GRENOBLE: LE MUSÉE de la RÉSISTANCE et de la DÉPORTATION A T IL 50 ANS ?

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Faut il poser la question au  Directeur du Musée , Olivier Cogne de savoir si le Musée de la Résistance et de la Déportation a été créé en 1966 ou en 1994? A t il 22 ans ou 50 ans ? Un scientifique doit en effet y répondre avec rigueur.

Car de 1966 à 1994 une salle d’exposition très exiguë rue Jean Jacques Rousseau a abrité une exposition consacrée à la Résistance. Elle avait été voulue en 1963 par le Maire de droite Albert Michallon, authentique résistant, dont le nom à totalement  disparu lui aussi de l’historique de l’actuel Musée.

LA SALLE EXIGÜE de la rue JJ ROUSSEAU a DURÉ 30 ANS

Cette salle était un  » Musée » privé. Toute collectivité, tout particulier peut en effet décider d’appeler « Musée » une exposition permanente. Il existe d’ailleurs à travers le territoire de nombreux Musée de la Résistance qui ne sont pas agréés comme tels.

La salle de la rue Jean Jacques Rousseau était en fait la préfiguration de ce qui deviendra le Musée de la Résistance et de la Déportation. Mais à lire la documentation de l’actuel Musée de la Résistance dont rend compte le DL (7/4/16) la préfiguration est plus importante que la réalisation elle même !

Albert MICHALLON MAIRE  et RÉSISTANT et Pierre GASCON N’EXISTENT PAS

D’ailleurs les initiateurs de la seconde n’ont même pas droit à une image, contrairement aux élus de gauche de la première qui n’ont pourtant  pas fait grand chose en 30 ans dans ce domaine aussi.

Si le nom de Jean Paquet, gaulliste, Professeur agrégé apparaît tout de même une fois c’est pour avoir obtenu « l’accord d’Alain Carignon, maire de Grenoble et président du Conseil général de l’Isère, pour transférer et développer le musée. » Celui de Pierre Gascon, Résistant, Déporté, Premier Adjoint au Maire de Grenoble et Conseiller Général n’apparaît pas lui non plus alors qu’il était évidemment actif dans les deux assemblées délibérantes sur ces sujets.

Alain Carignon inaugure le Musée de la Résistance et de la Déportation le 1 er juillet 1994

Alain Carignon inaugure le Musée de la Résistance et de la Déportation le 1 er juillet 1994

( à ses côtés Philippe Langenieux-Villard, Jean Guy Cupillard, FR Bériot, Joël Gadbin Préfet de l’Isère, Richard Cazenave et Michel Hannoun)

La MUNICIPALITÉ CARIGNON RÉUSSIT CE QUI ÉTAIT ATTENDU DEPUIS 30 ANS

C’est en effet bien la municipalité d’Alain Carignon qui décidera le transfert du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) installé au 14 rue Hébert à la Villeneuve libérant le bâtiment prestigieux et personne d’autre.  C’est Alain Carignon, Président du Conseil Général qui proposera l’acquisition de cet immeuble par le département et la réalisation d’un Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation. Deux décisions capitales et pas si simples puisque les « préfigurateurs » n’y avaient pas réussi en 30 ans

12 00 M 2 et 3 NIVEAUX d’EXPOSITION

Le bâtiment a nécessité de profondes transformations pour répondre à sa nouvelle vocation. Quatre niveaux ont été créés offrant une superficie totale de 1 200 m² avec les trois premiers niveaux réservés aux expositions sur 900 m² et le dernier niveau réservé à l’administration du musée. Passer de la salle exiguë de la rue JJ Rousseau à l’acquisition et l’aménagement d’un bâtiment de 12 00 M2 s’appelle à minima « transférer et développer le Musée… »

EN 1993 IL DEVIENT OFFICIELLEMENT MUSÉE

Mais c’est seulement en 1993 que Le musée devient officiellement un  musée contrôlé (remplacé aujourd’hui par le label «Musée de France») . Il est un des rares musées de la Résistance à porter ce titre.

O.IHL ( PS) INVENTE des RÉSISTANTS

Récemment dans le DL également Olivier Ihl, un enseignant membre du comité de soutien de Destot (PS) interrogé sur l’histoire de la Résistance réussissait l’exploit de faire de Dubedout (PS) qui aurait pu l’être à 17 ans comme Charles Pasqua l’a été, une sorte de résistant puisqu’il avait organisé un colloque dans les années 70, associait aussi René Rizzardo l’un de ses Adjoints (PS) né en 1942 mais  ni le Dr Michallon,  maire et Résistant ni Pierre Gascon n’apparaissaient non plus.

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LA MUNICIPALITÉ AVAIT DÉJÀ CRÉÉ UNE HISTOIRE à la SOVIÉTIQUE

Il y a localement une façon de réécrire l’histoire à l’aune du prisme politique partisan qui est de plus en plus choquante. En janvier 2013 on avait eu le film de la municipalité Destot (PS) sur Grenoble présenté dans le cadre de « Grenoble Factory » à l’ancien Musée de Peinture: l’histoire de la ville passait de Paul Mistral (PS) à Hubert Dubedout (PS) et de Dubedout à Destot (PS). Le Dr Michallon qui a obtenu les JO disparaissait du paysage. Et comme le Synchrotron, le nouveau Musée, Europole, le Palais de Justice, l’Evêché, le financement de la nouvelle MC2 sont au crédit de la municipalité Carignon, ces réalisations disparaissaient avec lui.

<< grenoble-faux-factory-un-probleme-de-deontologie-des-medias/

Il faudra rétablir un peu de rigueur scientifique dans l’histoire Grenobloise. Normalement les Musées sont là pour ça. Par exemple on attend du Musée de  la Résistance et de la Déportation qui évoque aussi à juste titre les résistances aux dictatures militaires de l’Amérique du Sud, qu’il fasse état des résistances tout aussi héroïques aux dictatures communistes encore plus proches de nous. L’histoire ne peut pas être hémiplégique.  Pour l’instant elle l’est à Grenoble.

 

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