TOUR PERRET : ELLE SCINTILLERA MAIS CONTINUERA à TOMBER en LAMBEAUX

La Tour Perret s’effondre par morceaux. « les Isérois conti­nuent à y être attachés et on en connaît beaucoup qui aimeraient bien grimper ses 461 marches et ses escaliers en colimaçon, pour pouvoir admirer la vue à 360° qu’elle offrait autrefois, depuis ses 95 mètres de hauteur… »écrit Eve Moulinier dans « le Dauphiné » ( 22/8/17). Ils ne le peuvent pas.

En effet les derniers travaux d’entretien datent de la municipalité Carignon en 1987. Une période ou chaque année la ville consacrait de crédits à son patrimoine. Pendant 19 ans les municipalités Destot/Safar (PS) auxquelles les élus Verts/Ades ont participé 13 ans ont fait l’impasse.

TOUT LE PATRIMOINE GRENOBLOIS A ÉTÉ ABANDONNÉ

Résultat ? La Tour Perret mais aussi l’ancien musée de Peinture de la place de Verdun, l’orangerie, la halle Sainte Claire, au jardin de ville  et même un certain nombre d’écoles ont enregistré des retards de travaux considérables, certains d’entre eux étant carrément abandonnés.

Cette impéritie a un coût élevé pour les grenoblois : il faut maintenant 6 M€ pour rénover la Tour Perret, 2 M€ pour remettre en état l’ancien Musée de la Place de Verdun ou des bâches ont été posées sur les toits pour empêcher les inondations. Dans une ville qui est la première pour l’impôt sur les ménages dans sa strate d’habitants. Alors que des réformes de structures permettraient de sortir de la crise.

 TOUR PERRET: LA MUNICIPALITÉ PIOLLE A EMBAUCHÉ UN FONCTIONNAIRE SUPPLÉMENTAIRE

Face à cette situation la municipalité Piolle se situe dans une rigoureuse  continuité en matière d’immobilisme. 3 années du mandat ont déjà été perdues à ne rien faire. Pour la Tour Perret elle a « décidé » d’une mission d’étude, recruté un fonctionnaire supplémentaire (!) et envisage un début de travaux à la veille du renouvellement municipal, en … 2019.

En attendant « le Dauphiné » annonce une initiative heureuse née à partir de l’anniversaire des 50 ans des IUT (Instituts univer­sitaires de technologie) de Grenoble. « De­puis plus de deux ans, les étu­diants­-chercheurs ont bossé comme des fous pour trouver ce qui pourrait la faire revivre et la sortir un peu de l’obscu­rité (…) grâce aux IUT et au partena­riat avec le groupe Schneider, (….) la tour Perret va s’illumi­ner chaque soir, à intervalles réguliers, avec un premier et temporaire programme lumi­neux » raconte le quotidien grenoblois.

LES ÉLUS VERTS/ADES FREINENT à CAUSE de « LA POLLUTION LUMINEUSE »  

Des projecteurs LED  installés à l’in­térieur du bâtiment, qui offre des centaines de mini­ ouvertures « permettront de créer  des effets stroboscopiques, qui feront pen­ser aux scintillements de la tour Eiffel » a  expliqué Clément Chapiro, directeur technique à la Ville a Eve Moulinier. Mais d’ores et déjà le fonctionnaire municipal met le pied sur le frein car nos élus Rouge/Verts sont « sont at­tentifs à la pollution lumineu­se ».

En effet ils plongent le rues grenobloises dans le noir, interdisent l’éclairage des vitrines. Mais côté pollution ils n’hésitent pas à créer de nouveaux bouchons qui l’augmentent en fermant la ville… Bref pour un coût de matériel de 40 000 € il se passera quelque chose à la Tour Perret.

Elle scintillera mais continuera de tomber en lambeaux. Un bon symbole de la politique municipale.

 

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