VÉLO/PIÉTON: LES ACCIDENTS SE MULTIPLIENT

Un nouveau coup de trompette de Jean-Benoit Vigny (DL du 19/1/23) sur "Grenoble, la ville où le vélo est roi où les pistes cyclables “Chronovélo” (autoroutes à vélo NDLR) connaissent un succès croissant depuis leur déploiement il y a cinq ans". Et d'aligner les chiffres mirobolants sur les compteurs qui enregistrent notamment les centaines de... livreurs de repas qui effectuent des milliers de passages chaque jour et gonflent donc considérablement les statistiques. 

LE VÉLO AU DÉTRIMENT DES TRANSPORTS EN COMMUNS 

Mais quand on lit bien, presque rien n'est caché puisque, malgré les "augmentations de plus de 50 %" (!) -en partant de rien ce n'est pas difficile - le "boom de la pratique n’a pas considérablement fait évoluer la congestion automobile mais semble avoir majoritairement convaincu des anciens usagers des transports en commun dont la fréquentation a longtemps stagné avant de baisser depuis la crise sanitaire." Bref, un transfert des transports en communs vers le vélo qui ne change rien à l'avenir de la planète.

AUTOUR DE 90 % DES DÉPLACEMENTS NE SE FONT PAS EN VÉLO ! 

Il reconnait aussi que " 12 % des Grenoblois seulement se déplacent aujourd’hui à vélo, trois fois moins que les déplacements piétons". C'est seulement 7% sur la Métropole. On demeure toujours autour de 90 % des déplacements qui ne s'effectuent pas en vélo. Par contre, toujours rien pour favoriser le déplacement des piétons qui pourrait représenter un déplacement sur deux en ville s'il était encouragé. Il faudrait une sécurisation et une simplification des traversées des carrefours, un espace public entretenu et une délinquance maitrisée, une signalétique adaptée. Pour l'instant ni Eric Piolle, ni Christophe Ferrari ne veulent en entendre parler malgré les demandes réitérées d'Alain Carignon au nom du groupe d'opposition. 

la vidéo d'une cliente renversée à la sortie d'un magasin

" LE CHOIX DE QUITTER GRENOBLE TANT LA VIE ÉTAIT INSUPPORTABLE"

Mais rien non plus sur la dangereuse cohabitation vélos/trottinettes/scooters avec les piétons. Les accidents se multiplient et nombre de personnes âgées en particulier -mais pas seulement- sont traumatisées et n'osent plus sortir à force d'être renversées ou frôlées par ces moyens de déplacements. 

Rien de mieux que d'entendre l'histoire d'une Grenobloise pour comprendre ce que devient Grenoble. Elle nous a écrit après avoir quitté la ville :

"Nous avons fait le choix avec mon mari de quitter Grenoble tant la vie de notre quartier devenait insupportable (nous étions sur la place saint Bruno mais la place derrière l’église…) quand nous sommes partis il y a un an et demi, les dealers étaient devant la maison de retraite, nous nous sommes dit, prochaine étape notre hall d’entrée…"

"ENTRE LE SQUAT CHOUCAR, LA CRASSE INCESSANTE..."

"Entre le squat « Choucar » rue d'Alembert, la crasse incessante, les incivilités, et tout ça sur fond de trafic de drogue, nous n’avons pas hésité longtemps. 
 
"C’est à la suite de l'accident que j’ai eu Place Victor Hugo que j’ai décidé de quitter définitivement Grenoble. Nous avons attendu le départ en retraite de mon époux en 2019 pour concrétiser ce départ".
"ERIC PIOLLE N'A RIEN FAIT"
 
"Si jamais mon film peut servir à montrer la conduite inadmissible des cyclistes à Grenoble. j’ai eu 6 ans de procédures qui m’ont traumatisée, j’ai rencontré Monsieur Piolle 3 semaines après son élection il devait faire de la prévention mais surtout pas de la répression, non seulement il n’a rien fait mais le phénomène s’est accentué, je reste à votre disposition pour expliquer les faits, à l’époque Place Victor Hugo il y avait une piste cyclable".
 
