LA DÉGRADATION S’ACCÉLÉRE

Les témoignages affluent et la page Facebook SaccageGrenoble devient le réceptacle quotidien des doléances des Grenoblois. Jusqu'à quand Eric Piolle va-t-il pouvoir continuer à pérorer sur la planète, à multiplier les tweets sur le "leurre du nucléaire", donner des leçons au monde pendant que Grenoble se dégrade ? 

BEAUCOUP D'HABITANTS VEULENT QUITTER GRENOBLE 

La récente publication de l'INSEE démontrant que Grenoble perd des habitants est le dernier symptôme de ce que tout le monde entend de la part d'une catégorie d'habitants: "je n'en peux plus, je veux quitter Grenoble". Sur ce point, dans le "Dauphiné" (15/1/23), l'Agence d'Urbanisme qui est le porte-plume de la majorité, par la voix de Lucas Jouny, chargé d’études "sociétales" de l'AURG, explique à la journaliste Albane Pommereau qui le rapporte que "non c'est faux, Grenoble ne perd pas plus d'habitants que les autres villes". Et de citer Clermont-Ferrand, Saint-Etienne qui en perdraient autant que nous.

GRENOBLE JOUE EN TROISIÈME DIVISION 

Sur tous les critères, nous descendons en troisième division : on se rapproche de ces villes également pour la valeur des biens. Mais si l'on observe Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Montpellier... les villes auxquelles autrefois Grenoble se mesurait, le solde migratoire est plutôt légèrement positif et la valeur des biens parfois plus du double de celle de Grenoble au M2.

 

L'EXEMPLE DE JOUHAUX : LA GHETTOÏSATION FAVORISÉE

Certes, ce seul phénomène de baisse du nombre d'habitants pourrait être pour partie expliqué par la baisse du nombre de familles, mais Grenoble subit en même temps une densification insupportable et une paupérisation des populations qui ghettoïse des quartiers entiers. 

Les élus du groupe d'opposition qui ont visité cette semaine le quartier Jouhaux ont entendu la colère des derniers habitants de la classe moyenne modeste qui y vivent encore. Les tours de la rue du 140 ème RIA sont peuplées de primo-arrivants non accompagnés qui importent leurs coutumes et leur mode de vie et les imposent aux autres. 

LA PROSTITUTION À DOMICILE, DANS LES HLM, FAIT SON APPARITION 

Ainsi l'un des derniers habitants qui travaille et se lève donc le matin trouve-t-il la poubelle odorante dans l'ascenseur qu'il a pour rôle de porter lui-même au local. Outre les deals traditionnels dans le quartier, les guetteurs partout, la prostitution à domicile dans les HLM a fait son apparition. Un phénomène nouveau qui démontre le terrible bond en arrière que Grenoble est en train d'effectuer sous la houlette de son Guide éclairé. Il a autorisé de fait les nourrices et les deals dans les logements HLM, pourquoi ne pas développer l'industrie de l'esclavage humain ? 

ILS VEULENT POURSUIVRE LA BÉTONISATION

Face à ce réel, le discours officiel de la majorité des décideurs politiques demeure. Il faut poursuivre la densification. Peu importe qu'on ne maitrise pas celle qui a déjà été réalisée et ce, depuis Villeneuve dans les années 70, jusqu'à De Bonne aujourd'hui. La plupart de ceux qui vantent cette bétonisation refusant pour eux mêmes de la vivre.

L. PREVOST, PRÉFET DE L'ISÈRE : "IL VA FALLOIR DENSIFIER" 

Ainsi le Préfet de l'Isère lui-même, Laurent Prévost, porte-parole du gouvernement, s'en fait le défenseur lors de ses vœux. Jean-Benoit Vigny (DL du 21/1/23) se fait un plaisir de rapporter ses propos: « il fallait changer le modèle de développement du logement basé sur l’étalement. Oui, il va falloir densifier et nous avons besoin de plus de logements sociaux, particulièrement sur la Métropole de Grenoble ».

GRENOBLE DEVENUE PREMIÈRE POUR LES ILOTS DE CHALEUR

Comme si Grenoble n'était pas déjà la plus dense des grandes villes, comme si le CNRS n'avait pas révélé qu'elle était la première pour les ilots de chaleur dus à l'urbanisation. Comme si les nouveaux quartiers avec 50 % de logements sociaux (Bonne, Presqu'ile, Vigny-Musset , Flaubert...) étaient des succès de vivre ensemble et de promotion sociale ! Une ville ou le nombre de M2 d'espaces verts par habitant est l'un des plus faibles des villes de sa catégorie.

