FLAUBERT: MOINS de 10 PARTICIPANTS pour la FAUSSE « CO-CONSTRUCTION »

A Malherbe, aux Alliés-Alpins, à la Capuche pratiquement aucun grenoblois ne sait ce qu’est « Flaubert ». Pourtant il s’agit d’un vaste espace situé entre ces quartiers qui va être bétonné comme les autres.

La municipalité Piolle est donc tranquille pour enfumer avec une fausse consultation dont elle est experte. Avec ses citoyens professionnels. Car comme partout on peut discuter de tout sauf de l’essentiel : elle poursuit comme dans le reste de la ville  le projet Destot et  a confirmé que 2000 logements vont sortir de terre ! Dont grosso-modo un millier de logements sociaux.

http://grenoble-le-changement.fr/2017/02/18/betonnage-nous-continuerons-affirme-m-boileau-vertsades/

LE PREMIER PERMIS HLM A ETE ANNULÉ: IL MANQUAIT LES PARKINGS !

Elle a même  commencé dans la précipitation pour les HLM car elle veut un maximum de suffrages supplémentaires en  2020. Le permis déposé par Eric Piolle président de l’OPHLM Actis a été retoqué par le tribunal : il n’avait pas appliqué les règles minimales en ce qui concerne les parkings. Les habitants des logements sociaux n’avaient évidemment pas de voiture selon lui …

http://grenoble-le-changement.fr/2017/02/18/flaubert-encore-2000-logements-dans-les-quartiers-sud/

ENGAGEMENT N° 80: REMETTRE à PLAT FLAUBERT… 

Pas question d’un véritable débat d’ampleur ni de « revenir  » sur  le projet Destot – comme elle l’avait promis dans son engagement N° 80 – mais de ratiocinations sur les détails avec, comme chaque fois, les innovations architecturales destinées à épater le gogo. Ici il s’agit des maisons en bois de Terra Nostra , primées partout, mais réalisées nulle part ; ça tombe bien Grenoble va les expérimenter. Les grenoblois-cobaye ont tellement réussi jusque là.

( « nous reviendrons »)

LES GRENOBLOIS NE DEMANDENT PAS DE MAISONS EN BOIS….

Bien entendu on garantit l’approche pluridisciplinaire et sa cohorte de sociologues, penseurs, associatifs qui apportent la garantie qu’il s’agit de répondre à une aspiration non exprimée par la population.  Jusque là on n’entendait pas en effet les habitants réclamer ce type de maison. A cause du conformisme , du capitalisme, des logiques de profit, de l’absence de prise en compte de la dimension écologique…

… ET N’AVAIENT PAS DEMANDÉ VILLENEUVE 

Les Grenoblois n’avaient pas demandé Villeneuve, Le Lys Rouge, la démolition du bâti ancien de Très Cloitres, Vigny-Musset ou la Presqu’ile qui sort de terre.

Flaubert ressemble d’ailleurs à la Presqu’ile : peu de grenoblois étant voisins de cette bande de terre en forme de presqu’ile entre le Drac et L’Isère en bordure des voies SNCF , les élus de gauche et Verts ont pu en faire une zone de leur jeu de légo . Michel Destot (PS) a lancé la « cité du bonheur» et Eric Piolle (Verts/PG) inaugure « l’éco-quartier » ( !). Peu importe le flacon pourvu qu’ils aient l’ivresse du bétonnage.

http://grenoble-le-changement.fr/2016/11/22/presquile-la-nouvelle-villeneuve-sort-de-terre/

les grenoblois apprennent qu’ils réclament des maisons en bois…

APRÉS le CRÉDIT AGRICOLE, le DÉPART de la MAISON de L’AGRICULTURE? 

La municipalité Piolle espére faire de même avec Flaubert. Personne ne sait où c’est. Personne excepté nos bétonneurs ne s’interesse à cet espace derrière  la CPAM et la Maison de l ‘Agriculture ( laquelle, après le siège du Crédit Agricole voisin, envisage de partir aussi tant l’attrait actuel et futur du quartier se dessine positivement…)

http://grenoble-le-changement.fr/2016/11/14/plainte-sur-le-rachat-par-e-piolle-du-siege-du-credit-agricole/

DÉJÀ 5 QUARTIERS EN DESSOUS DU SEUIL DE PAUVRETÉ

Le débat d’ampleur aurait consisté à situer cet espace dans la ville, dans le sud de la ville, à poser les questions des grands équilibres de la cité entre activités, habitat et au sein de celui-ci entre logement social et propriétaires. Il aurait fallu mettre dans l’équation des 5 quartiers déjà en dessous du seuil de pauvreté, la situation des quartiers qui entourent cette zone , les difficultés du vivre ensemble, la réduction année après année du nombre de M2 d’espaces verts par habitant ( plus que 12,6 M2 à Grenoble contre 31 M2 en moyenne dans les grandes villes).

http://grenoble-le-changement.fr/2017/01/09/villeneuve-le-chomage-et-linsecurite-nexistent-pas/

EUROPOLE, TECHNISUD, REYNIÉS-BAYARD… les EXEMPLES de la MUNICIPALITÉ CARIGNON

La municipalité Carignon avait lancé un centre d’affaires et d’emplois au cœur de ville, sur des friches industrielles procurant à la ville un drapeau de modernité et d’ouverture : avec Europole le politique imposait sa marque en installant GEG, l’Ecole de Commerce, le Palais de Justice afin d’attirer derrière des emplois et des services. Par manque d’énergie ses successeurs acheveront l’opération par la facilité : le logement à la portée du premier Maire venu au lieu de continuer à porter haut les objectifs.

