grosses cylindrées) 

« Suppression de tous les avantages tarifaires facultatifs dans les secteurs culturels, de transports, sportifs à tout grenoblois convaincu d’agression d’agents de la force publique, de sapeurs-pompiers, d’ambulance ou de dégradation volontaire de biens publics ou privés comme l’a mis en application le Maire de Voiron ; 

«  Sanction sans lesquelles il n’y a pas d’intégration des familles hébergées par la ville (chalets du Rondeau) dans le cas d’actes de délinquance 

«  Arrêt de la bétonisation de la ville premier foyer d’accroissement de la délinquance ; 

« Requalification des quartiers par la règle des 3 tiers : un tiers HLM, un tiers propriétaires, un tiers activités en commençant par y installer le  Maire, les services municipaux et para-municipaux ; 

« Objectif quantifié de sortie de la pauvreté par l’intégration et le travail plutôt que poursuite de la ghettoïsation et de la communautarisation de la ville 

DES FACTEURS TOUS LIÉS ENTRE EUX PRODUISENT CE RÉSULTAT 

« Ces premières mesures associées à une requalification générale (embellissement, propreté) et à la valorisation par des investisseurs privés du patrimoine municipal abandonné doivent inverser la tendance générale à la paupérisation de la population et sa spirale négative : elle  produit le record national de  baisse de la valeur des biens,  de l’augmentation des vols avec violence tout en détenant en parallèle les records des impôts sur les ménages les plus élevés de France  des villes de plus de 100 000 habitants et le taux le plus élevé de taxe foncière pour les propriétaires ! Quel bilan.  

« Ces facteurs tous liés entre eux  produisent cette explosion dont les grenoblois assignés à résidence sont victimes tandis que les plus aisés peuvent s’en échapper. « 

 

 

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