MINATEC : OPACITÉ, SAUVE QUI PEUT FINANCIER et ABANDON de L’INNOVATION

A 2 H56 du matin, Eric Piolle a soudainement décidé de changer le nom de l’acquéreur des actions de Minatec qu’il avait entrepris de vendre a raconté Stéphane Echinard  dans le DL (23/12/17). On aurait pu se croire sur une place financière –Singapour au hasard- au conseil Municipal de Grenoble ce lundi 18 décembre dernier. C’est Anne-Sophie Olmos (Verts/PG) -souvent chargée des opérations désespérées, car sans état d’âme- qui a présenté au nom de la majorité un amendement selon lequel la ville ne vendait plus à la Région mais à la Métro.

GRENOBLE A BESOIN D’ARGENT 

Grenoble a besoin d’argent pour ne pas se noyer. Evaluée à 3,4 M€ cette vente met du beurre dans les finances de la ville. Elle aide la municipalité à terminer le mandat sans un infamant «dépôt de bilan » qui s’appelle «mise sous tutelle » en matière de gestion des collectivités. Mais comme il s’agit d’une recette exceptionnelle elle ne résout évidemment rien des problèmes structurels : poids exorbitant de la dette, dépenses de fonctionnement qui ont explosé au fil des années, impôts les plus élevés de France et investissement de plus en plus réduit.

LES DYSFONCTIONNEMENTS ENTRE LA MÉTRO et GRENOBLE S’AGGRAVENT 

Cette opération est surtout révélatrice de l’aggravation des dysfonctionnements entre la Métro et la municipalité grenobloise. Alors que les Rouge/verts grenoblois sont dirigeants de fait de l‘agglomération  -premier groupe et détenant les postes clefs- alors qu’ils imposent à la Métro de financer intégralement des opérations telle la fermeture de Grenoble ou des rénovations de rues sous prétexte de création d’autoroutes à vélos, des campagnes de com’ à sa gloire, ils ont traité la vente des actions Minatec par dessus la jambe.

Eric PIOLLE VENDAIT MÊME à Laurent WAUQUIEZ !

Initialement annoncée à la Région Auvergne-Rhône-Alpes cette vente sonnait comme un sauve qui peut dans la nécessité de recettes. Eric Piolle vendant à Laurent Wauquiez, fallait il que le besoin soit pressant. D’ailleurs le Maire de Grenoble ne s’est jamais beaucoup étendu sur le choix de l’acquéreur… Et puis dans une nuit entre un lundi et un mardi,  il a tout à coup changé d’avis et c’est la Métro qui paie, pas la Région. Pourquoi dans la nuit, au dernier moment, alors que l’annonce de la vente date de 18 mois ? L’opacité demeure totale sur ce point.

C.KIRKYACHARIAN (Verts/Ades) EST DEMEURÉE MUETTE SUR LE DOSSIER 

Précisons que c’est une conseillère municipale de Grenoble, Claire Kirkyacharian qui est Première Vice Présidente (Verts/Ades) de la Métro chargée de l’administration générale, oeil de Moscou du clan, bien informée des relations ville/Métro sur tous les dossiers. Elle n’a évidemment pas donné d’explications non plus. Bien entendu le contribuable -qu’il soit Grenoblois ou Métropolitain- est toujours le contribuable. Cette « recette» n’en n’est pas une. Elle ne correspond à aucune création de richesse. Il s’agit d’un transfert d’une collectivité à l’autre, d’un tour de passe-passe.

E.PIOLLE DONNE UN NOUVEAU SIGNAL de REPLI de GRENOBLE

Et surtout en dégageant la ville de Minatec Eric Piolle donne un nouveau signal du repli. Minatec est l’un des emblèmes  de l’innovation, l’ADN de Grenoble. La présence de la ville lui permet d’impulser directement, de créer des synergies entre les partenaires, d’être informée de l’intérieur et de saisir les opportunités de mariage avec les initiatives qui  surgissent à l’extérieur. Pour une ville qui veut continuer à se développer c’est un atout. Alain Carignon a rappelé à notre collectif que c’est Grenoble qui avait été leader avec l’obtention du Synchrotron, de SGS Micro à Crolles, les locomotives qui ont développé la masse critique qui rend Grenoble incontournable en matière de recherche.

TOUS LES CHOIX SONT COMPTABLES 

Le rétrécissement se poursuit inéluctablement. Tous les choix sont désormais comptables. Qu’il s’agisse du rabotage des dépenses par le plan d’austérité ou par la vente à la hâte des bijoux de famille aux amis , la municipalité fait le choix de l’affaiblissement de Grenoble juste pour pouvoir terminer son mandat.  Sans ambition, sans cap et sans autre souffle que celui de durer 6 ans.

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