Lorsque les terrains de l’ex Viscose appartenant à Rhône-Poulenc se sont libérés au Rondeau la municipalité Carignon a choisi une option ambitieuse également : une vaste zone d’emplois- Technisud- et une réserve foncière supplémentaire de 5 hectares agrandissant le parc Bachelard.

FLAUBERT NE VA PAS TIRER GRENOBLE VERS LE HAUT

Avec les terrains de la caserne Reyniés-Bayard  la municipalité Carignon a opté pour la modestie ; Tenter de mieux relier deux quartiers d’habitat si différents : les immeubles de grande hauteur du bd Foch jusqu’aux maisons  disséminées jusqu’à la rue des Alliés. Avec la création au cœur d’un parc de 5,5 hectares faisant le lien entre ces quartiers ,apportant à Grenoble un nouveau poumon verts et installant des équipements structurants (Gymnase, Ephad..)

Rien de tel avec Flaubert. Aucune confrontation qui prenne de la hauteur et permette – éventuellement- de tirer Grenoble vers le haut. Vincent Fristot l’Adjoint (Verts/ades) à l’urbanisme remplit les vides avec la langue de bois habituelle d’une médiocrité crasse.

http://grenoble-le-changement.fr/2017/03/27/logement-la-baisse-de-la-valeur-des-biens-saccelere/

PLACE GRE’NET:  » LA CO-CONSTRUCTION N’ATTIRE PAS LES FOULES »

Ainsi, pour lui, «  la co-construction » a démarré depuis avril dernier.

A Place Gre’Net qui, sans poser de question sur le fond , ni remettre en cause le projet, ni rappeler l’engagement non tenu de de «  remettre à plat »  le projet, ni indiquer combien il est faux de parler de co-construction pour un projet dont le nombre de logements est imposé au départ, note  tout de même « la co-construction du premier grand quartier en transition de Grenoble n’attire pas, pour le moment, les foules (…)une dizaine de personnes tout au plus étaient présentes lors de l’un des premiers ateliers »

http://grenoble-le-changement.fr/2017/01/29/democratie-locale-le-temps-des-faussaires/

V.FRISTOT (Verts/ADES):  » J’AI VU UN PEU DE MONDE… » 

Vincent Fristot ne craint pas le ridicule ni que son procédé soit condamné  : «  j’ai vu un peu plus de monde, (…) On était plutôt de l’ordre de la quinzaine de participants, »  Il n’y a pas , comme à l’Alliance des bibliothécaires concernés qui demandent que ces  15 « citoyens indépendants «  se dévoilent et donnent leur nom et où ils habitent !

http://grenoble-le-changement.fr/2017/04/18/alliance-les-bibliothecaires-denoncent-les-faux-citoyens/

Christian BAILLY ( réseau citoyen)  » GARANT  » de la CONSULTATION ! 

Pas de risques . Le » garant «  de la consultation est Christian Bailly, un co-président du réseau citoyen, une composante de la majorité Rouge/Verts grenobloise. Pas gênés par les conflits d’intérêt!

http://grenoble-le-changement.fr/2017/04/12/flaubert-c-bailly-reseau-citoyen-de-piolle-garant-de-la-concertation/

Mais Place Gre’Net qui s’étonne formule en même temps la question avec les élements de langage de la propagande municipale :  « N’êtes-vous pas un peu déçu par ce manque d’engouement de la part des habitants pour un quartier qui doit être exemplaire en terme de transition ? »

 Lorsque Michel Destot créait la cité du bonheur avec la Presqu’ile qu’Eric Piolle sacre « éco-quartier » tout le monde répète. Personne ne remet en cause en additionnant les déclarations absurdes par rapport au rendu de ce quartier. 2000 logements c’est « de transition »?

LES DEUX CABINETS CHOISIS PAR LA VILLE REMPLACENT LES CITOYENS 

D’ailleurs à défaut de citoyens dans la « co-construction « d’un projet dont le nombre de logements à construire est imposé au départ , Vincent Fristot estime que les deux cabinets privés choisis par la municipalité , financés par elle, feront l’affaire :  «l’atelier est l’une des formes de participation, et ce n’est pas la seule prévue.  la Ville a veillé, autant pour le projet Esplanade que sur Flaubert, à s’entourer de spécialistes de la participation des citoyens, avec l’équipe HDZ pour l’un et Sathy pour l’autre » . Ils pourront donner leur avis.La municipalité ne risque pas d’être bousculée.

http://www.republicains38.fr/grenoble-v-fristot-vertsades-letrange-mecanicien-du-systeme/

UN FORT RENDEMENT ÉLECTORAL 

On se souvient que HDZ pour justifier les 650 logements de l’esplanade questionnait dans toute l’agglomération pour savoir si il y avait – ou non- un besoin de logements ! On a connu plus subtil.

http://grenoble-le-changement.fr/2016/03/05/e-piolle-trouve-300-000-e-pour-vendre-la-betonisation-de-lesplanade/

A Flaubert comme ailleurs il s’agit d’amuser et d’abuser la galerie pour appliquer implacablement la même politique de bétonisation de la ville qui n’a qu’un seul avantage. Il profite par sa conséquence  aux seuls élus de gauche et Verts/Ades au détriment de la population : son fort rendement électoral. C’est d’ailleurs la seule explication de l’urgence à construire le maximum de HLM avant les élections municipales de 2020.

 

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