ET REVOILÀ LA FARCE DE LA GRATUITÉ DES TRANSPORTS

Plus la ville est au bord du gouffre, plus Eric Piolle allume des contrefeux déconnectés de la réalité. Dernier exemple en date : il remet sur la table la gratuité des transports.

UN TWEET À L'INTENTION DE CHRISTOPHE FERRARI

"La @villedeGrenoble est prête à s'engager auprès de @GrenobleAlpes pour entamer ce chemin, en commençant par une gratuité totale pour les moins aisé·es et pour tous·tes le weekend. #ZFE #Faiseux" a lancé Eric Piolle (EELV) à l'intention de Christophe Ferrari (ex PS) sur Twitter il y a quelques jours en vantant également l'exemple de Montpellier qui a voté la gratuité à partir de décembre. On ne le refera pas : dès qu'il s'agit de communiquer, il ne peut pas s'empêcher de dégainer. Même si il n'a rien fait et ne fera rien de concret, sur ce sujet comme sur tant d'autres... ce qui ne l'empêche pas d'oser utiliser le hashtag "Faiseux" !

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LA PROMESSE NON TENUE LA PLUS MARQUANTE

Car c'est sans doute la promesse non tenue la plus symbolique d'Eric Piolle. En 2014, il mettait fortement en avant cet engagement de gratuité, qui avait séduit notamment les jeunes et grandement contribué à son élection. Engagement qu'il n'a évidemment jamais tenu, alors qu'en plaçant Yann Mongaburu (EELV) à la tête du SMMAG (ex SMTC), il a eu 6 ans pour le faire. Fidèle à sa doctrine de déresponsabilisation constante, celui qui nous explique que c'est désormais du ressort de son ex ami Christophe Ferrari et de la Métropole osait expliquer à l'époque qu'il ne l'avait pas fait... à cause du Département de l'Isère. Il ne s'embarrasse même plus de la cohérence lorsqu'il s'agit de rejeter la faute sur les autres.

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L'engagement de 2014 le plus symptomatique de l'arnaque Piolle.

MONGABURU AU SMMAG : PAS DE GRATUITÉ MAIS UNE DETTE ABYSSALE

Quel héritage du mandat Mongaburu/Piolle au SMMAG, à défaut de transports gratuits ? La réponse est simple : une dette abyssale qui contraint le nouveau Président du SMMAG, Sylvain Laval (divers gauche), à d'abord devoir épurer le poids de cette dette. En 2014, à l'arrivée de Piolle/Mongaburu, la capacité de désendettement du SMMAG était de 14 ans. Elle dépasse aujourd'hui largement les 30 ans avec plus de 560 millions d'euros. Une catastrophe industrielle, mais le système Piolle ose encore critiquer la gestion Ferrari/Laval et expliquer ce qu'il faudrait faire. Ils sont nés avant la honte.

113 millions d'euros de retard sur le protocole de désendettement signé en 2015 (donc par Mongaburu/Piolle). Leur médiocrité ne connait pas de limites.

L'IMAGE DES TRANSPORTS EN COMMUN EN CHUTE LIBRE

Malgré ce creusement de la dette, ils n'ont rien fait en 6 ans. Pas même un pauvre kilomètre de tram supplémentaire. À les entendre, ils révolutionnaient les transports en commun, c'était le grand bond en avant dans une nouvelle ère. Et pourtant : l'enquête mobilité 2020 révèle qu'en 10 ans, l'image négative des transports dans la métropole est passée de 41% à 48% ! Près d'1 habitant sur 2 qui en a une mauvaise image : voilà qui doit sans doute à l'explosion de l'insécurité dans ces transports (qui représente d'ailleurs un coût faramineux de 8 millions d'euros pour la collectivité). Yann Mongaburu avait d'ailleurs décidé de stopper la parution régulière des statistiques des incivilités/insécurité dans les transports dès son arrivée aux manettes !

LA FRÉQUENTATION AUSSI

Conséquence logique : la part modale des transports collectifs stagne à 16% depuis 10 ans, et le nombre de déplacements s'est même réduit. On constate aussi que la hausse relative de la part modale du vélo est due... à de nouveaux usagers qui auparavant prenaient les transports en commun, et pas la voiture : bilan quasi nul pour la planète !