E. PIOLLE VEUT SE HISSER À l'ÉCHELLE NATIONAL PAR SES TWEETS COMPULSIFS

Mais Eric Piolle peut de moins en moins surfer sur ces poncifs répétés par tous les "urbanistes" dont on connait les qualités d'anticipation, pour fuir ce que vivent les habitants. Il n'a pas de semelles de vent mais s'embourbe de plus en plus dans les marais. Ses tweets compulsifs pour se hisser à une échelle nationale et prétendre à une carrière européenne ne peuvent pas compenser son immobilité crasse pour traiter les problématiques des Grenoblois qui ne l'intéressent aucunement.  

L. WAUQUIEZ, PRÉSIDENT DE RÉGION : "QUEL CONTRASTE AVEC GRENOBLE" 

D'autant qu'il n'est plus épargné par personne. Même le Préfet Prévost a fait allusion à l'insécurité grenobloise et à l'inaction municipale. Laurent Wauquiez, le Président de la Région a fustigé sa gestion : «en sept ans à la tête de la Région, nous n’avons pas augmenté la dette pour nos enfants. En sept ans, nous n’avons pas augmenté les impôts, quel contraste avec la Ville de Grenoble qui s’apprête à voter une hausse de 25 % des taux de la taxe foncière ! »  (DL du 21/1/23).

L. PICOLLET : UN CONSEILLER QUI SEMBLE AVOIR DES CHOSES À DIRE

Et localement le surgissement de Lionel Picollet, le Conseiller Municipal qui a quitté la majorité n'est pas une bonne nouvelle : car celui-ci est visiblement décidé à intervenir dans le débat, fort de sa connaissance du fonctionnement de la majorité municipale depuis 3 ans. Autant un Enzo Lesourt n'avait peut être qu'un fusil à un coup qui faisait mal, autant un Lionel Picollet entend demeurer un élu participatif.

LA NOUVELLE DONNE POURRAIT DÉCLENCHER DES VOCATIONS DANS LA MAJORITÉ

Dans la majorité, on voit mal que l'appétence pour les indemnités soit le seul moteur qui retienne un certain nombre d'élus de mettre leur pensée en accord avec leurs actes. La pression des Grenoblois, la hausse massive des impôts, l'arrogance et le mépris d'Eric Piolle devraient déclencher des réactions d'honneur.

LES GRENOBLOIS SONT APPELÉS À SE MANIFESTER LE 30 JANVIER

Les Grenoblois doivent donc garder espoir. Cette dégradation générale qu'ils vivent dans leur chair et leur coeur n'est pas inéluctable. La résistance qu'ils opposent, les propositions qu'ils formulent peuvent être entendues avec un Piolle de plus en plus en plus affaibli. 

Ils doivent saisir l'opportunité de la réunion du Conseil Municipal du lundi 30 janvier pour protester. Le groupe d'opposition leur donne.

Rendez-vous le lundi 30 janvier à 17h30 devant le conseil municipal (siège de l'ancien crédit agricole, 47 Avenue Marcelin Berthelot 38100 Grenoble, arrêt de tram de la MC2) pour apporter vos doléances à Eric Piolle. 

L'opération "faites des Tuiles" a pour objet de rassembler ces "vœux" particuliers sur des cartons afin de les remettre au Maire ce jour-là .

SI E. PIOLLE ÉTAIT CONDAMNÉ IL DEVRAIT DEMISSIONNER

Un Eric Piolle serait dans une position intenable s'il était condamné en appel à cause des marchés sans appel d'offres accordés à ses amis de la fête des Tuiles. Le fonctionnement des Verts et la charte Anticor qu'il a signé lui imposeraient de ... démissionner dans cette hypothèse. 

LE CALENDRIER DONNE LA MAIN AUX GRENOBLOIS : À EUX DE LA SAISIR

Il sera donc de moins en moins en position d'imposer une politique impopulaire, qui échoue, à une majorité qui refusera peut être de couler avec le Titanic. Ce début d'année et l'approche de la mi-mandat qui révèlent l'état réel de la ville découvrent un calendrier qui donne enfin la main aux Grenoblois qui veulent agir. A eux de s'en saisir.

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