"TRAUMATISME CRANIEN ET DES SÉQUELLES 8 ANS APRÉS"
 
"Comme vous le voyez sur la photo, les caméras du magasin dans lequel je me trouvais ont tout filmé et permettent de voir ce qui se passe, je franchis la porte au moment de l’impact donc je ne peux absolument rien voir, je n’ai pas compris ce qui m’étais arrivé."
 
"J’ai été projetée violemment contre la marche et la vitrine, j’ai encore à ce jour soit 8 ans après des douleurs frontales au niveau de l’impact, j’ai eu un traumatisme crânien et des contusions au niveau des côtes et de un sein, je ne vous parle pas des séquelles psychologiques et des terreurs nocturnes."
"SI J'AVAIS ÉTÉ UN ENFANT OU UNE PERSONNE ÂGÉE JE SERAI MORTE"
 
"ça reste douloureux et occasionne toujours pour moi de la colère rien que d’en parler, .J’avais d’ailleurs dit à mon époux quelques mois avant « je vais finir par être renversée » car j’avais été frôlée plus d’une fois.
 
"Si j’avais été un enfant ou une personne âgée, j’aurais été tuée sur le coup, vu l’état de ma tête après le choc … quelques mois avant mon accident une personne âgée avait été tuée dans le centre ville de Grenoble, je crois qu’elle avait percuté une jardinière .
 
J'AI HABITÉ 8 ANS AU PAYS BAS, LE VÉLO JE CONNAIS"
 
"J’ai habité 8 ans aux Pays Bas, alors le vélo je connais … mais là bas, les vélos respectent parfaitement le code de la route et ils sont grandement sanctionnés en cas de non respect, c’est toute la différence.
 
"Pendant un an je me suis trouvée des excuses pour ne pas sortir, tant j’avais peur j’espère que vous entamerez des actions à ce sujet, et ne pensez pas que je suis contre les cyclistes, pas du tout au contraire, mais vélo ne veut pas dire rouler n’importe comment n’importe où. 
 
"J’ai conservé aussi des enregistrements de mon passage radio, et un enregistrement du responsable d’une association de cycliste à Grenoble, cette personne expliquait qu’un vélo ne grillait pas un feu il le « glissait » et que c’était très compliqué en ville de s’arrêter à vélo car ça demandait un gros effort de repartir… quoi rajouter de plus..."
 
PIOLLE VEUT DES BOBOS-GAUCHOS, L'EXTRÊME GAUCHE...
 
Un témoignage supplémentaire et inquiétant. Il s'ajoute à tous les Grenoblois de la classe moyenne qui veulent quitter Grenoble encore plus aujourd'hui du fait du matraquage des impôts qui les attend. L'objectif de Piolle est de partager la ville en deux catégories :  les bobos-gauchos qui s'accommodent de tout, soit qu'ils appartiennent à l'élite mondialisée et fortunée qui peut s'extraire de la ville quand ils veulent, soit qu'ils appartiennent à l'extrême gauche (38 d'Alembert, 106 rue des Alliés, rue Marboeuf, antifas et autres) qui s'accommodent de vivre dans la violence et la crasse.
 
 ... ET LE RESTE DE LA VILLE OFFERT A LA DÉLINQUANCE
 
Et la délinquance à laquelle il laisse le champ libre, qui prend possession d'une grande partie de la ville, des quartiers, les ghettoïse à mort, les paupérise à fond créant à domicile une sorte de tiers monde qui ne vote pas et sert en même temps de vitrine de son anticapitalisme. La classe moyenne s'exfiltre doucement de la ville - dont la population diminue d'ailleurs- déséquilibrant dramatiquement la mixité sociale et générationnelle. 
 
EXCLURE UNE PARTIE DES GRENOBLOIS
 
Cette politique est appliquée sans ménagement pour personne et le témoignage de cette ex-grenobloise l'éclaire dramatiquement. L'hymne au vélo couvre une marchandise peu reluisante et la permissivité qui lui est accordée entre parfaitement dans cette orientation qui vise, en l'inquiétant, à  faire comprendre à une catégorie de Grenoblois qu'elle n'a plus sa place dans la ville. Car le fond de culture totalitaire des Rouge/Verts Grenoblois est bien d'imposer à tous leur mode de vie et de pensée. 

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