Les parts modales de la Métropole. Pas de quoi se jeter des fleurs. Source : Enquête mobilité 2019/2020

LES COLLECTIVITÉS N'ONT PAS LES MOYENS, LE CONTRIBUABLE EST DÉJÀ ESSORÉ

Le SMMAG cumule donc 560 millions d'euros de dette. La ville de Grenoble, elle, cumule 320 millions d'euros et s'apprête à augmenter les impôts de +25%, du jamais vu. La Métropole atteint les près de 800 millions d'euros et ce déficit devrait encore se creuser à l'avenir. On peut prendre l'équation par tous les bouts : la gratuité des transports n'est que le fantasme de quelques uns. Après 9 ans de gestion catastrophique, nous n'avons plus aucune marge de manœuvre. Cette gratuité serait forcément payée par quelqu'un : les entreprises, les ménages, ou les deux. Que ce soit maintenant si le choix était fait d'augmenter les impôts qui sont déjà les plus élevés des grandes villes. Ou demain si le choix était fait de creuser encore davantage la dette que les générations futures devront rembourser. Les deux scénarios relèvent du délire.

LE PDU VOTÉ EN 2019 PAR PIOLLE NE PRÉVOIT PAS LA GRATUITÉ

Preuve supplémentaire de l'hypocrisie d'Eric Piolle : la gratuité n'est même pas prévue dans le Plan de Déplacements Urbains, impulsé et voté en 2019 par les rouges/verts ! Le document cadre prévoit en effet que la participation des usagers (donc l'achat de tickets et abonnements) couvrirait 31% des coûts d'exploitation du réseau en 2030. Mettre en œuvre une stratégie qui exclut la gratuité et continuer de la prôner dans les discours : la schizophrénie politicienne du piollisme. 

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Extrait du PDU.

ALAIN CARIGNON : "UNE DÉMAGOGIE ILLIMITÉE"

Alain Carignon, Président du Groupe d'Opposition, a réagi à cette nouvelle sortie d'Eric Piolle : "le nouvel appel à la gratuité des transports collectifs lancé par Eric Piolle démontre sa démagogie illimitée. En 2014, il s’était engagé devant les Grenoblois pour attirer le vote des jeunes à instaurer la gratuité pour les 18/25 ans. Alors que Yann Mongaburu détenait la présidence du SMMAG, il n’a pas tenu sa promesse. En parallèle, il a mis fin aux avantages tarifaires des plus de 75 ans qui ont subi en 2017 une augmentation de 278 % du prix de la carte d’abonnement. En 2019, le Plan de Déplacement Urbain (PDU) présenté par son élu et voté par sa majorité et lui-même fixait notamment pour objectif en matière de participation des usagers « une couverture des coûts d’exploitation du réseau SMTC de 31 % en 2030 ». On est loin de la gratuité ! Evidemment, le budget 2023 voté par les élus Grenoblois à la Métropole ne prévoit aucunement le financement de la gratuité, laquelle dans sa totalité représente en valeur près du double de ce que va rapporter au budget municipal l’augmentation massive d’impôts ! Les incantations politiciennes d’Eric Piolle ont pour seul objet de combattre Christophe Ferrari. Mais celui qui met Grenoble en faillite est le plus mal placé pour faire croire qu’il peut trouver de l’argent magique : à chaque étape de sa gestion il prouve le contraire et les Grenoblois en sont les victimes".

LA POLITICAILLERIE DANS CE QU'ELLE A DE PIRE

Eric Piolle fait donc ici de la politicaillerie pure et dure. Il prend une position en sachant pertinemment qu'il n'aurait pas les moyens de la mettre en œuvre, car il sait que Christophe Ferrari ne peut pas le suivre sur cette voie. Le gogo bobo encore aveuglé malgré 9 ans de mensonges s'émerveillera de cette posture verte. Mais tous les Grenoblois sont pris pour des idiots par ce Maire qui n'a aucun respect pour eux. 

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